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Ambroise Mbia : Le théâtre jusqu’à la lie

Le vétéran sera encore d’attaque pour manager la 17è édition des Retic du 17 au 24 novembre prochain. –

C’est un sexagénaire qui ne fait pas son âge que les journalistes ont rencontré hier mercredi à l’espace «Case des arts» au quartier Essos à Yaoundé. Un Ambroise Mbia très serein et concentré comme un comédien préparant son entrée en scène. Il les y avait réunis pour leur parler de cet art qui lui tient à cœur et pour lequel il a sacrifié plus d’une chose importante au cours des cinquante dernières années. Devant les journalistes, il a précisé avec cette fougue qui le caractérise quand sonne l’heure de parler du théâtre les contours de l’événement. Puisant dans ses ressources infinies et inépuisables pour présenter cette 17ème édition des Rencontres du théâtre international du Cameroun (Retic) dont la précédente édition remonte à 2007. Ce faisant et emporté par cette fièvre de voir cet événement né en 1992 survivre au temps, il n’a pas jugé utile de revenir sur le report de cette 17è édition l’année dernière. «Seul compte aujourd’hui cette édition et tout ce que cette rencontre a déjà réalisé jusqu’ici».

Soit donc ! Dès le 17 novembre prochain les publics de Yaoundé, Douala, Dschang et Buea ont rendez-vous dans les espaces culturels français pour admirer pas moins de dix spectacles d’ici et d’ailleurs, car «c’est l’occasion pour lui de regarder plusieurs pièces de qualité internationale sélectionnées parmi les plus en vue». Et pour que ce public ne reste pas sur sa faim, un bouquet de taille lui est réservé. Si la Grecque Lia Karavia est la tête d’affiche, il reste que Were Were Liking sera de la partie tout comme la Tchadienne Mariam Mayoumbila, Rabiatou Njoya, la Française Martine Quentric, le Gabonais Modeste Mbombet, l’Américaine Marni Rice ou encore le Péruvien Rafo Diaz.

Une liste dominée par la femme et à dessein à en croire le président des Retic qui a d’ailleurs placé cette édition sous le thème de «la femme artiste de théâtre». Une option qui trouve sa justification dans la volonté de rendre hommage à ces dames qui ont bravé nombre d’obstacles pour se faire un nom dans ce monde finalement moins misogyne qu’il n’y paraît. Des hommages qui constitueront l’occasion de ressusciter l’association des femmes artistes d’Afrique centrale qui marchait bien jusqu’au décès de sa première présidente Edwige Ntongon à Zok. «En choisissant ce thème, nous voulions rappeler la femme artiste toutes spécialités confondues que la place qui leur est réservée dans le théâtre est importante et qu’elles se doivent par conséquent de continuer à bien l’occuper», explique M. Mbia.

A l’entendre, on est à mille lieues d’imaginer que cet homme qui a tant fait pour le théâtre n’est pas que comédien ou manager culturel. A une soixantaine de kilomètres de Yaoundé, se trouve son principal repère. Loin des fastes de la scène, celui qui a reçu en France d’abord une formation d’agriculteur, puis d’homme de théâtre après une désillusion, fait de l’aquaculture et de l’élevage. Sans toutefois oublier le théâtre. Lui qui tient à dire aux plus jeunes combien «c’est le travail qui nous sortira de la misère». Il leur demande donc de travailler encore et encore. Et pour ne pas faire les choses à moitié, plusieurs ateliers animés par les membres de son équipe sont au programme de cette édition. Pour que continue de vivre le théâtre !

P.T.

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