Ecrans noirs 2009 : 25 œuvres camerounaises en compétition
La 13ème édition de ce festival du cinéma s’ouvre demain, au Palais des congrès de Yaoundé. –
Le public, sans cesse grandissant au festival Ecrans noirs, se prépare à monter les marches sur tapis rouge demain soir, au Palais des congrès. On aura droit, avant la projection du film d’ouverture, à un défilé de robes de soirée et autres tenues de gala. Du côté des organisateurs, l’heure est aux derniers bouclages.
Ce jeudi 28 mai, Patricia Moune, la directrice du festival, donne les ultimes recommandations à son équipe, répond aux questions des journalistes, non sans s’assurer que les différents invités ont bel et bien confirmé leur présence au festival. C’est d’elle qu’on apprend que 25 invités de marque, évoluant dans divers domaines, prendront part à cette 13ème fête qui promeut le cinéma africain et francophone de la sous région. Et ce sera parti pour une semaine durant laquelle le cinéma africain en particulier, mais aussi celui des pays francophones non africains, sera célébré dans toute sa profondeur et son adversité.
Cette d’année, les pontes, mais également les amateurs du cinéma ‘noir’, ne viendront plus juste pour faire la promotion de leurs œuvres. Depuis 2008, les organisateurs ont cédé à l’idée d’instaurer la compétition entre les différents films. Un coup d’essai qui semble avoir été un coup de maître, puisqu’ils remettent cela. Ils affirment d’ailleurs qu’il y a eu un regain d’intérêt des réalisateurs à venir proposer leurs films. Sont concernés par la compétition, tout film africain en toutes langues, films non africains tournés en Afrique ou portant de manière notable sur l’Afrique ou les Africains, ou alors comportant un casting africain significatif.
Le Cameroun qui accueille l’évènement est considérablement présent avec 42 œuvres au total, dont 25 en compétion. Nos réalisateurs sont plus réguliers dans la catégorie court métrage, avec 14 films en compétition et 11 hors compétition. Même si la compétition sera plus rude pour le seul Camerounais en lice pour l’écran d’or, le plus grand prix en compétition. Tchaya Tchameni et son long métrage “ Trafic d’enfant de Zigoto ” seront face à une dizaine de rodés des compétitions tels que Mama Keita.
Sept prix en tout sont en concurrence dans les catégories écran d’or, écran du meilleur scénario, écran du court métrage, écran du documentaire, écran de la meilleure comédienne et celui du meilleur comédien. Mais aussi l’écran de l’espoir décerné à la première œuvre de format vidéo ou numérique.
En dehors du British Council qui ne pourra plus diffuser certains films comme prévu, les programmateurs rassurent que les autres sites sont prêts. Notamment le Centre culturel français, le Goethe institut et le boulevard du 20 mai. Des projections dans certains quartiers et universités sont aussi prévues, de même que dans les principales villes du pays. En gros, près de 100 films vont meubler cette saga cinématographique, permettant aux cinéphiles, une fois de plus, de se familiariser avec le 7ème art et, surtout, de mieux apprécier le cinéma de leur continent. Ce sera également l’occasion de côtoyer des grands noms du cinéma, notamment des acteurs et réalisateurs que l’on s’est limité à regarder sur le petit écran.
Toutes ces rencontres se feront dans une ambiance où vont se côtoyer expositions, projections, conférences, spectacles et animations, ainsi qu’un marché des œuvres cinématographiques africaines. Dans un cadre choisi comme village du festival depuis l’année dernière, à savoir le Boulevard du 20 mai.
Écrit par Pélagie Ng’onana

