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René Zogo d’Ewondo : J’offrirai des albums à mon concert

Le guitariste parle des préparatifs de son spectacle de demain tout en jetant un regard sur la musique camerounaise. –

Comment avez-vous trouvé le Cameroun musical depuis votre arrivée ?
Mon sentiment est qu’il y a beaucoup de talents. Dans le même temps, il y a aussi beaucoup de farfelus, et je pèse bien mes mots. Ceux qui m’intéressent ce sont des jeunes comme ce Kristy Bimone que j’ai découvert ici en arrivant et qui fera, comme je l’ai décidé, la première partie de mes deux spectacles des 13 et 19 juin prochains au Centre culturel François Villon de Yaoundé. Il a une voix de tête intéressante qui mérite par conséquent d’être entendue et encouragée. C’est très différent avec ce qui se faisait avant mon départ en novembre 1984. A l’époque, lorsqu’on composait une musique, il était important d’apprendre d’abord à chanter avant d’enregistrer quoi que ce soit. Enregistrer étant en soi un aboutissement. C’est pourquoi nous faisions la scène pendant longtemps avant d’aller en studio. On ne faisait pas la musique pour de l’argent, mais par plaisir et par passion. On chantait longtemps avant même de penser à faire un disque. J’ai par exemple attendu huit ans de pratique pour enregistrer mon premier album.

Où en sont les préparatifs de vos concerts ?
Ils vont bon train. Je fignole les répétitions avec mon orchestre de balafons. Jusqu’ici, tout va bien et je suis confiant pour la suite. Le concert aura trois parties. Comme je l’ai dit tantôt, Kristy Bimone fera la première, puis je ferai une deuxième avec ma guitare. La troisième reposera sur la présentation de mon dernier opus qui est du balafon pur. Le spectacle est prévu pour durer 90 minutes. Je signale en passant qu’en plus des instrumentistes, des danseurs seront de la partie. Pour les mélomanes qui feront le déplacement, je compte les gratifier chacun d’un Cd de mon cru à l’achat du ticket d’entrée.

Pourquoi offrir des Cd ?
J’ai toujours trouvé qu’il était bon de rester avec un souvenir après un concert. Avec ce Cd, les mélomanes me découvriront davantage.
Vos compatriotes vous reconnaissent-ils depuis votre retour ?
Eh oui ! Surtout ceux d’une certaine génération. Ces gens-là se souviennent encore de mes compositions alors qu’ils faisaient à l’époque leur lycée. Tenez ! L’autre jour, l’un d’eux m’a appelé au téléphone pour me demander des disques. Je suis allé à sa rencontre à la Cour suprême où il travaille et nous avons ensemble évoqué le bon vieux temps. Je vous rappelle que je suis l’auteur-compositeur de la musique du film "Dance my love" dans lequel joue notamment Alphonse Béni et qui a connu beaucoup de succès à la fin des années 70. Beaucoup ne l’ont pas oublié et me le font savoir quand nous nous rencontrons.

Pourquoi avez-vous penché pour le balafon dans votre dernier album ?
C’est pour moi une sorte de suite des choses. A mes débuts, j’étais très ouvert, voire même moderne dans mes compositions, notamment dans le genre disco qui faisait alors fureur. J’ai pensé au balafon il y a environ deux ans quand j’ai pris conscience que je suis né dans les balafons, et donc y retourner n’était qu’une suite logique à ma carrière. J’ai donc cherché des balafonistes et le résultat est là !

Propos recueillis par Parfait Tabapsi

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