Hugo Nyamè communie avec Douala
L’auteur de “Pardon madame” a présenté officiellement son nouvel opus qui cartonne. –
Assurément, les fruits ont tenu la promesse des fleurs. Le spectacle dédicace qu’a offert Hugo Nyamè vendredi 26 juin 2009 à Douala Bercy était tout simplement à la dimension de l’énorme talent d’un artiste dont la première parturition discographique fait fureur. Pendant plus de deux heures d’horloge, Hugo Nyamè a baladé un public euphorique, enthousiaste dans le sillage des 9 titres qui composent l’album Pardon madame, sorti en février 2009 des écuries d’Altus production (Kouet Industry que dirige Martin Essobe s’occupe de la promotion). Dans un concert en life, (comme on en voit plus beaucoup ces derniers temps), où le chef d’orchestre Pierrot et sa bande sanglés dans des tenues en blanc accompagnaient la star, le public ne s’est pas tourné le pouce. La communion était totale. Le ton avait été donné dès l’entrée de la star dans l’arène de Douala Bercy. Un standing ovation. Et hop le show pouvait commencer !
Dans une djellaba d’une blancheur inouïe, foulard attaché à la manière des mahométans, lunettes de soleil noires bien ajustées, mocassins blancs aux pieds, Hugo a enchaîné des chansons devenues des références en matière de makossa pur. Epée Songue, BB puis Mpilingui sont repris en chœur par des spectateurs aux anges. Les danseuses, Gaëlle, Florence, Samantha, Bibiche et les autres appelées par l’un des imprésarios “les Pignolines”, dans des déhanchements électriques, ont crée un tollé infernal.
Lorsque le monstre sacré qu’est Hugo Nyamè entonne Lombo, puis Moyo et Nyango, l’ambiance monte de plusieurs crans. Dans la salle, ses collègues artistes n’hésitent pas de sauter sur la scène. Fred Bollo, Pakito Kaiser, Njohreur…donnent de la voix et chantent avec la vedette du jour. Njohreur se saisit du microphone, dans un élan de modestie et d’honnêteté qu’on lui connaît, annonce à la foule en ébullition que le mari d’autrui est sucré, une chanson qui fut un tube avec Sergio Polo et lui Njohreur, est l’œuvre d’Hugo Nyamè. On crie à tue tête. On saute de joies. On applaudit à tout rompre.
Hilarité débordante
Cette chaleur gagnera en intensité lorsque le titre phare, devenu un hymne dans les chaumières, espaces publics, bistrots et autres dancings est exécuté. Le “farotage” est allé des plus belles. Chacun a voulu témoigner via des espèces sonnantes et trébuchantes son enthousiasme et sa sympathie à la star. Le public exulte. Tout le monde est debout. L’ambiance est torride. On danse dans tous les coins de la salle. On fredonne “Pardon madame, pardon madame ééé ouvre moi la porte o éé a yo moutoudou à témo moé…Au feu les pompiers ! La maison se brûle, aux feux les pompiers ! la maison se brûle. Ce n’est pas moi qui l’ai brûlé oo. C’est mon petit frère…”
De toute évidence quelques boissons chaudes et alcoolisées servies au public Vip auront été pour beaucoup dans cette hilarité débordante. Au total, l’on aura passé une soirée festive au point où, le temps n’a pas suspendu son vol au grand dam d’une foule qui en redemandait. Pour une entrée en matière dans l’univers du show biz, Hugo Nyamé aura mis la barre très haut.

