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Théâtre : Le Fiadems a fait sa marionnette

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Théâtre : Le Fiadems a fait sa marionnette
26/10/2011 - Lu 6471 fois
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Note moyenne : 2.4/5 (75 notes)

Le festival s’est achevé samedi dernier par un spectacle au Ccf de Yaoundé.


Pour cette dernière journée, le Fiadems (festival international des arts et du développement de la marionnette et de la sculpture) a permis aux compagnies Ndambaka du Togo et au Théâtre moderne de Tunis d’offrir une dernière scène. La première a choisi de raconter à travers les gestes de la marionnette, les péripéties de Samba Masikini, l’enfant sorcier. L’histoire se déroule dans le contexte de l’Afrique traditionnelle. Samba Masikini est un enfant dont les parents s’étaient séparés avant sa naissance. Sa grand-mère, une sorcière après maintes recherches, a pu le retrouver. Cette dernière lui remet une boussole magique, qui lui permettra de braver toutes sortes d’intempéries, afin de retrouver sa mère et de «guérir» son père atteint d’une maladie incurable.

Tout au long de leur prestation, les deux marionnettistes de la compagnie Ndambaka vont animer des marionnettes confectionnées avec des matériaux africains. Les décors dans lequel les personnages évoluent sont aussi confectionnés de la même façon. En attendant le deuxième passage, le public a eu l’occasion de voir des extraits sur écran géant, de la 14e édition du festival mondial des théâtres de marionnettes Charleville-Mézières en France. Après cette pause, le Théâtre moderne de Tunis effectue un numéro intitulé «les marionnettes en fête». Ayed Ben Maakel et son assistant Moshen Hamdi animent des poupées à l’aide de fils de pêches. Leur numéro consistait à faire jouer des instruments, ou à faire danser des pantins. Les enfants, que le spectacle visait particulièrement, se sont montrés réceptifs aux prestations des marionnettistes.

Lors de la narration de l’histoire de Masikini, les tout petits anticipaient en énonçant à haute voix les actions à venir. Pour Manuela, âgée de 9 ans, le spectacle était tout simplement bien. «Voir des jouets bouger comme de vraies personnes était comme voir des dessins animés hors de la télé,» a-t-elle confié à la fin, pour exprimer sa satisfaction. Les adultes aussi n’étaient pas en reste. Guy, instituteur, avoue que c’est un de ses élèves qui a suscité en lui l’intérêt pour les marionnettes. «Un de mes élèves a fait une prestation de marionnettes à l’école. Je l’ai trouvé tellement doué que j’ai voulu arriver au Fiadems pour découvrir cet art et canaliser l’énergie de mes écoliers qui s’y intéressent» déclare-t-il.
Les quatre compagnies qui ont participé au Fiadems, à savoir, Ndambaka, le Théâtre moderne de Tunis, le Koz’art et Labyman 7, deux compagnies camerounaises ont eu à subir un «casting rude», selon Issa Yinkou, le directeur artistique de ce festival. Ce dernier explique la faible présence des troupes camerounaises par le fait que la plus part d’entre elles ne sont pas à la hauteur. «Elles ont besoin d’encadrement» précise-t-il. Pour l’année prochaine, le Fiadems sera compétitif. La meilleure compagnie ira prester à Charleville-Mézières, en France au festival mondial de la marionnette et pourra bénéficier d’une formation.

Rowina Nguimbis (Stagiaire)