Petit-Pays : J’emmène mes joueurs en boite de nuit
Le président de Caïman de Douala dont le club est l’actuel leader de la Mtn Elite two revient sur certains problèmes qui ont marqué la vie de son club. –
Malgré une évolution en dents de scie, Caïman joue toujours les premiers rôles…
C’est un double combat que nous menons. Vous constatez que nous devons non seulement bagarrer avec l’adversaire, mais en plus, nous devons combattre contre les arbitres qui ne font pas bien leur travail. Après, les gens vont se plaindre que les spectateurs ne viennent pas au stade. Comment viendront-ils au stade pour voir tant d’injustices chaque week-end ? En tant que président de Caïman, je souhaite que nous retrouvons notre place (la 1ère place). Nous la méritons.
Que faites-vous de particulier pour que vos poulains enchaînent victoire sur victoire ?
De quoi est-ce que vous me parlez là ? Ces enfants-là sont les joueurs les plus gâtés de notre championnat. Ils ont des bons salaires, ils reçoivent leurs primes normalement. Je les emmène en boite de nuit. Je fais tout pour les mettre à l’aise. Mais, malheureusement, ils ne sont pas conscients. On n’a plus beaucoup de matches devant nous pour la fin du championnat et on doit tout faire pour être le premier.
Vous êtes un peu trop dur avec vos joueurs. Votre club est quand même 2ème et à un point du leader (après la victoire, 3-1 sur Tkc Samedi dernier à Douala, Caïman a finalement repris la première place)…
Ils doivent tout faire pour être premiers comme moi d’ailleurs. J’ai bossé très dur pour être le numéro 1. Pourquoi eux aussi ne seraient pas le numéro 1 ? Ils doivent travailler plus, sinon, ils vont m’obliger à les virer pour recruter d’autres joueurs.
Vos objectifs, en début de saison, étaient d’être premier pour remonter au championnat d’élite, la Mtn Elite One. Cette ambition reste-t-elle intacte ?
Bien sûr ! Nous devons remonter en première division. C’est là où se trouve la place de Caïman. Caïman n’a rien à faire en Mtn Elite Two.
Pendant la récente période de crise que Caïman a traversé, on a assisté aux démissions de certains entraîneurs qui réclamaient des salaires….
(Il coupe). Vous parlez de quels salaires là ? Je mets au défi quiconque de venir prouver que nous lui avons promis 10 frs et on n’a pas payé. On pas payé tout le monde, joueurs comme entraîneurs.
Il y a un mois, vous annonciez en plein spectacle à Douala que vous serez le prochain président de la Fédération camerounaise de football. Etiez-vous sérieux ou était-ce juste une simple déclaration de star ?
Le pouvoir vient de Dieu. Je ne savais pas que j’allais être président de Caïman. J’étais en tournée aux Etats-Unis et on m’a appelé pour venir être président de Caïman. Par la grâce de Dieu, tout va bien jusqu’ici. Maintenant, il faut viser loin. Etre président de la Fécafoot. Et si le peuple le veut, je serais président de la Fécafoot et non pour faire plaisir à Turbo Petit-Pays, mais pour faire avancer le football, pour le bien du peuple camerounais.
Samuel Ngue

