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Bande dessinée : Un Bitchakala encourageant

Le bimestriel « de la Bd camer » est un concentré de petites histoires alléchantes de notre quotidien. –

23 Mar 2010

Lorsqu’en 2004 Essingan paraît en kiosque, beaucoup d’amoureux de la bande dessinée (Bd) soufflent et se disent qu’enfin la Bd magazine va trouver voix au chapitre dans le paysage médiatique camerounais. Surtout que les numéros se suivent avec une certaine régularité et que la qualité des dessins est à la hauteur des espérances que des événements comme le Fescarhy ou encore le projet du Popoli avait laissé entrevoir. Mais c’était sans compter avec les aléas d’un environnement où l’initiative éditoriale doit intégrer d’autres ingrédients pour sa survie et son devenir.
Au bout de cinq numéros donc, l’espoir des lecteurs s’est envolé. Et depuis, plus rien, ou presque. Et c’est donc avec une certaine joie que Bitchakala, "le magazine de la Bd camer" a été accueilli à sa sortie il y a deux semaines.

Un bimestriel qui pour la première édition semble porter les espoirs d’un genre qui n’a pas dit son dernier mot. Sur la forme en effet, l’on note une certaine dextérité dans les dessins qui sont bien affinés. Dessins qui souffrent cependant par endroits d’une impression pas toujours au point.
Sur le contenu, de petites histoires du kwatt comme on aime et qui s’achèvent très souvent par des "A suivre…" qui finissent de convaincre le lecteur averti qu’on est en fait en présence d’une sorte d’"objet journalistique non identifié". Ce qui finalement n’est pas grave pour tout amateur de Bd, surtout ceux qui ont été bercé par les aventures d’un Tex, d’un Blek le Roc ou d’un Zembla où à chaque fois il était question d’un épisode qui aiguisait la curiosité et suscitait l’attente d’une prochaine édition que l’on espérait dans la foulée.

Un travail qui se veut de qualité. C’est du moins ce qui transparaît de l’édito de ce premier numéro où on peut lire que les promoteurs sont déterminés à "mettre la barre encore plus haut". Cela bien que le même édito donne à penser que le collectif A3, initiateur du projet, ne veut point s’en laisser compter, n’hésitant pas d’ailleurs à verser dans le zèle voire le pédantisme. Ce qui n’est pas de bon augure. Quoi qu’il en soit, le collectif qui organise la dédicace de l’opus demain, mercredi 24 mars, au Centre culturel français de Yaoundé dès 16h, serait inspiré de s’entourer des professionnels du journalisme qui bien qu’étant un art, n’en n’est pas moins une profession avec ses règles et une organisation propre qui se fait voir à travers les rubriques et une hiérarchisation de l’information pour ne parler que de cela. Car si la douzaine de jeunes qui compose l’équipée du Collectif A3 semble avoir du talent, il leur reste à mieux situer leur concept pour le bien même de sa réussite que l’on souhaite de tout cœur en voyant le fruit de leurs travaux. Le public lui n’attend guère mieux.

Parfait Tabapsi

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