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Les dirigeants de la Fécafoot doivent-ils démissionner ?

Après la débâcle des lions : Les dirigeants de la Fécafoot doivent-ils démissionner ? –


Après l’humiliation des Lions à la Coupe du Monde, l’on attend toujours la réaction des responsables de l’organe technique du football camerounais.

Depuis la débâcle des Lions Indomptables à la dernière Coupe du Monde en Afrique du Sud où ils sont sortis avant-derniers de toute la compétition, l’on n’a pas aperçu le président de la Fédération camerounaise de football. Iya Mohammed n’a ni organisé une conférence de presse, ni fait un communiqué pour expliquer pourquoi les Lions ont échoué en Afrique du Sud. Tout juste, la Fédération se contente-t-elle d’envoyer sur des plateaux de radio et de télé, des seconds couteaux, qui tentent de calmer le courroux des supporters des Lions Indomptables.

Après la responsabilité des joueurs et de l’entraîneur dans l’humiliation des Lions à la Coupe du Monde sud-africaine, c’est la responsabilité directe de la Fécafoot qui doit être engagée en tant que organe technique. C’est la légèreté de la Fécafoot, le laisser-aller total et l’aveuglement de ses dirigeants qui a conduit au naufrage. Un certain nombre de faits l’attestent.

Quelques jours avant la Coupe du Monde, alors que plusieurs pays étaient déjà en concentration en Afrique du Sud, les Lions Indomptables se sont offert trois jours de farniente à Yaoundé. Samuel Eto’o et ses coéquipiers faisaient les recettes des boîtes de nuit de Yaoundé et autres gargotes de la capitale.
Plus grave, lors du stage des Lions en Autriche, Samuel Eto’o, l’homme sur qui le Cameroun comptait pour gagner la Coupe du Monde, ne s’est pratiquement pas entraîné. Avec la bénédiction de la Fédération, le capitaine des Lions s’est offert quelques jours de balade à Paris, soi-disant pour des raisons de publicité pour le compte de l’équipementier des Lions. Conséquence, Eto’o est passé à côté de la Coupe du Monde, n’arrivant pas à trouver une véritable cohésion avec ses coéquipiers de l’attaque.

La Fécafoot est aussi coupable d’avoir manqué d’autorité sur l’entraîneur et sur les joueurs. Paul Le Guen a eu un blanc-seing total sur tous ses faits et gestes, alors même qu’il fonçait tout droit dans le mur. La tanière des Lions s’est transformée en une foire d’empoigne entre les joueurs et l’entraîneur. Les égos surdimensionnés, les conflits de personnes ont pourri le groupe. Toute chose que nous avions déjà dénoncée avant la Coupe du Monde et même après l’échec de la Can en Angola. Mais la Fédération a continué à mentir, claironnant que tout allait bien dans le groupe, que « l’union sacrée » était de mise, jusqu’à ce que le naufrage oblige tout le monde aujourd’hui à reconnaître que l’atmosphère était délétère.

A l’heure du bilan, que va faire la Fécafoot ? Les joueurs, fauteurs de troubles, vont-ils être sanctionnés ? Pour le moment, le principal responsable de la Fécafoot, son président, reste claquemuré, comme d’habitude, dans sa tour d’ivoire. Silence radio.

Jean-Bruno Tagne

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