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Gustave Ebanda : Des kiosques seront installés dans les carrefours

Le promoteur de Massema production revient sur sa profession et dévoile sa stratégie de lutte contre la piraterie. –

 

Depuis combien de temps êtes-vous dans la production ?
Cela va bientôt faire trois ans que je suis dans la production. J’ai commencé par produire Devi’s Mambo. Après lui, j’ai produit Tiger Motto, Epée Black et Mba Mba Louis. Après ces artistes musiciens, j’ai également avec Njohreur et un ex d’Extra Musica qui s’appelle Kadhafi Santos. C’est un Congolais. C’est moi également qui ai produit Petit Pays. Et actuellement Nicole Mara est en studio. Son album sortira d’ici trois semaines.

Après trois ans passés dans la production, pourquoi est-ce seulement maintenant qu’on connaît Massema ?
Quand on est nouveau, on ne peut pas être connu tout de suite. C’est par rapport à ce que vous faites que le public se rend compte qu’il y a une nouvelle personne. Qu’il y a une nouvelle structure musicale. Donc, nous avons pris tout notre temps pour bien travailler, pour nous faire connaître et pour asseoir notre notoriété.

Qu’est-ce vous a amené dans la production?
Je tiens à signaler que je suis auteur-compositeur. C’est donc par passion pour ce que je fais que je suis dans la production.

Au moment où la piraterie sévit dans le secteur musical camerounais, quelles sont les mesures prises pour que les albums que vous produisez ne connaissent pas le même scénario ?
On ne peut pas échapper à ce scénario. C’est dommage. C’est regrettable pour nous qui faisons dans la production. Mais je crois que Massema est en train de mettre sur place une stratégie qui va permettre de vulgariser les points de vente des produits de notre maison de production. D’ici un moment, il y aura Massema distribution qui sera fonctionnel. Nous aurons des kiosques dans tous les grands carrefours. Je crois qu’avec cela, on pourra efficacement lutter contre la piraterie. Parce qu’on ne peut pas non plus dire à ces jeunes, ne faites plus ça et rentrer au quartier.

Vous venez de produire le dernier album de Petit pays, «God go pay». Quelle est l’astuce de Massema production pour aguicher les artistes musiciens de renom ?
Le secret de Massema, c’est d’abord le sérieux. Nous avons quelque chose de nouveau à présenter aux mélomanes camerounais et africains. Nous voulons remettre les stars à leur véritable proportion. Nous ne faisons pas la production parce que nous voulons simplement gagner de l’argent. Nous voulons valoriser les artistes que nous produisons. Petit Pays, c’est déjà quelqu’un qui a un nom. Et c’est un artiste qui a choisi travailler avec Massema.

Et pourquoi ?
Parce qu’une jeune maison de production comme Massema a besoin d’être encouragée par rapport à ce que nous faisons. Et il a compris. Il a dit, je viens vers vous. On travaille ensemble pour que la maison puisse s’épanouir. C’est dans ce cadre que nous avons pris les grands artistes qui sont déjà dans nos portes, comme Nicole Mara. Bientôt Ama Pierrot que nous allons produire. Les portes de Massema sont ouvertes pour tous les artistes qui ne souhaitent pas que la musique camerounaise meure.

Sandrine Tonlio

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