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Fatima Megma présente sa nouvelle collection

Trois jours n’ont pas été suffisant pour l’une des meilleures artistes sculpteur du Royaume bamoun à présenter la créativité et la richesse de ses nouvelles ouvres sculptées, les masques qu’elle a travaillés tant à Foumban sa ville d’origine qu’à Yaoundé, la ville aux sept collines. –

Cette artiste qui sculpte depuis le berceau et qui a retrouvé le chemin des galeries du Cameroun, après une longue tournée en Europe, avait pourtant prévu de faire étalage de son know how du jeudi 21 au 23 janvier dernier, dans sa propre galerie qu’elle s’est créée à son domicile de la Cité Verte à Yaoundé. Mais l’exposition vente d’œuvres sculptées sur bois dont le thème est « Bas-relief » fait les prolongations. Dans son atelier, l’observateur qui arrive sur les lieux est séduit par la trentaine de pièces parmi lesquelles des portes, fenêtres, chaises, coffres, des tableaux de décoration et plusieurs objets d’art africain. Le travail de Fatima Megma est un véritable régal artistique. Juste une mosaïque de pièces sculptées, des instruments de travail que sont : le Mahé, les ciseaux, le gouge et un assemblage de couleurs…

L’exploitation de l’espace fait observer à l’intérieur comme à l’esplanade de sa « galerie de fortune », des tableaux et œuvres sculptés qui sont soient : une scène de justice devant le Sultan, Roi des bamoun, le couple coupable est condamné à la pendaison ; la présentation des produits de chasse au monarque par des coups de feu ; une scène de pêche composée de femmes et des hommes ; les symboles des bamoun (l’araignée, la double cloche, le serpent à deux têtes) ; une scène de cuisine en communauté par les femmes bamoun ; le retour de la chasse et la présentation des gibiers au Sultan. Des pièces de grande portée sociale et culturelle ont aussi leur place dans le travail de Fatima Megma. C’est le cas pour des travaux tels que : la maternité traditionnelle ; les symboles bamoun parmi lesquels : la danse, la cuisson, l’honneur du Sultan, la cueillette, la travaux champêtres. A cela s’ajoutent : un guerrier bamoun avec son trophée ; une fête au village ; un mortier représentant les activités des femmes au village ; une caisse de bijoux ; des tam-tams représentant les scènes de réjouissance ; les masques et statuts pounou ; le jeu de Mbee « songo »…

Sculpteur dès le berceau

Née le 10 avril 1982 à Foumban, la capitale des arts et de la sculpture, dans la région de l’Ouest Cameroun, Fatima Megma est très tôt passionnée par la sculpture. « Mon amour pour l’art commence dès ma tendre enfance quand je suis confiée par mon feu père (paix à son âme) à un maître sculpteur du nom de Maloun Tapom Moussa. Lui qui avait pour devise : travail, endurance, assiduité, rigueur et travail, réussit à inculquer à la jeune fille de 14 ans que j’étais, les clefs et les méthodes de travail. Précisons que dans un contexte culturel bamoun et musulman où les filles de mon âge étaient prédestinées au mariage précoce, j’étais la seule fille de l’atelier et fait inédit, j’étais soumise au même traitement de rigueur comme les autres apprenants de sexe masculin » affirme-t-elle.

Après cinq années d’apprentissage, l’artiste a décidé de voler de ses propres ailes. Elle s’est même fixée l’objectif d’être l’ambassadrice de l’art africain en général, de la sculpture sur bois en particulier pour exprimer les vertus et les vices de la société africaine à travers le monde. A ce jour, on l’a retrouvée dans des expositions tantôt à Zurich, à Munich, à Paris, à Madrid, à Parme. A l’échelle nationale, Fatima Megma a donné du sien et revalorisé sa sculpture au Massao, à Promote, mais surtout lors des éditions du « Nguon ».

souley.onoholio


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