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- LITTERATURE


LES ECRIVAINS CAMEROUNAIS

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LES ECRIVAINS CAMEROUNAIS
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GEORGES YÉMY
 



 

 

 




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LEONORA MIANO










- Adamou Ndam Njoya






Adamou Ndam Njoya (né le 8 mai 1942 à Foumban, Cameroun) est un universitaire, un écrivain et un homme politique camerounais. Il est le président de l'Union démocratique du Cameroun (UDC).


Éducation

Ndam Njoya est marié et père de cinq enfants. Son éducation primaire se fit à Foumban et Nkongsamba, puis il étudia au collège Général Leclerc à Yaoundé. Après les études primaires et secondaires au Came­roun, il a poursuivi les études supérieures en France, qui furent couronnées par l'obtention du doctorat de 3e Cycle et du doctorat d'État en droit public interna­tional et en sciences politiques.

Étudiant à l'Institut international d'administration publique (IIAP), il suivit tour à tour des stages au ministère des Affaires étrangères, à l'ambassade de France à Londres et aux organisations internationales à l'Office de l'Europe à Genève, avant de retourner au Cameroun en 1969.

Services gouvernementaux

Ndam Njoya fut brièvement membre du ministère des Affaires étrangères (1960-1970), avant de rejoindre la faculté de droit à l'Université de Yaoundé, poste qu'il occupe toujours actuellement.

Ndam Njoya a également travaillé pour la Fondation Carnegie pour la Paix Internationale au Cameroun en tant que directeur du programme de formation diplomatique. Dans le même temps, il collabora à la création et devint le premier directeur, de 1972 à 1975, de l'Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC). En 1975, il fut nommé vice-ministre des Affaires étrangères.

En 1977, Ndam Njoya fut nommé au minsitère de l'Éducation nationale. Son projet d'introduire sévérité et moralité dans le système éducatif rencontra une forte résistance, notamment de la part des riches familles francophones, dont les enfants réussissaient dans le primaire et le secondaire grâce à l'argent, et qui faisaient quelques dons aux écoles.

Face à de telles pressions, le président Ahmadou Ahidjo renvoya Ndam Njoya de son poste, en 1980, et le fit ministre délégué à la présidence en charge de l'inspection générale de l'État et des réformes administratives, un poste relativement ingrat.

En janvier 1982, Ahidjo le renvoie du gouvernement.

Écrivain

De 1982 à 1990, Ndam Njoya consacre aussi bien son temps à l'écriture et à l'enseignement qu'à des efforts philantropiques (membre du bureau exécutif de l'UNESCO de 1985 à 1989). Il écrit tant à propos de la loi, des sciences politique, de l'histoire, des relations internationales et des idées politiques que des pièces de théâtre, des poèmes et des fictions.

Parmi les œuvres sélectionnées :

    * 1975 : Prières et chants de louanges à Dieu Ndam et Raynier, Yaoundé, Cameroun ;
    * 1976 : Le Cameroun dans les relations internationales, Librairie générale de droit et de jurisprudence, Paris, (ISBN 2-275-01397-0) ;
    * 1977 : Njoya : réformateur du royaume Bamoun N.E.A. (Nouvelles éditions africaines), Abidjan, Côte d'Ivoire, (ISBN 2-85809-101-3) ;
    * 1982 : Les Amo : recueil de poèmes Ndam et Raynier, Yaoundé ;
    * 1983 : Manuel pratique de rédaction administrative et des documents diplomatiques, éditions SOPECAM, Yaoundé, Cameroun

Politique

En décembre 1990, le président Paul Biya permet le retour de partis politiques d'opposition au Cameroun et Ndam Njoya commence le rassemblement de politiciens potentiellement réformistes. Ndam Njoya est brièvement arrêté avec d'autres opposants politiques, mais ils seront rapidement relaxés.

En septembre 1991, il annonce la formation du l'Union Démocratique du Cameroun. Dans la déclaration de son parti, Ndam Njoya a insisté sur la décentralisation du gouvernement et le respect des droits des minorités.

Pendant les élections présidentielles de 2004, tous les partis de l'opposition acceptèrent de supporter un seul candidat contre Biya. Après que Ndam Njoya fût choisi par le consensus de la coalition, John Fru Ndi tira le front Social Démocratique en dehors de la coalition, qui dut faire cavalier seul. Les résultats: Ndam Njoya en tant que représentant de la coalition reçut 4,5% des voix, John Fru Ndi 17,4% et le président Biya 70,9%. Comme c'est devenu une habitude dans les élections camerounaises, la fraude massive a été alléguée.

Depuis 2004, Ndam Njoya a remanié le char de l'Union Démocratique du Cameroun, parlant désormais de lutte contre la corruption, et toujours de travail pour la décentralisation.

Actualité

Adamou Ndam Njoya est actuellement :

    * coprésident de la WCRP (Conférence Mondiale des Religions pour la Paix)/International et Président du Chapitre Camerounais ;
    * fondateur et président de l'Institut des études islamiques et religieuses (IRSI) et de l'École africaine d'Éthique (EAE) ;
    * président de l'Union Démocratique du Cameroun (UDC) ;
    * maire de Foumban ;
    * membre du Conseil d'Administration du Réseau parlementaire sur la Banque mondiale ;
    * fondateur et directeur de publication des revues culturelles: A1 Houda, Communauté, Le Terroir.

Décorations [

    * Belgique: Grande Croix de l'Ordre de Léopold ;
    * Cameroun: Chevalier de l'Ordre de !a valeur ; Officier de l'Ordre de la valeur ;
    * Côte d'ivoire: Officier de l'Ordre ivoirien ;
    * France: Commandeur de la Légion d'Honneur; Commandeur des Palmes académiques.

Source

    * (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu d’une traduction de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Adamou Ndam Njoya ».

Voir aussi

Bibliographie [

    * « Les 50 personnalités qui font le Cameroun : Adamou Ndam Njoya », Jeune Afrique n° 2520-2521, du 26 avril au 9 mai 2009, p. 34






- Severin Cecile Abega



 

Séverin Cécile Abega (1955, Saa - 24 mars 2008, Yaoundé) est un écrivain et anthropologue camerounais.

Biographie
Il étudie l'anthropologie et est un écrivain fondateur de la littérature camerounaise, écrivant de grands classiques comme "Les Bimanes". Séverin Cécile Abega essaye de rester objectif et de constater les changement dans la société camerounaise, qu'ils soient bons ou mauvais. Avec son grand sens de l'humour et sa parfaite maîtrise de la langue, il s'illustre notamment en dénonçant la corruption qui mine son pays. A sa mort, il enseigne à l'Institut catholique d'Afrique à Yaoundé.

Œuvres

    * Les Bimanes (1982)

C'est un livre de sept courtes histoires. Toutes racontent l'humanité et les conditions sociales prévalantes alors dans la société camerounaise. Plein d'humour, Séverin Cécile Abega essaye de montrer la société à la fois sous ses aspects officiels et non. Sa maîtrise de la langue et son grand sens de l'humour ont fait de ce livre un classique de la littérature camerounaise.

extrait du livre: -Vous pensez que vous n’a pas besoin aussi de quelqu’un? Sé vous à hôpital, vous ne soignez que ton frère, votre ami, vous ne pas soigner les autres. Quand zé souis véni, vous avez dit que zé dois mourir parce que moi zé ne souis pas ton frère, parce que zé n’a pas mouillé la barbe de vous. Vous ici, z’être aussi dans mon bureau. Moi zé refisé aussi de vous vendre les soyas, parce que vous n’a pas mouillé ma barbe. Vous refisez me soigner, moi refisé vous vendre. Allez dirre! - Vous commandez là-bas, moi aussi zé commandé ici. Allez m’ackiser. ‘-Vous croyez que vous n’avez pas besoin de quelqu’un d’autre? C’est vous que j’ai rencontré à l’hôpital. Vous refusez de soigner les gens, en dehors de vos parents et amis. Lorsque j’étais à l’hôpital dernièrement, vous avez refusé de me soigner parce que je ne suis pas votre parent, parce que je ne vous ai pas corrompu. Ici, vous êtes aussi à mon bureau. Parce que vous ne m’avez pas corrompu, je ne vous vend pas le soya. Vous avez refusé de me soigner; je refuse aussi de vous vendre le soya. Allez au ciel! Vous êtes patron à l’hôpital, moi aussi je suis patron ici. Allez vous faire foutre!’

Le personnage qui parle ici, nommé Garba, est un vendeur de viande rôtie communément appelée au Cameroun "soya". Dans le texte, il refuse de vendre du soya à une infirmière qui quelques jours auparavant avait refusé de lui faire des soins à l'hôpital alors qu'il souffrait d'une blessure. Ce passage souligne le système de corruption présent au Cameroun, par lequel une infirmière refuse de soigner un patient parce qu'il n'a pas assez d'argent pour payer ou qu'il n'est pas un de ses parent.

    * Le Bourreau (2004)

Un homme raconte l'histoire de son ami qui sera exécuté par un professionnel recevant des ordres de personnages puissants. Kyrielle, une jeune fille, essaye de le rencontrer pour plaider pour la vie de son petit ami mais tombe amoureuse de son "bourreau". Ce livre, plein d'humour, réussit à raconter a désensibilisation de la société face à l'horreur.

    * Entre Terre et Ciel

    * Contes du Sud du Cameroun: Beme et le fétiche de son père (2002)

    * Société civile et réduction de la pauvreté

    * Les choses de la foret. Les masques des princes Tikar de Nditam

    * Le sein t'es pris

    * Pygmees Baka

    * La latrine (1987)

    * Les violences sexuelles et l'Etat au Cameroun (2007)

    * Jankina et autres contes pygmées (2003)






- Thérèse ASSIGA AHANDA




Marie-Thérèse Assiga Ahanda, née Princesse Atangana, est chimiste de carrière. Elle a travaillé pendant quelques années à la Faculté des sciences de Yaoundé avant de se rendre au Congo avec son mari. De retour au Cameroun, elle a été députée à l'Assemblée Nationale du Cameroun de 1983 à 1988.
Elle a quatre enfants et plusieurs petits-enfants.

      Charles Atangana : une notice historique de Marie-Thérèse Assiga Ahanda.

Ouvrage publié

 Sociétés africaines et 'High Society': Petite ethnologie de l'arrivisme. Libreville: Lion, 1978, 96p. Roman.

En cette matinée du 8 février, Pala, une de ces capitales africaines en plein épanouissement, s'est parée de ses plus beaux atours climatiques: l'atmosphère dégagée et inondée d'un soleil radieux permet à la brise légère de répandre par intermittences ses bouffées d'air parfumées de l'odeur sauvage des fleurs des champs, ou celui des rosiers en fleurs des jardins impeccablement entretenus qui ornent les belles villas des zones résidentielles de la "High Society".

Vincent et Mathilde rentrent au pays et, le temps des retrouvailles passé, les deux jeunes gens se rendent compte que les changements ne manquent pas. Libéré de la tutelle coloniale le pays est en plein essor économique mais malheureusement, une sorte de «mafia» obnubilée par le qu'en-dira-t-on et par l'argent empoisonne les milieux proches du pouvoir...

Pour en savoir plus

Ormerod, B. et J-M Volet. Romancières africaines d'expression française Paris, L'Harmattan, 1994, pp.29-30.

Turbulences.Une nouvelle de Marie-Thérèse Assiga Atangana publiée dans Mots Pluriels no.9 (1999).
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- Philomène BASSEK





Philomène Isabelle Mandeng, épouse Bassek, est professeur de philosophie. Elle est née en 1957 à Dschang, une ville de l'ouest du Cameroun. Ses parents sont originaires de Makak et d'Otele. Son père exerce la profession de greffier-notaire. Elle a fait ses études à l'Université de Yaoundé. Philomène M. Bassek vit à Yaoundé avec sa famille depuis la fin des années 1970. Elle a trois garçons. (1997).

Ouvrage publié

 La Tache de sang. Paris: L'Harmattan (Coll. Encres noires), 1990. (233p.). ISBN: 2-7384-0668-6. Roman.


Mama Ida ouvrit les paupières au moment où Same, son mari, descendait du lit. La lumière du jour n'avait pas encore fait son entrée dans cette chambre qu'avait tenté d'animer jusque-là le faible éclairage d'une lampe-tempête. Sous l'oeil interrogateur de sa compagne, Same s'avança au milieu de la pièce et se frotta nonchalamment les yeux avant de porter son regard sur les vêtements suspendus à des clous. Il s'en approcha comme pour apprécier leur solidité puis décrocha, au lieu de son pantalon de travail habituel, une combinaison quasi neuve de couleur bleu marine qu'il enfila par-dessus son vieux tricot multicolore.

Mama Ida a dix enfants, un mari qui la rudoie et elle ne conçoit guère que sa destinée puisse être différente de ce qu'elle est. Enceinte pour la onzième fois et consciente du fait que cette nouvelle grossesse va lui coûter la vie, elle se résigne à l'inévitable. Sa fille aînée, cependant, voit les choses tout différemment...

Pour en savoir plus

Miléna. «La Tache de sang de Philomène M. Bassek», Amina 252 (1991), pp.84-85. Interview.

Ormerod, B. et J-M Volet. Romancières africaines d'expression française. Paris: L'Harmattan, 1994, pp.39-40.


- Monique BESSOMO




 Monique Bessomo est née en 1954 dans le village D'Ekoko II au Cameroun. Elle a fait ses études à la mission catholique de Nsimalen. Elle a suivi ensuite les cours du soir de Notre Dame des Victoires de Yaoundé et l'école d'ergothérapie de Nancy. Elle est titulaire d'un diplôme d'Etat d'ergothérapie.
Monique Bessomo a travaillé au Centre national de réhabilitation des handicapés d'Etoug-Ebe à Yaoundé jusqu'en août 1996. Depuis cette date, elle consacre tout son temps à la Ligue de solidarité des femmes handicapées du Cameroun (LI.SO.F.HA.C.), une Association créée en 1991 par un groupe de femmes handicapées pour se venir en aide mutuellement et trouver le meilleur moyen de s'intégrer dans la société par des activités génératrices de revenus. (Rapport de l'Association 2002). Deux ans plus tard, les membres de l'Associations ont créé le Centre des Oeuvres de la Face Sacrée (C.OE.FA.SA.), sous sa direction. Ce Centre autogéré accueille, soigne et intègre à ses activités les enfants et les adultes handicapées qui sont laissés pour compte par la société. (Rapport d'activités du Centre 2002), (2001), (2000), (1999), (1998) En 2003, le Centre a trois unités: le foyer d'accueil, l'unité de rééducation fonctionnelle et l'unité de formation/production. Comme le dit Monique Bessomo dans un de ses poèmes adressés à ses amis proches et lointains : Ils ont besoin de toi.


 Poèmes de Monique Bessomo:
Osën (1996) ; Mon handicap (1997) ; Mon Pays l'Afrique (1998) ; Un certain jour (1998) ; Bethléem de Mouda (1999) ; A toi, oui à toi (1999) ; Tu es mon frère - Tu es ma soeur (1999) ; Spéciale fin. Début spectaculaire (1999) ; Ton regard (1999) ; Ils ont besoin de Toi (1999) ; Depuis Ekoko (1999) ; Les balades vénusiennes (2000) ; Les vénusiennes (suite) (2000) ; Le jour tant attendu (2000) ; Mouda (2001) ; Je perds le sommeil (2001) ; Bravo les Français ! (2002) ; Amis du Monde, Sauvons la vie (2003) ; Le tam-tam de la démocratie (1993-2003), Miroir de fond (31 décembre 2003).


Rencontre avec les personnes résidant au Centre des oeuvres de la face sacrée dirigé par Madame Bessomo (1999)

Ouvrages publiés

 Holà! Enfants d'Afrique. Yaoundé: Sopecam, 1991. (22p.) Poésie.

 Hier, ils étaient là
Eux, les explorateurs
Par delà les océans
Ils sont venus
Avec curiosité
Ils ont cherché
Avec ténacité
Ils ont fouillé
Ils ont tourné
Retourné
Contourné
La richissime Afrique! .... (p.6)

 


«Le poème Holà! Enfants d'Afrique est un appel pathétique à la prise de conscience. Appel que lance une Africaine aux enfants d'Afrique, pour que tous puissent, chacun à son niveau, étudier leur façon de vivre, essayer de comprendre la finalité de leurs actes quotidiens...» (Monique Bessomo, Préface, avril 1991)


 Tam-Tam de la Démocracie. Yaoundé: Chez l'auteur, 1996.(52p.) Poésie.

INTERPELLATION

Au nom
De la démocratie
Oui,

Au nom de la Démocratie
Au nom de la Démocratie
L'Afrique parle sincèrement
Au monde

Au nom de la Démocratie
L'Afrique interpelle le monde

L'Afrique n'interpelle pas pour sa faim
L'Afrique n'interpelle pas pour sa misère
L'Afrique interpelle le monde pour l'écouter
Au nom de la Démocratie ... (pp.10-11)

 
«L'Afrique, éternellement éprouvée par des théories exogènes qui sont pour le poète, soit appliquées à tord, ou mal adaptées, mais qui malheureusement sont chaque fois soutenues par la complicité et la cupidité des siens, se préoccupe aujourd'hui d'un message nouveau: la Démocratie.» (p. IV de couverture)


Pour en savoir plus

Une interview de l'auteur réalisée par Dr David Ndachi Tagne en août 1996.

 La voix de Madame Bessomo: quelques mots extraits de l'interview ci-dessus (9 secondes, audio, 195K)

Ligue de solidarité des femmes handicapées du Cameroun (LI.SO.F.HA.C.) "Echo no 2" ; "Echo no 3" ; "Echo no 4" ; "Echo no 5" ; "Echo no 6" ; "Echo no 7". — Rapports d'activité du Centre des Oeuvres de la Face Sacrée [C.OE.FA.SA] : (2002), (2001), (2000), (1999), (1998).



Benjamen Guifo Fotso


Benjamen Guifo Fotso est un écrivain camerounais.Il voit le jour après les années 80 à Mbalmayo, une petite ville située dans le province de centre au Cameroun.Très jeune déjà il écrivait de la poésie et des " reflexions personnelles". Il vit actuellement au Cameroun et ne garde pas sa langue dans la poche quand ils faut critiquer le gouvernement en place ou les hommes qui font l'actualité. Ce diplômé ès Etudes Bilingues option techniques de commnication, est auteur de plusieurs écrits ( recueils,nouvelles,essais,articles,etc). Il a travaillé dans les secteurs de la Banque, de la micro-finance,du journalisme et de l'enseignement. Il est consultant en Communication et chercheur en Cultures et civilisations modernes et traditionnelles en Afrique.Il participe à plusieurs projets à travers le monde et est membre des association internationales telles que Le Franc-parler, l'Espace Francophone pour la Recherche Développement et l'Innovaton (EFRARD),la Fédération Internationale des Professeurs de Français (FIPF),Il crée le Groupe Lanforal ( Languages For All ) dans les années 2000 pour selon luirefléchir et proposer des solutions sur les questions liées aux langues en Afrique en général et au Cameroun en particulier.Il a animé plusieurs conférences sur les questions du développement, de la culture,de la jeunesse, de l'interculturel,etc. Ses écrits témoignent des ses préoccupations permenentes à savoir: l'abandon des cultures africaines, la fuite des cerveaux, la bureaucratie, la "polifric", la vie sur terre, la vraie éducation des enfants.Il est très lu dans les espaces tels que "la guerre des mots", "je poeme" ,"espace francophone" et bien d'autres.Il reste un auteur humble et très disponible, son éloquence et plurilinguisme font de lui un des surdoués de son pays.

Ses textes connaissent un grand succès au Canada et en France.Son dernier recueil intitulé " Mots pour Maux " se présente comme " Une arme pour la libération des plus pauvres ".


- MONGO BETI



Alexandre Biyidi Awala, Mongo Beti en littérature, fils d’Oscar Awala et de Régine Alomo, naît le 30 juin 1932 à Akométam, petit village situé à 10 km de Mbalmayo, lui-même distant de 45 km de Yaoundé, la capitale du Cameroun. Akom, le rocher; Etam, la source. Akométam, le rocher de la source. Sur les anciennes cartes de la région, le nom est encore en deux parties.

Après des études primaires à l’école missionnaire de Mbalmayo, il entre en 1945 au lycée Leclerc à Yaoundé. Bachelier en 1951, il vient en France poursuivre des études supérieures de Lettres à Aix-en-Provence puis à la Sorbonne à Paris.

Il commence sa carrière littéraire avec la nouvelle Sans haine et sans amour, publiée dans la revue Présence Africaine, dirigée par Alioune Diop, en 1953. Un premier roman Ville cruelle, sous le pseudonyme d’Eza Boto suit en 1954, publié aux éditions Présence Africaine.

Mais c’est en 1956 que la parution du roman Le pauvre Christ de Bomba fait scandale par la description satirique qui est faite du monde missionnaire et colonial. Paraissent ensuite Mission terminée, 1957 (Prix Sainte-Beuve 1958) et Le Roi miraculé, 1958. Il travaille alors pour la revue Preuves, pour laquelle il effectue un reportage en Afrique. Il travaille également comme maître auxiliaire au lycée de Rambouillet.

En 1959, il est nommé professeur certifié au lycée Henri Avril à Lamballe. Il passe l’Agrégation de Lettres classiques en 1966 et enseigne au lycée Corneille de Rouen de cette date jusqu’en 1994.

En 1972 il revient avec éclat à l’écriture. Son livre Main basse sur le Cameroun, autopsie d’une décolonisation est censuré à sa parution par un arrêté du ministre de l’Intérieur français, Raymond Marcellin, sur la demande, suscitée par Jacques Foccart, du gouvernement camerounais, représenté à Paris par l’ambassadeur Ferdinand Oyono. Il publie en 1974 Perpétue et Remember Ruben. Après une longue procédure judiciaire, Mongo Beti et son éditeur François Maspéro obtiennent en 1976 l’annulation de l’arrêté d’interdiction de Main basse.

En 1978 il lance, avec son épouse Odile Tobner, la revue bimestrielle Peuples Noirs Peuples africains, qu’il fait paraître jusqu’en 1991. Cette revue décrit et dénonce inlassablement les maux apportés à l’Afrique par les régimes néo-coloniaux. Pendant cette période paraissent les romans La ruine presque cocasse d’un polichinelle (1979), Les deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama futur camionneur (1983), La revanche de Guillaume Ismaël Dzewatama (1984), également une Lettre ouverte aux Camerounais ou la deuxième mort de Ruben Um Nyobe (1984) et le Dictionnaire de la négritude (1989, avec Odile Tobner).

En 1991 Mongo Beti retourne au Cameroun, après 32 années d’exil. Il publie en 1993 La France contre l’Afrique, retour au Cameroun. En 1994 il prend sa retraite de professeur. Il ouvre alors à Yaoundé la Librairie des Peuples noirs et organise dans son village d’Akometam des activités agricoles. Il crée des associations de défense des citoyens, donne à la presse privée de nombreux articles de protestation. Il subit en janvier 1996, dans la rue à Yaoundé, une agression policière. Il est interpellé lors d’une manifestation en octobre 1997. Parallèlement il publie plusieurs romans : L’histoire du fou en 1994 puis les deux premiers volumes, Trop de soleil tue l’amour (1999) et Branle-bas en noir et blanc (2000), d’une trilogie restée inachevée. Il est hospitalisé à Yaoundé le 1er octobre 2001 pour une insuffisance hépatique et rénale aiguë qui reste sans soin faute de dialyse. Transporté à l’hôpital de Douala le 6 octobre, il y meurt le 7 octobre 2001.



Bibliographie

 

    * Sans haine et sans amour, 1953.
    * Ville cruelle, 1954
    * Mission terminée, 1957.
    * Le roi miraculé : chronique des Essazam, 1958.
    * Main basse sur le Cameroun : autopsie d’une décolonisation, 1972.
    * Les procès du Cameroun : autopsie d’une décolonisation, 1972.
    * Le pauvre Christ de Bomba, 1976.
    * Perpétue et l’habitude du malheur, 1974.
    * Remember Ruben, 1974.
    * Peuples noirs, peuples africains, 1978.
    * La ruine presque cocasse d’un polichinelle : Remember Ruben 2, 1979.
    * Les langues africaines et le néo-colonialisme en Afrique francophone, 1982.
    * Les deux mères de Guillaume Ismaël Dzewatama, futur camionneur, 1983.
    * La revanche de Guillaume Ismael Dzewatama, 1984.
    * Lettre ouverte aux Camerounais, ou, La deuxième mort de Ruben Um Nyobé, 1986.
    * Dictionnaire de la négritude avec Odile Tobner et la participation de collab. de la revue Peuples noirs - Peuples africains, 1989.
    * La France contre l’Afrique : retour au Cameroun, 1993.
    * L’histoire du fou, 1994.
    * Trop de soleil tue l'amour, 1999.
    * Branle-bas en noir et blanc, 2000.
    * Africains si vous parliez, 2005 ISBN 2-915129-08-8

Voir aussi

    * Repentance - Ce texte, le dernier écrit par Mongo BÉTI, a été prononcé à l'occasion du colloque AIRCRIGE du Samedi 9 juin 2001 : France et Afrique : répression des indépendances et "décolonisations" : dénis, mémoires effacées et violences actuelles. Madagascar 1947 ; Cameroun 1957-1970 ; Algérie.
    * Peuples Noirs. Peuples Africains (Revue des radicaux noirs de langue française publiée par Mongo Beti et son épouse Odile Tobner de 1978 à 1991)



- CALIXTHE BEYALA:

Calixthe BeyalaCalixthe Beyala est un écrivain camerounaise, née en 1961.






Biographie



Calixthe Beyala est née dans une famille pauvre en 1961 à Douala au Cameroun. C'est sa sœur aînée qui l'élève et la met à l'école. À dix-sept ans elle gagne la France pour s'y marier. Elle passe son bac et étudie les lettres. Elle a deux enfants.

À vingt-trois ans, elle écrit son premier livre. Son œuvre d'écrivaine a récolté depuis de nombreuses distinctions, malgré quelques condamnations pour plagiat. Elle est reconnue coupable de ce délit en 1996 (Le Petit Prince de Belleville copie un roman de Howard Buten). Paule Constant, dont des passages de White Spirit sont repris dans Assèze l'Africaine, refuse de la poursuivre pour éviter de lui faire de la publicité.

Elle s'est également engagée pour de nombreuses causes : le collectif Égalité, la lutte contre le sida, la promotion de la francophonie, la Maison des peuples d'Afrique… Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

Œuvres

    * C'est le soleil qui m'a brûlée, 1987 ;
    * Tu t'appelleras Tanga, 1988 ;
    * Seul le Diable le savait, 1990 ;
    * La négresse rousse, 1991 ;
    * Le petit prince de Bellevile, 1992 ;
    * Maman a un amant, 1993, Grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire ;
    * Asséze l'Africaine, 1994, prix François Mauriac de l'Académie française ;
    * Lettre d'une africaine à ses sœurs occidentales, 1995 ;
    * Les Honneurs perdus, grand prix du roman de l'Académie française ;
    * La petite fille du réverbère, 1997, grand prix de l'Unicef ;
    * Amours sauvages, 1999 ;
    * Lettre d'une Afro-française à ses compatriotes, 2000 ;
    * Les arbres en parlent encore…, 2002 ;
    * Femme nue, femme noire, 2003;
    * La plantation, 2005.




- Angeline Solange BONONO





Comédienne, metteur en scène et écrivain, Angeline Solange Bonono est actuellement (2003) professeur de français au Lycée général Leclerc de Yaoundé et Vice-présidente de la ronde des poètes. Angeline Solange Bonono est camerounaise. (Quatrième de couverture de Soif Azur).

Ouvrage publié
 

 Soif Azur Yaoundé: Editions de la Ronde [B.P. 6627 Yaoundé], 2002 (54p.). ISBN 9956-407-00-3. Poèmes. [Préface de Gaston Paul Effa - Postface de Séverin Cécile Abega].

Croupe au vent
Fissure ouverte
Elle s'en va en guerre
Cahin caha,
Brader son corps,
Pour manger,
Pour se manger,
Pour manger ses chairs usées par
Trop de caresses brutales.
Trop de viols.
Elle va cesser les prix
Car les chairs flasques et fatiguées
Coùtent peu de chose
C'est la loi du marché !



« Mon livre s'intitule "SOIF AZUR". Il rend compte des quêtes de l'humain depuis la nuit des temps et de quelques fantasmes qui l'habitent : la liberté, le bonheur, l'éternelle jouvence, la jeunesse, l'éternité, l'amour, etc. » (Angeline Solange Bonono)

 
« Il n'y a pas un poème dans ce florilège qui ne saigne comme une blessure fraîche. L'image peut se faire discrète, mais elle revient toujours : béance, plaie, écoulement, pertes blanches et noires. Même quand le poème est une quête, quand il s'arrête sur un moment de détente, quand il contemple le désir: le plaisir dans un corps, libère toujours un épanchement... » (Début de la postface de Séverin Cécile Abega)



- Claude Njiké-Bergeret





Claude Njiké-Bergeret (née en juin 1943 à Douala, Cameroun) est une auteure francophone camerounaise blanche.

Biographie

Claude Njiké-Bergeret, née Bergeret, est née au Cameroun de parents Missionnaires chrétiens français détachés au Cameroun, où elle a grandi jusqu'à 13 ans. Quand elle avait 3 ans, ses parents sont envoyés à Bangangté, où ils fondent l'école publique Mfetom. Claude y passe ses années d'ecole primaire. Elle grandit avec les autochtones, y a ses amies et elle apprend la langue locale de la chefferie Bangangté dans le pays Bamiléké. En 1956, ses parents retournent en France, où ils prennent une poste à Pons, dans le département de la Charente, où Claude va au lycée avant de poursuivre des études de Géographie à Aix-en-Provence. Elle épouse un français dont elle a deux enfants, Serge (1966) et Paul (1968). À Aix-en-Provence, elle participe activement au mouvement des étudiants de mai 1968.

Après son divorce en 1972, elle décide de retourner au Cameroun. En 1974 elle signe un contrat avec la même société missionnaire que ses parents pour travailler comme enseignante au Cameroun. Elle réussit à reprendre le poste de ses parents à la direction de l'école de Mfetom et sera vite très impliquée dans la societé locale. En 1978 elle épouse le chef Bangangté Pokam François Njiké, qui vit en polygamie avec environs une trentaine de femmes, ce qui est perçu comme un scandale dans la société européenne locale. Avec lui, elle aura deux autres enfants (Sophia 1978, Rudolf 1980). Après la mort de son 2ème mari, elle se lance dans l'exploitation d'une petite ferme afin de vivre une vie de fermière africaine, au milieu des co-épouses et enfants de Pokam Njiké.

Elle y a gagné une renommée locale sous le nom de la Reine Blanche. Selon ses propres mots, le mariage d'une femme blanche, intellectuelle protestante avec un chef local était unique et très envié dans tout le Cameroun.

Claude Njiké-Bergeret est une intermédiaire entre les valeurs Européennes et Africaines. Elle a réformé l'éducation à Mfetom en introduisant davantage d'histoire locale dans ses leçons et plus de références au patrimoine des habitants. Depuis les années 1970, elle s'est donnée pour but d'améliorer l'image de l'Afrique en France. En 1997 elle se fait connaître au public par la publication de son premier livre biographique Ma passion africaine, suivi par un deuxième en 2000 'La sagesse de mon village. Ses livres donnent des vues rares des coutumes et de la culture des Bangangté.

Oeuvre

    * Ma passion africaine, 1997
    * La sagesse de mon village, 2000
    * Agis d'un seul coeur, 2009




- EBODE Eugène



Né en 1962 à Douala (Cameroun), Eugène Ebodé part en 1977 pour Bafoussam (à l’Ouest du Cameroun), puis Yaoundé avant de se rendre à N’djaména (Tchad). Juste avant les épreuves du Bac, les troubles politiques et militaires du Tchad contraignent le jeune Ebodé à rejoindre le Cameroun. Passionné de football, il fait des débuts remarqués dans le championnat de première division du Cameroun. Quelques mois plus tard, il est convoqué en équipe nationale junior pour les éliminatoires de la coupe du monde junior en Australie. La saison suivante, il signe à la " Dynamo de Douala ", club qui deviendra " la dynamite " dans son roman, Le briseur de jeu (Moreux, 2000). En 1982, il arrive en France, reprend les études tout en jouant dans un club amateur à Argenteuil. Diplômé de L’Institut d’Études Politiques d’Aix-en-provence en 1988, il est rentré au CELSA et obtient l’année suivante le DESS en relations publiques. Puis il se lance dans une trilogie, parue chez Gallimard, dont le dernier volet, Silikani, vient de paraître cette année.

Bibliographie :

  Le Fouettateur (Vents d’ailleurs, 2006)
  Grand-père Boni et les contes de la savane (Monde Global, 2006)
  Silikani (Gallimard, 2006)
  La Divine Colère (Gallimard, 2003)
  La Transmission (Gallimard, 2002)
  Dernières nouvelles de la Françafrique (collectif, Vents d’ailleurs, 2003)
  Le Briseur de jeu (Editions Moreux, 2000)

Résumé de Silikani :

« Il y a de cela vingt ans, au moment de quitter ma terre natale, je fus pris d’une excitation et d’une tension où l’impatience de découvrir la France le disputait à l’angoisse de l’exil. J’avais une fiancée, Chilane, mais une autre jeune fille, Silikani, la joyeuse effrontée, hantait mes jours et mes nuits. Pour échapper aux dilemmes amoureux et aux appréhensions qui me submergeaient alors, la musique africaine fut l’un de mes exutoires les plus efficaces... J’ai conservé de ces instants le souvenir de rythmes cadencés et apaisants. Ils ont été de formidables digues érigées contre les torrents de l’amertume. On ne danse pas quand on est amer, on s’assoit, on gémit et on pleure. Quand on quitte la vallée des larmes, on se lève et on marche. Quand on veut se sentir pleinement heureux, on esquisse un pas de danse. Le voici ! »






- EFFA Gaston-Paul





Né au Cameroun en 1965, élevé par des religieuses, c’est en France que Gaston-Paul Effa poursuit ses études. Il enseigne désormais la philosophie en Lorraine. Il a déjà publié chez Grasset Tout ce bleu (1995) et Mâ (1998). Le cri que tu pousses ne réveillera personne est paru chez Gallimard, en 2000, et Le cheval-Roi aux Editions du Rocher.

Bibliographie :

  Voici le dernier jour du monde (Editions du Rocher, 2005)
  Cette langue est bien un feu (Laquet, 2004)
  La Salle des profs (Editions du Rocher, 2003)
  Le Livre de l’Alliance (Bibliophane, 2003 - avec André Chouraqui)
  Yaoundé instantanés (Laquet, 2003)
  Le Juif et l’Africain : Double offrande (Editions du Rocher, 2003 - avec Gabriel Attias)
  Le Cheval-Roi (Editions du Rocher, 2001)
  Le cri que tu pousses ne réveillera personne (Gallimard, 2000)
  Quand le ciel se retire (L’Harmattan, 2000)
  La saveur de l’ombre (L’Harmattan, 2000)
  Icône, sanctuaire de la présence (Pierron Editions, 2000 - collectif)
  Mâ (Grasset, 1998)
  Tout ce bleu (Grasset, 1995 - Grand Prix littéraire de l’Afrique noire 1998)

Résumé de Voici le dernier jour du monde :

" Je n’ai pas connu mon pays. J’avais quatorze ans à peine lorsque je le quittai. En France, mes livres n’avaient plus guère de succès. Même les Français avaient compris que pour colorer leur style, leurs romans devaient se nourrir de négritude : Erik Orsenna, Philippe Duval, Patrick Grainville... M’avait-il donc fallu vingt ans pour retrouver tout cela, qui ne m’avait jamais quitté ? Ou en avais-je voulu si fort à ce continent, à cet enfant noir que j’avais été, avais-je tant aspiré à me délivrer de lui, que je l’avais étouffé et empêché de renaître ainsi pendant vingt ans ? Oui, c’était décidé. J’allais retourner dans mon pays, à Bakassi... S’il est vrai que je suis devenu comme une noix de coco, noir à l’extérieur et blanc à l’intérieur, et que j’ai poussé comme un cocotier en oubliant mes racines, il faut que j’apprenne à renoncer à cette honte naturelle. J’ai été accueilli en France comme un étranger ; à présent c’est en étranger que je retourne chez moi. "





- Eno Belinga,




S-M.(Samuel-Martin), né le 6 décembre 1935 à Ebolowa.


Études secondaires et superieures à Yaoundé et Strasbourg, doctorat en Géologie Appliquée, thèse d'état 1972 sur le bauxite de l'Adamaoua, succèssivement professeur des sciences, directeur de l'einseignement supérieure et Doyen de la taculté des sciences à Dschang, musicologue, recherches et publications sur les musiques traditionelles du Sud-Cameroun(MVET), essayiste et poète

Œuvres principales

    *
      Littérature et musique populaire en Afrique Noire, Editions Cujas (1966)
    *
      La Prophétie de Joal, Yaoundé, CLE (1970)
    *
      Masques Nègres, Yaoundé, CLE (1972)
    *
      La littérature orale africaine, Classiques Africains (1978)
    *
      Poesies orales, Classiques Africaines (1978)
    *
      Chansons et Ballades africaines, Yaoundé, CLE

Citations

Art Royal
Belle la sagesse
Et sage la force:
Forte la beauté
de: Masques Nègres

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- EPANYA Christian Kingue





Né en 1956 à Daoula (Cameroun), Christian Kingue Epanya est auteur-Illustrateur et dessinateur BD. Ancien élève de l’Ecole Emile Cohl de Lyon où il vit toujours, et lauréat du Prix UNICEF des Illustrateurs en 1993 à Bologne en Italie, il travaille comme illustrateur indépendant depuis cette même année. " Les lumières du Sud étant restées vivaces dans ma mémoire, j’essaye de rendre les ambiances de cette région du monde dans mes illustrations mais je ne dédaigne pas de m’attaquer à tout ce qui est étranger à l’Afrique ".

Ses dessins sur les personnages célèbres sont publiés dans Planète Enfants, un magazine de Bayard Presse Jeunesse, il anime également des ateliers d’écriture et d’illustration en France et à l’étranger. Il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Le grand livre des contes (UNICEF, 1996) et 101 poésies et comptines tout autour du monde (Bayard, 1998). Depuis janvier 2006, Christian Kingue Epanya a une nouvelle casquette, celle de directeur artistique aux Editions Monde Global.

Bibliographie :

  Malin comme dix singes (Seuil Jeunesse, 2006)
  Koumen et le vieux sage de la montagne (Monde Global, 2006)
  Le Taxi-brousse de Papa Diop (Syros, 2005)
  Léopold Sédar Senghor,le poète-président du Sénégal (Cauris Editions, 2005)
  Les trois boucs (Hachette Education/Le Bibliobus, 2005)
  Abebe bikila, le champion aux pieds nus (Cauris Editions, 2004)
  La petite fille aux allumettes (Hachette Education/le Bibliobus, 2004)
  Toussaint Louverture,le défenseur des Noirs d’Haïti (Cauris Editions, 2003)
  Le petit camion de Garoua (Hachette / Edicef, 2001)
  Pourquoi je ne suis pas sur la photo ? (Edicef, 2000)
  101 poésies et comptines tout autour du monde (Bayard, 1998)
  Le grand livre des contes (Unicef, 1996)
  Le Petit Frère d’Amkoullel (Syros, 1994)

Résumé de Le Taxi-brousse de Papa Diop :

Quand Sène na va pas à l’école, il aime accompagner son oncle Papa Diop dans son taxi-brousse car même si le trajet est toujours le même, reliant Dakar à Saint-Louis du Sénégal, pour Sène, c’est chaque fois une aventure différente. Cet album permet d’évoquer le quotidien de la société sénégalaise.



- Élizabeth Tchoungui





Élizabeth Tchoungui est une journaliste et une animatrice de télévision.

Biographie

Élizabeth Tchoungui est née en 1975 à Washington (États-Unis), mais a grandi au Cameroun, le pays de son père Simon Pierre Tchoungui. Elle a fait ses études secondaires et supérieures en France avant d'entamer une carrière de journaliste.

Carrière de présentatrice

    * Première télévision à la télévision du Cameroun, un documentaire.
    * 1997-1999 : elle présente l'émission JTJ des enfants sur la chaîne Canal J.
    * 2000 : Les Écrans du savoir sur la chaîne France 5.
    * 2002 : Ubik sur la chaîne France 5.
    * 2003 : 24h, ça me dit sur la chaîne TV5.
    * 2007 : Afrik'Art sur la chaîne Voyage
    * 2007 : JT de la Culture sur la chaîne France 24, elle présente en février la spéciale pour la 20e édition du Fespaco, le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou en présence de plus de 20 000 spectateurs.


    * Je vous souhaite la pluie, éd. Plon. roman se déroulant à Yaoundé.
    * Sept filles en colère, recueil de nouvelles paru aux éditions Les petits matins.






- ESSOMBA Jean-Roger




Après plusieurs allers-retours entre la France et le Cameroun, ce natif de Yaoundé a décidé de s’installer définitivement à Paris. Jean-Roger Essomba a tiré de son expérience plusieurs romans, parus chez Présence africaine : Le Paradis du Nord, Le dernier gardien de l’arbre et Une Blanche dans le Noir.

Bibliographie :

  Le destin volé (Présence africaine, 2003)
  Une Blanche dans le Noir (Présence africaine, 2001)
  Le dernier gardien de l’arbre (Présence africaine, 2000)
  Le Paradis du Nord (Présence africaine, 2000)

Résumé de Le destin volé :

Jeff est un jeune étudiant africain qui a le caduc privilège d’appartenir à l’antique noblesse de son pays. Pour redorer le blason de sa famille qui a perdu ses prérogatives et ses richesses, le jeune homme est prêt à toutes les compromissions. Lorsqu’il rencontre Carole Ongola, fille d’un puissant notable du régime qui manipule avec désinvolture des vies humaines et des sommes colossales, il croit enfin tenir la clé qui va lui ouvrir les portes de la réhabilitation. Mais dans un pays où on ne gagne qu’au prix de son âme, Jeff va voir sa destinée lui échapper complètement. Une étrange prophétesse l’avait pourtant averti : " Ton secret est ton destin, si tu perds ton secret, tu perds ton destin ".



- Ferdinand Oyono



Ferdinand Léopold Oyono, né le 14 septembre 1929, est un diplomate et homme politique camerounais ainsi que l'auteur de trois romans publiés à la fin des années cinquante.


Biographie

Né en 1929 à Ebolowa, dans la Province du Sud Cameroun, Ferdinand Léopold Oyono poursuit au lycée de Provins, en France, des études commencées au lycée de Yaoundé. Il réussit ensuite des études supérieures de droit à la Sorbonne avant d'entrer à l'École nationale d'administration (ENA) de Paris en section diplomatique.

Il débute en 1959 une brillante carrière de haut fonctionnaire avant de devenir ambassadeur du Cameroun dans divers postes (auprès des Nations unies à New York, en Algérie, en Libye, en Grande-Bretagne et en Scandinavie…). À partir de 1987 il participe à de nombreux gouvernements de son pays et assure la charge de différents ministères comme les Affaires étrangères ou la Culture.

Œuvre

À la fin des années 50, Ferdinand Léopold Oyono publie en langue française trois romans qui ont trait à la vie quotidienne en Afrique à l'époque coloniale et qui, mettant en cause aussi bien l'administration que la police ou l'Église des missionnaires, feront scandale dans cette période de décolonisation.

Une vie de boy, publié en 1956, est centré sur le personnage de Joseph, boy instruit placé chez le commandant d'un district de la colonie française. Le roman dénonce les pratiques autoritaires de la colonisation et au-delà, la négation de l'humanité des colonisés à qui on ne pardonne pas de quitter leur place en découvrant l'envers du décor des maîtres blancs. La place faite à la frustration sexuelle de Joseph vis-à-vis de sa patronne blanche et les turpitudes intimes de celle-ci offrent par ailleurs une approche renouvelée du problème colonial.

Le vieux nègre et la médaille, publié en 1956, se concentre sur la date symbolique du 14 juillet, fêtée dans un district éloigné. Ce jour-là, Meka, qui a donné du terrain aux missionnaires pour leur église et dont les deux fils sont morts à la guerre, est d'abord heureux d'être honoré par une médaille de reconnaissance de la France, à laquelle tous ses proches applaudissent. En deux jours, après une cérémonie qui tourne au grand guignol et une nuit d'humiliation, le vieil homme prend conscience que ce 14 juillet n'est en fait qu'une mise en scène hypocrite des pouvoirs coloniaux qui parlent d'amitié en maintenant une stricte exclusion des colonisés. La solidarité africaine qui l'entoure à la fin du roman constitue un contrepoint politique et, avec la fierté retrouvée du peuple colonisé, une réponse à la colonisation des Blancs.

Chemin d'Europe, publié en 1960, raconte quant à lui l'exploration plus ou moins chaotique du monde des Blancs dans une bourgade africaine par un jeune homme qui veut se couper des ses racines et rêve d'Europe malgré les mises en garde de son père.

Ces œuvres qui associent des registres variés, avec des pages drôles ou grinçantes ou émouvantes, ont marqué les esprits dans cette période où s'esquisse la décolonisation et Ferdinand Oyono n'a pas exploré d'autres sujets en cessant d'écrire des romans depuis 1960.

Extrait

« Il réalisa qu'il était dans une situation étrange. Ni son grand-père, ni son père, ni aucun membre de son immense famille ne s'étaient trouvés placés, comme lui, dans un cercle de chaux, entre deux mondes, le sien et celui de ceux qu'on avait d'abord appelés les “fantômes” quand ils étaient arrivés au pays. Lui, il ne se trouvait ni avec les siens ni avec les autres. Il se demanda ce qu'il faisait là. Il aurait bien pu attendre avec Kelara qui était sûrement dans la foule qui piaillait derrière lui et on l'aurait appelé pour lui donner la médaille quand le Chef des Blancs aurait été là. Mais quelle drôle d'idée avait eu le Chef des Blancs de Doum de le placer dans un cercle de chaux ! Voilà une heure qu'il était là, et peut-être même plus. Le grand chef des Blancs n'était toujours pas là. »

Ferdinand Léopold Oyono Le vieux nègre et la médaille, éditions Julliard, 1956. (coll.10/18, II° partie, ch.1, p. 95)



- GASTON KELMAN





Gaston Kelman est un écrivain franco-camerounais né au Cameroun le 1er septembre 1953.

Élevé dans une culture chrétienne, il entre au séminaire le 15 septembre 1965.

Il arrive en France en 1982 et s'y marie l'année suivante.

Directeur de l'Observatoire du Syndicat d'Agglomération Nouvelle de la ville d'Évry pendant dix ans, il est l'auteur en 2003 du best-seller Je suis noir et je n'aime pas le manioc, dans lequel il dénonce certains préjugés sur les noirs faits par les blancs. Il ouvre une nouvelle sortie face au racisme, en ne pronant pas seulement la faute des blancs ou celle des noirs, mais des deux. Une véritable suite de la lutte contre le racisme du roman Peau noire, masques blancs écrit par Frantz Fanon.

Il publie fin 2005 Au-delà du noir et du blanc.

    * Quelle est la couleur de la peau noire ?
    * Réponse aux propos ethnocides de Gaston Kelman par Henri Georges Minyem , Chercheur en sciences politiques EHESS-PARIS

Auteur de l’ouvrage « Terre d’asile etc... »

    * Gaston Kelman : blanc, black, leurres, article du Cameroon Tribune



- Georges Yémy




Georges Yémy a grandi au Cameroun dans une famille aisée et il a été élevé par son grand-père qui en tant que notable du coin, possédait une bibliothèque incroyablement riche. Etant jeune enfant, il y passait le plus clair de son temps, et il dévorait les livres. Georges Yémy a découvert tout un patrimoine littéraire où il puisait dans des écrits qui possédaient un style à la fois soutenu et classique. C’est de là que vient le goût de son l’écriture.
Arrivé en France, vers les années 1980, il fut longtemps clandestin, survivant à des petits boulots.

Aujourd’hui, Georges Yémi est romancier, après la lune dans l’âme ( 1997), l’Inévitable histoire de chacun ( 2006), Georges Yémy revient avec Tarmac des Hirondelles (2008).

 



Léonora Miano


Léonora Miano







Biographie de Léonora Miano

Ecrivain révoltée puisant sa force dans les terres brûlantes de son Cameroun natal, Léonora Miano s'est imposée en 2005 avec un roman choc, 'L' intérieur de la nuit' dans lequel elle dénonce la barbarie qu'entraînent les guerres civiles d'Afrique.
Parlant des tabous d'une société désaxée et de la souffrances des femmes de son pays, elle fait découvrir à l'occident les contradictions de l'identité africaine. Vivant désormais en France depuis 1991 où elle suivait des études de Lettres à Valenciennes, elle s'applique à comprendre et à expliquer ce qui construit la culture contemporaine de son pays. Son dernier roman 'Contours du jour qui vient' est très attendu par la critique en cette rentrée 2006.

Léonora Miano (née à Douala en 1973) est une écrivaine camerounaise. Elle réside en France depuis 1991.

Œuvres [modifier]

Elle a publié :

    * L'Intérieur de la nuit, Plon, 2005 ; Pocket, 2006 (ISBN 2266162683)
      Classé meilleur premier roman français pour l’année 2005 par le magazine Lire.
    * Contours du jour qui vient, Plon, 2006 (ISBN 2259203965) ; Pocket Jeunesse 2008 ; Pocket 2008 (ISBN 2266176943)
      prix Goncourt des lycéens en 2006.
    * Afropean Soul, Flammarion (ISBN 2081209594)
    * Tels des astres éteints, Plon, 2008 (ISBN 225920628X)
    * Soulfood équatoriale , Robert Laffont, 2009 (ISBN 978-2-84111-380-4)

Site de Léonora Miano : http://www.leonoramiano.com/



- Paule Bokono



Paule, 25 ans, est née au Cameroun. Elle arrive en France en 1998 où elle y grandit avec sa famille. En 2005, sa vie bascule.


- Simon Njami



Simon Njami est né en 1962 en Suisse, de parents camerounais. Romancier (Cercueil et Cie, African Gigolo), critique d'art, commissaire d'expositions d'art plastiques, il est à l'origine en 1991 avec Jean-Loup Pivin et Pascal Martin Saint Léon de le regrettée Revue Noire. Directeur artistique des Rencontres de la photographie africaine à Bamako, il est également le commissaire général de l'exposition Africa Remix, l'art contemporain d'un continent, présentée successivement de 2004 à 2006 au Museum Kunst Palast de Düsseldorf, à la Hayward Gallery de Londres, au Centre Georges Pompidou et au Mori Art Museum de Tokyo.

Biographie

Après des études de droit et de lettres, il travaille comme journaliste et écrivain à Paris. Il est consultant en Arts visuels de l’Association Française d'Action Artistique (AFAA), a été co-fondateur et chef de rédaction de la revue culturelle Revue Noire. En 2001, 2003 et 2005, il a été le Commissaire général et directeur artistique des Rencontres de la Photographie africaine de Bamako. En 2007, Njami s’est occupé, en tant que commissaire, du Pavillon Africain Check List Luanda Pop de la 52ème Biennale d'art internationale de Venise. Il s’est également occupé de nombreuses expositions d’art dont Africa Remix (Düsseldorf, Londra, Parigi, Tokyo, Johannesburg, 2005-2007). Il a co-édité de nombreux ouvrages parmi lesquels Anthologie de la photographie africaine (1999) et Anthologie de l'Art africain au XXè siècle (2002).

Bibliographie

    * Cercueil et Cie, Paris, Edition Lieu Commun, 1985
    * Les enfants de la Cité, Paris, Edition Gallimard Jeunesse, 1987
    * Les Clandestins, Paris, Edition Gallimard Jeunesse, 1989
    * African Gigolo,Paris, Edition Seghers, 1989
    * La Peur, Paris, Serpent à Plumes, 1990
    * James Baldwin ou le devoir de la violence, Paris, Edition Seghers, 1991



- Werewere Liking



Werewere Liking







Biographie de Werewere Liking

Elevée par ses grands-parents paternels dans un milieu traditionnel, Werewere Liking Gnepo vit en Côte d'Ivoire depuis 1978, époque à laquelle elle se lance dans des recherches en traditions et esthétiques négro-africaines à l'université. Dans les années 80, elle contribue au renouveau de l'esthétique du théâtre-rituel avec Marie-José Hourantier, une metteur en scène avec laquelle elle a collaboré jusqu'en 1985. Werewere Liking s'est intéressée à de nombreux domaines artistiques : écriture, peinture, mise en scène, cinéma... Ses oeuvres sont proches du vécu et relatent toujours un moment marquant de sa vie. La démarche littéraire de Werewere Liking s'appuie sur le mouvement initiatique Ki-Yi Mbock, c'est-à-dire - selon elle - 'un mouvement pour la renaissance des arts africains, pour la naissance d'une culture panafricaine contemporaine et pour une rencontre et une reconnaissance des cultures du monde noir'. Werewere Liking est un auteur prolixe qui a touché à tous les genres et qui s'est forgé une réputation internationale par son travail au sein de la communauté du Village Ki-Yi.



Livres

    * Elle sera de jaspe et de corail ; Journal d'une Misovire
    * La mémoire amputée

Pièces de théâtre

    * La veuve diyilèm
    * L'Enfant Mbéné



- Zanga Julienne



Quatrième enfant d’une fratrie qui en compte sept, Julienne Zanga est née en 1973 à YAOUNDE au CAMEROUN. Sa prime scolarité se passe dans un univers imprégnée de christianisme. Durant son cycle primaire à l’école catholique de Mvog-Ada, Julienne Zanga développe les notions de civisme, de droiture et de respect d’autrui. Aujourd’hui, elle avoue : " J’ai conservé une très bonne image de mon passage dans l’enseignement catholique malgré les fastidieuses prières de rigueur chaque matin. Même si on n’est pas catholique pratiquante comme moi, l’enseignement que j’ai reçu dans ce système a positivement influé sur mes comportements futurs. Le christianisme, à l’instar des autres religions prône des préceptes universels comme le respect des autres, l’entraide, et c’est surtout dans le primaire que je les ai acquis. " A l’âge de 11 ans, l’autrice rentre dans le giron de l’école publique en intégrant le Lycée d’Etat d’Anguissa. Après une scolarité sans faute, Julienne Zanga obtient son BAC Littéraire en 1991. En 1992, elle rejoint l’UCAC/ICY (Université Catholique d’Afrique Centrale/Institut Catholique de Yaoundé) ouvert un an plus tôt. Elle y obtiendra un DEUG en Sciences Sociales et Gestion, puis une LICENCE et enfin une MAITRISE en Sciences Sociales en 1996. " Malgré son nom, l’Institut Catholique de Yaoundé n’était pas un lieu où la religion pouvait devenir accaparante. Bien sûr qu’on avait des religieux comme professeurs, un Grand Séminaire pour voisin et des congénères qui se destinaient à la prêtrise, mais chacun conservait sa liberté de religion. C’était vraiment un cadre enrichissant tant intellectuellement que culturellement. J’y ai côtoyé des gens d’horizons et de pays divers. Oui, j’y ai passé quatre années formidables."

http://www.juliennezanga.com/

Roman :

  Eboni, celui qui courrait après un corps (Trial Editions 2003)

Jeunesse :

  Alima et le prince de l’océan (Dapper, 2001)