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Spectacle : Bona et Seun Kuti créent l’évènement

Ils ont ravi des milliers de fans massés à la Médina de Rabat au Maroc samedi dernier. –

 

Il aurait souhaité que le public soit plus proche de la scène. Richard Bona a dû se satisfaire de ce que les rbati aient délaissé, samedi 22 mai dernier, leurs écrans de télévision où était diffusée la finale de la champion’s league pour assister au show qu’il a donné ce jour-là sur la scène du Bouregreg à Rabat. Et il fut époustouflant, à la hauteur des espérances d’une foule en délire. Placé dans le registre des découvertes de cette 9ème édition du festival des musiques du monde, le bassiste camerounais a enchanté son public.

Avec ce savant mélange de tonalités africaines, la virtuosité de Jaco Pastorious, le timbre et la fluidité vocale de Georges Benson, le sens de l’harmonie de Joao Gilberto, Bona a, une fois de plus, crée la surprise. En fin mélodiste entre jazz, pop et musique africaine, Richard Bona a bien démontré au public marocain qu’il fait partie de cette caste de chanteurs pour qui la musique est avant tout un engagement humanitaire. En tout cas, au vu du sourire béat qui se dessinait sur les visages, on peut dire que les spectateurs qui ont fait fi de la champion’s league ne l’ont pas regretté. La preuve, ce n’est que dix minutes après que l’artiste et son groupe aient quitté la scène que le public s’est rendu compte que le show était terminé. "le spectacle a été trop bref. Ils auraient dû l’allonger encore ", s’est désespéré Simon Zang, premier secrétaire de l’ambassade du Cameroun à Rabat. Comme quoi, 1h30 accompagné par les rythmes de Bona, c’est une seconde !

Julio Iglesias
Alors que le public se remettait à peine de cette transe dans laquelle l’a laissé le camerounais, le lendemain, le nigerian Seun Kuti a remis ça. Dimanche, c’est sur les rythmes de son saxophone que la foule s’est balancée toute la soirée. Sur scène, Seun Anikulapo Kuti a bien montré qu’il possède la grâce, l’énergie et la furie de son célébrissime père Fela. Avec les musiciens d’Egypt 80, l’un des groupes les plus légendaires d’Afrique, il a remis au goût du jour la plus originelle incarnation de l’Afrobeat. Avec une maturité étonnante pour son âge (22 ans), Seun explose sur scène, tant dans le répertoire de Fela que dans ses propres compositions. Seul hic à cette prestation, la scénographie a placé les sulfureuses danseuses de la star nigériane tout au fond de la scène loin des regards du public qui leur réclamait un peu plus d’espace sur le devant de la scène.

Et alors que Seun faisait tressauter le public au sein duquel on a pu noter une forte présence de rastafari, là-bas, sur la scène de l’Olm Souissi, l’ambiance était plutôt à la romance. Et pour cause : le chanteur espagnol, Julio Iglesias y faisait du charme à ces dames qui, une fois de plus, ce sont laissé prendre par ses belles paroles et par son accent chantant. A 66 ans, le chanteur espagnol qui compte des millions de fans à travers le Maroc, a en effet su tenir en haleine, deux heures durant, un public en majorité féminin, le sourire ravageur du crooner y était d’ailleurs pour beaucoup. Des tubes comme "Vous les femmes ", "Je n’ai pas changé ", ou encore "Ne t’en va pas je t’aime "…ont toujours autant ce succès phénoménale des années 80. Même pour celles et ceux qui n’étaient pas encore nés à l’époque.

Nostalgie, émotion au point de provoquer des sanglots de joie bien sûr, la soirée a été un pur moment de bonheur pour des milliers de fans qui auraient souhaité y passer la nuit, bercées par cette voix qui ne se refait pas. Ouvert depuis le 21 mai dernier (avec le passage très remarqué du malien Toumani Diabaté), le festival des musiques du Monde est un festival qui ambitionne, à chaque édition de réunir les cultures du monde au cœur d’une même fête. Ainsi, jusqu’au 29 mai, Rabat, vivra aux rythmes du monde avec une programmation réunissant des artistes exceptionnels. La scène internationale est cette année encore très bien représentée, puisque le festival accueille d’immenses stars. Après Julio Iglesias dimanche, Elton John, B.B. King, mais aussi Carlos Santana et Sting, qui donnera le concert de clôture très attendu font partie des invités spéciaux de cette 9ème édition.

Dorine Ekwè à Rabat

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