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Akon, l’ange illuminé du show

En dépit de quelques problèmes techniques ayant émaillé l’entame de son spectacle à Douala, le chanteur afro-américain a offert une prestation plus qu’à la hauteur des attentes. La communion avec son public était sa priorité première. –

Il avait promis un show à l’américaine. Sur la scène, il a produit un show afro-américain. Quoi de plus normal pour un artiste de sa trempe. Akon n’a jamais renié ses origines malgré son aura international. Il sait d’où il vient. Durant une heure et trente minutes de prestation, son objectif principal a été d’être dans le public ; aller de la zone dite Vip jusqu’au shabba.

Dans un ballon oxygéné transparent ou physiquement, Akon s’est laissé aller à cœur joie malgré la perte de sa montre, sa chaîne, ses chaussures et chaussettes. Plongeant sur le public comme s’il se jetait dans une piscine. Il faisait valoir ce côté chaleureux africain qui l’habite. Mais à chaque fois, il est renvoyé sur le podium par les policiers et autres agents de sécurité sollicités pour assurer sa sécurité. Un acte qui n’a pas toujours plu à l’artiste. « Je ne peux pas venir au Cameroun pour la première fois sans toucher mon peuple. Je suis entré dans mon ballon pour rouler et aller jusque là derrière. Un konvict brise la loi. Les  policiers doivent me laisser toucher mon public camerounais ce soir », déclare-t-il depuis le podium. Des propos qui ont suscité une forte approbation des fans. Malheureusement pour lui, le scenario est le même à chaque fois qu’Akon se retrouve dans la foule. « C’est pour sa propre sécurité que nous faisons ça », nous lance un vigile. Le pas alerte.

C’est dans une ambiance explosive qu’Akon arrive sur le podium. Il est 21h40. Tout de blanc vêtu, il rayonne sur la scène comme un ange descendu tout droit du ciel. Les fans, dans une extase inqualifiable, crient à tue-tête. Que dire de plus à l’écoute de sa voix fine ! Dans les arbres parsemés à la place du gouvernement à Bonanjo, les jeunes se bousculent. Chacun veut se positionner sur la meilleure branche afin de mieux voir le concert. Attention de se retrouver au sol. Juste après cette première chanson introductive, tout s’arrête. Un problème technique vient d’être signalé. Le son produit ne peut plus être propulsé par les haut-parleurs. Dans le public, après quelques minutes d’attente, on l’évoque l’Eternel pour ne pas vivre le même scenario du concert de Diam’s à l’hôtel de ville de Yaoundé le 26 avril 2008. Les plus croyants exécutent les cantiques religieux pour une reprise rapide. Et ceux les plus psalmodiés sont « Je suis dans la joie » du pasteur Guy et « El shaddaï » du groupe congolais Gaël.

Seize minutes chrono plus-tard. Tout revient dans l’ordre. C’est dans ce genre de moment qu’on reconnait les grands artistes. Cette situation n’a guère ébranlé le moral d’acier du boss de Konvict musik et de epidimik Studio avec Nibay. Il revient sur la scène. S’excuse pour le problème. Et le show peut reprendre droit de citer. Chanteur mais aussi percussionniste exceptionnel, Akon électrise la foule. Les fans sont aux pas. Les mains levées vers le ciel, ils l’agitent de haut en bas, de gauche à droite au rythme de la musique et sous la coordination du sénégalo-américain. Ensemble, ils ont tous passé en revue une partie de son répertoire. « Lonely », le tube qui l’a révélé au monde entier, « Tchop my mony », le remix fait avec P Square, « I like u », « Nannan », « Smatha », « Beautifull », « Mama Africa », pour ne citer que ceux. Conscient de la chaleur torride qu’il fait actuellement dans la ville de Douala, Akon asperge de temps en temps de l’eau sur son public. Pour les rafraîchir. Mais, cela n’a pas empêché de dénombrer quelques cas d’évanouissement. Cinq que nous avons aidé à secourir.

« Cameroun, levez les mains pour célébrer l’Afrique ; cette terre où nous sommes tous venus. Cette terre de nos aïeux », dixit l’artiste autour de 23h07. Cette légère déclaration constituée de mots forts évocateurs, Akon entonne « Ô Africa » en guise de clôture. Sous les acclamations des milliers de fans ayant fait le déplacement. En rappel, la première partie de ce grand spectacle a été assurée par la crème du hip-hop local : Daniel Eog, Lady B, Sidney, Franky P, Krotal et Tony Nobody.

Frank William BATCHOU
http://blogfrankwilliam.com.over-blog.com

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