Massao bis repetitas dans le fiasco
le festival international de voix des femmes dans le fiasco –
Tous les ingrédients sont-ils réunis pour que le cocktail détonant que le festival international de voix des femmes Massao devait servir à chaud au public de Douala du 28 février au 8 mars 2010, soit effectif? Difficile d’esquisser une réponse par l’affirmative si l’on tient compte des errements et autres balbutiements enregistrés jusque là. Tenez ! La tête d’affiche annoncée en ouverture du festival à la Place de gouvernement à Douala n’a pu monter sur scène. Kareyce Fotso a dû quitter le village du festival, sis à la Place du Gouvernement à Bonanjo-Douala la mort dans l’âme… Le podium devant servir d’arène au spectacle a été apprêté avec beaucoup de retard. Le public venu en grand nombre digère péniblement le ratage enregistré, par la bande à Théophile Mbouma Bissa, promoteur du Massao.
Alors que mélomanes et autres mordus de la musique caressaient l’espoir de voir Massao 2010 prendre son envol dimanche 28 février 2010, l’organisation lui a plutôt filé un mauvais bébé. Quelques artistes en herbes ont presté dans le cadre des « «scènes révélations du Massao». Pas l’ombre des stars et autres têtes d’affiche annoncées triomphalement par les organisateurs lors de la conférence de presse du lundi 22 février 2010 au Centre culturel français Blaise Cendrars de Douala. Sur les raisons d’une telle déculottée, Stéphane Tchakam, l’attaché de presse du Massao que Le Messager a joint au téléphone lundi 1er mars 2010 n’a pas eu besoin de gants ni de fards : «l’organisation du festival international de voix des femmes Massao fait face à des problèmes logistiques liés au fait que certains sponsors ne tiennent pas à leurs engagements et autres accords de principe. Des promesses de financements ne sont pas respectées par certains de nos partenaires. Des procédures par trop administratives et autres lourdeurs ont fait que tout ne soit pas ok»
Casting des artistes
Un son de cloche qui avait été entonné au cours de l’échange avec les médias lundi 22 février pour justifier la non participation de certains partenaires de la première heure d’un festival qui depuis 2007, date de la dernière édition, peine à se tenir. En 2009, le Massao avait été tout simplement annulé pour causes de moyens financiers. A bien y regarder, le festival international de voix des femmes est en perte de vitesse, lui qui ne parvient plus à respecter sa périodicité. La première édition a eu lieu en 1999, la deuxième en 2001, la troisième en 2003, la quatrième en 2005 et la dernière en 2007. Entre cette date et 2010, année au cours de laquelle le Massao essaye de sortir la tête des eaux dormantes après un rendez-vous manqué l’an dernier, trois ans ont coulé sans le Massao qui s’affichait comme un biennal.
Toutefois, selon Stéphane Tchakam, la programmation musicale du festival ne subira pas de changement radical. Le casting des artistes et autres têtes d’affiche, ne bougera pas d’un iota. Même si l’attaché de presse du Massao reconnaît par ailleurs qu’il faudra que l’organisation reprenne langue avec Kareyce Fotso il annonce que Buridane, artiste français devait monter sur scène hier lundi 1er mars 2010. Par ailleurs, le volet théâtral du Massao s’ébranle au Ccf de Douala demain mercredi 3 mars 2010 à travers Le Monde imaginaire de Ciba, une mise en scène de Gnilane Ndiaye avec Marième Faye et Patricia Gomis.
Alain NJIPOU

