Spectacle : Gospel Jam embrase la scène
La prestation a eu lieu samedi dernier à l’espace culturel « La terre battue ». –
Effervescence. Au centre culturel La terre battue au lieu dit camp Sic Nlongkak à Yaoundé, les amoureux de la musique gospel irradiaient de plaisir et de joie. Trois heures de louanges et de show les ont tenus en haleine. Applaudissements et cris d’encouragements accompagnaient les pas de danse et parfois des coups de reins. "C’est tout simplement merveilleux! On dirait du gospel américain. Je n’avais jamais vu un tel spectacle ici", s’extasie une mélomane au bord des larmes. L’émotion est au zénith, personne ne s’ennuie. D’aucuns préfèrent s’asseoir et savourer tranquillement la musique tout en sirotant une boisson. Accompagné par la chorale "Konane Zambe", le Gospel Jam a touché plus d’un cœur.
Chanter c’est prier deux fois. D’où la profondeur des messages. L’amour, la joie, la paix, le pardon que procure la foi en Dieu. "Dis juste un mot et je serai guéri, Jésus le vrai repos, le pardon cette la puissance qui libère, l’amour de son prochain" ; pour ne citer que ces fragments.
Pour toucher davantage la sensibilité du public, l’harmonie des sonorités et la diversité du rythme ont été de mise. Bikutsi, benskin, rap, soul, reggae, en l’occurrence ; en francais anglais, duala, ewondo, ibo. Un cocktail sonore digeste, produit par l’entremise des instruments d’un orchestre complet.
Composé d’une vingtaine de choristes de diverses religions, le groupe Gospel Jam est motivé par une ambition "face à une société qui renie les mœurs à un rythme inquiétant, nous voulons à travers ces spectacles, installer un festival de musique religieuse.
Il est donc question de ramener les âmes vers le seigneur", explique Serge Tchuembou le leader du groupe. Ledit festival est prévu du 05 au 07 novembre 2010. Leur objectif rejoint celui de l’administrateur du centre culturel La terre battue, où le spectacle s’est déroulé. "Promouvoir la culture africaine et camerounaise en particulier est notre champ de bataille ", précise Francis Bomo. Pour y parvenir, le partenariat avec le ministère de la culture et d’autres structures, est scellé. Ce qui explique la gratuité des spectacles organisés chaque week-end. D’ailleurs, il y est prévu un spectacle live à 16h, cet après midi en l’honneur de femme.
Gertrude Guimatsia (stagiaire)

