Clôture : Le Siarc ferme ses portes
La grande foire artisanale du Cameroun s’est achevée hier par une cérémonie de remise de distinction. –
L’émotion était perceptible hier sur les nombreux visages à quelques heures de la clôture de la deuxième édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun sis à l’Hôtel de ville de Yaoundé. Tant la séparation semblait difficile à digérer par les organisateurs, la communauté des artisans, les visiteurs et les nombreux curieux qui pendant dix jours d’événement, ont noué des relations amicales et fraternelles. Pour immortaliser ces instants de ferveur, d’intense chaleur et d’ambiance, beaucoup ont pris d’assaut les gigantesques œuvres d’art situées au centre du village pour quelques photos souvenir. Pendant que les adeptes de Pantagruel et de Bacchus prenaient d’assaut pour une dernière fois les fumoirs et les comptoirs et l’espace gastronomie, certains visiteurs faisaient les derniers achats avec les nombreuses baisses de prix enregistrées au niveau de certains stands.
La fatigue de la longue attente commence à se lire sur le visage à avoir raison de certains exposants et visiteurs quand enfin, Laurent Serge Etoundi Ngoa et sa suite prennent place à la tribune officielle dans un site trempé dans une ambiance de carnaval sous la houlette des nombreux groupes de danse traditionnelle qui ont pris d’assaut les lieux depuis les premières heures de la matinée. Aux côtés du ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat, Marie Louise Secke Pouka, secrétaire général dudit ministère, Gilbert Tsimi Evouna, délégué du gouvernement auprès de la communauté urbaine de Yaoundé ainsi que plusieurs hauts responsables du ministère des Pme. Dans une allocution improvisée, Laurent Serge Etoundi Ngoa qui tient à ce que "le Siarc continue et s’améliore" lancera à l’endroit des artisans que "l’originalité ne doit pas payer le prix de la modernité." Certainement eu égard à ces nombreuses œuvres d’art qui avaient fini par perdre de leur éclat du fait des nombreuses transformations subies.
Parmi les lauréats retenus à la suite de la compétition organisée par le jury dirigé par Ebénézer Elimbi, l’on retiendra que le prix de la meilleure œuvre nationale est revenu à Hélène Mapoko de Mistral, tandis que Yaya Abdouramane a reçu le prix de l’innovation. Dans le domaine du tissage, de la broderie, de la tapisserie et du tricotage, le premier est revenu à Issa Soudani, le 2e à Atina Marie et le 3e à Moukori Epoh Hélène. Quant à la catégorie menuiserie et ameublement, Mistral plus décroche le 1er prix, alors que Hilaire Tassa s’en tire avec le 2nd, laissant ainsi le 3e à Alain Eteme. Dans la catégorie bronze, Nsangou Mama vient en tête, suivi de Hamadjam Mama, tandis que la république du Congo a remporté le prix du meilleur stand. D’autres catégories comme la forge, la transformation alimentaire, la couture,l’industrie artisanale, la peinture, la sculpture, la vannerie, la transformation des produits forestiers ont également été primées. Au terme de cette remise des prix, la région de l’Adamaoua a reçu quatre prix dont celui de l’innovation, de la broderie, de la forge et de l’industrie artisanale. Ce qui a fait dire à la communauté des artisans cette région que la coupe est pleine. Rendez-vous a été pris pour 2012.
Sainclair Mezing

