Découverte: Monny Sosso chante pour les anciennes gloires
«Hommage aux anciennes gloires». Tel est le titre phare de l’album que s’apprête à mettre sur le marché discographique, Monny Sosso. Les six titres qui composent cet album parlent de l’amour, le respect du droit… –
«Hommage aux anciennes gloires». Tel est le titre phare de l’album que s’apprête à mettre sur le marché discographique, Monny Sosso. Les six titres qui composent cet album parlent de l’amour, le respect du droit d’aînesse, la tolérance et la crainte de Dieu. Dans un mélange de makossa et de zouk agrémenté de sonorités guitaristiques et de l’acoustique-batterie, dont l’artiste a seul le secret. Dans cet album qu’il se propose de présenter au public de la capitale économique avant la grande campagne nationale, il y chante ses déceptions, ses amours et fait un plaidoyer pour la restauration des lettres de noblesse de la musique camerounaise. Et ne manque pas de faire l’apologie de Manu Dibango, Ben Decca, Dina Bell, Francis Bebey et bien d’autres.
Du haut de ses 42 ans, Monny Sosso, expert en arts martiaux (kung Jitsu) flirte avec la musique depuis sa tendre enfance vécue en toute innocence à Dibombari. Sa passion pour l’art naît de son passage au Ces de cette ville. Consacré meilleur chanteur et meilleur batteur au collège Eyengue Nkongo en classe de 1ère, il raflera toutes les récompenses et très rapidement, cédera à l’appel du grand large pour se retrouver en Côte d’Ivoire où il produit deux albums grâce à Jat Music qui font un tabac en Afrique de l’Ouest. L’artiste était pris en mains par Doumbe Mon, un manager camerounais qui lui a ouvert les portes du grand monde. Actuellement basé à Hong Kong où il assure les fonctions d’interprète de Jet-Li (le célèbre cinéaste chinois), Monny Sosso est d’abord passé à travers les mailles de l’école de son cousin Me Archangelos Dimitras.
D’après Jean René Douala Njembelle, son chargé de la communication, «c’est chacun qui va apprécier cet album à sa juste valeur et c’est à cause de la piraterie qu’il n’est pas encore disponible»Au moment où il s’apprête à présenter cet opus au public de Douala, l’expert en kung Jitsu se souvient encore avec nostalgie de l’expérience vécue et de nombreux stages auprès des karatékas de renom. Pour Monny Sosso, 5è dan de kung Jitsu, le Cameroun demeure cependant sa patrie éternelle.
Et ne manque pas de critiquer certains de ses compatriotes. «Il y a beaucoup de chanteurs au Cameroun qui ne font que du tapage. Ils n’ont aucun respect pour une musique qu’ils ignorent. La musique camerounaise a encore du chemin avant de s’imposer sur la scène mondiale si rien n’est fait»
E.K
lemessager

