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Me Tagne plaide pour Elecam

Essai. L’avocat démontre que l’institution est une avancée dans le perfectionnement du système électoral au Cameroun. –

 

La question centrale de l’ouvrage a le mérite d’être claire : « Elecam, telle qu’elle a été aménagée et mise effectivement en fonctionnement au niveau national comme structure neutre de gestion des opérations électorales, a-t-elle les moyens d’assurer le déroulement démocratique des élections au Cameroun ? » 
L’auteur de « Elecam et le droit de vote au Cameroun », avocat au barreau du Cameroun et surtout délégué régional d’Elecam pour la région de l’Ouest, Me René Tagne, répond à cette question par l’affirmative, indiquant que l’institution a bien les moyens humains, financiers et matériels nécessaires pour assurer un déroulement « honnête, libre et impartial » des élections afin de permettre l’acceptation des résultats électoraux par tous les acteurs du scrutin. 
 
Ces moyens ont-ils pour autant été judicieusement utilisés lors du premier test d’impartialité de l’institution, à savoir l’élection présidentielle du 9 octobre dernier ? L’auteur, qui a publié l’essai en septembre 2011, quelques semaines avant le rendez-vous électoral de la présidentielle, n’avait pas caché son optimisme. Elecam, pour lui, aura été un arbitre du jeu électoral contesté « avant le match ». En effet, avant le scrutin présidentiel, la société civile, les partis politiques de l’opposition et des chancelleries occidentales avaient dénoncé une structure aux ordres, composée de membres presque tous issus du parti au pouvoir.
 
Insuffisances 
Une critique jugée hâtive par l’auteur, qui recommandait de formuler un jugement « au terme de la prochaine élection présidentielle ». Le déroulement de l’élection a justifié les critiques formulées, Elecam ayant montré des insuffisances. L’auteur va-t-il réviser sa position ? En guise de conclusion de son ouvrage, Me René Tagne, au terme d’une démonstration articulée en deux parties (contexte historique de création d’Elecam et Elecam ou la recherche d’un système institutionnel accompli), affirme que l’analyse des textes en rapport avec le fonctionnement d’Elecam a révélé des dispositions légales et réglementaires « d’une hardiesse certaine » qui concourent à l’affirmation du droit de vote, droit fondamental de l’homme. Il affirme ainsi l’indépendance structurelle et organique d’Elecam.
 
Qui pourrait, dès lors, contredire Me Tagne lorsqu’il affirme que les institutions les plus belles, les mieux conçues, les mieux aménagées ne valent guère que ce que valent les hommes et les femmes auxquels revient la tâche de les faire vivre ? Mais, comme le révèle le préfacier, Alain Ondoua, agrégé des facultés de droit, la plume de Me Tagne s’avère « retenue » sur certaines controverses « sur lesquelles son point de vue aurait été le bienvenu ». En effet, le lecteur cherchera en vain le point de vue de Me René Tagne sur les relations pas toujours harmonieuses entre le Conseil électoral et la direction générale des Elections, et sur la réintroduction de l’administration dans le dispositif de l’organisation des élections. Agé de 48 ans, Me Tagne est docteur en droits de l’homme et démocratie et enseignant vacataire à l’université de Dschang. En tant que responsable régional d’Elecam, il a dirigé la mise en place de l’institution dans la région de l’Ouest.
 
Claude Tadjon
 
René Tagne
Elecam et le droit de vote au Cameroun
Ceper S.A,. Yaoundé 
Septembre 2011, 189 pages 

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