Cacophonie : Les autorités gabonaises démentent leur démenti
La valse de déclarations contradictoires s’est poursuivie jusque dans l’après-midi d’hier. –
" C’est à 14h30 que l’équipe médicale m’a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l’Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l’âme des suites d’un arrêt cardiaque ", a déclaré le Premier ministre gabonais, Jean Eyeghe Ndong, dans un communiqué adressé à la presse. Cette déclaration est intervenue quelques heures seulement après une autre sortie médiatique de la même autorité, organisée à l’effet de démentir officiellement les informati ons faisant état de la mort du chef de l’Etat Omar Bongo Ondimba.
Extrait : " Ce matin, en compagnie du président de l’Assemblée nationale Gabonaise, du ministre d’Etat ministre des Affaires étrangères, du directeur du cabinet du président de la République, du haut représentant personnel du chef de l’Etat, du coordonnateur des affaires présidentielles ainsi que de quelques membres de la famille du chef de l’Etat, j’ai rendu visite ce matin, je précise ce matin, au président de la République après m’être entretenu avec l’équipe médicale qui suit quotidiennement le chef de l’Etat. Nous avons tous du reste constaté à cette occasion que le président de la République Gabonaise, son excellence El Hadj Omar bongo Ondimba, est bien en vie".
Rappelons en effet que c’est dans la nuit de dimanche à lundi que l’hebdomadaire Le Point, via son site internet, a annoncé en premier le décès de celui qui était communément appelé le " doyen des chefs d’Etat africains ". Une information confirmée, selon l’agence France presse (AFP), par des sources proches du quai d’orset et largement relayée par les autres médias français. Ailleurs en Espagne, une source évoquait lundi matin que le président gabonais se trouvait dans une situation " grave, voire très grave " qui impliquerait son retour immédiat dans son pays.
Mais dans l’après-midi, le journal catalan La Vanguardia et l’agence Europa Press, citant des sources anonymes vont révéler le décès de ce dernier. Il nous souvient déjà qu’au moment de son hospitalisation, en mai dernier, à la clinique Quiron de Barcelone, les autorités gabonaises parlaient d’un simple bilan de santé ; un son de cloche différent de celui du ministère Espagnol des affaires étrangères pour qui Omar Bongo, malade, était interné " dans un état sérieux mais stable ".
Paul Missi Loumou (stagiaire)

