La Fécafoot et ses marchands de misère. Pas de Raymond Domenech au Cameroun !
Depuis le weekend dernier, c’est à Paris que la Fédération camerounaise de football a délocalisé le théâtre de ses tribulations et des actions de basse besogne. En cette période électorale ô combien chaotique, M. Iya Mohamed, consigné au Cameroun sans passeport. doit se mordre les doigts. –

Domenech manipulé par ses joueurs au Mondial 2010 © Getty Images
La délégation camerounaise, menée par Tombi a Roko venu sécuriser les avoirs de son président, mouline depuis son arrivée à Paris. Elle a du mal à convaincre le camp de Raymond Domenech, faute d’un accord pour une candidature. Une candidature engagée sans mandat de représentation, sans projet et sous prête-nom. Une action risquée, une initiative qui risque de leur coûter cher tant leur position dominante se montre de plus en plus abusive.
Alors que l’ancien sélectionneur de l’équipe de France que semblait tenir le bon bout aux yeux de tous, fausse illusion. Nous voilà à Paris dans un embourbement lié aux exigences du prête-nom de la Fécafoot qui confond ses droits et sa mission. Lui qui a reçu une lettre de la commission Manga Onguéné lui demandant d’étoffer son projet, affiche les premières failles de son dossier et expose la Fécafoot à un délit d’initié dans la procédure de validation des candidatures. Alors que toute candidature incomplète était sensée être rejetée, pourquoi celle de Raymond Domenech n’a-t-elle pas été rejetée ? Qui a demandé son maintien dans cette course ? Dés pipés dès le départ dans l’affaire.
Pourquoi déplacer Tombi a Roko à Paris alors que le représentant de Domenech, M. Nyassa Soleil, est présumé être au Cameroun ?
Cela va de soi. La réponse est que M. Nyassa Soleil ne disposait donc pas de mandat de représentation, ce qui rendait cette candidature on ne peut plus fictive et irrecevable. Raymond Domenech sera informé de sa candidature après l initiative isolée de la Fécafoot qui va établir le contact sans se douter des complications contractuelles du Français.
Mais tout se gâte dès lundi lorsqu’ il est question de rétro-commission, et le Français ne veut pas en entendre parler, son agent officiel non plus. M. Nyassa Soleil qui doit sécuriser cette partie pour ses patrons s’emporte à distance. Des indiscrétions indiquent que les sommes exigées pour valider définitivement la candidature de Raymond Domenech tournent autour de 150 000 dollars US, l’équivalent d’un racket mensuel de 12 000 € pendant un an !
Le secrétaire général de la Fécafoot, Sidiki Tombi a Roko, semble dépassé par cette situation, et estime par la voix de son président qu’il faut anticiper l’échec. Du coup, la Fécafoot fait courir l’information selon laquelle Domenech a refusé de postuler au Cameroun. Puisque celui qui semblait être leur favori ne veut pas céder, les enchères s’ouvrent pleines vannes en France. Comme des marchands misérables, on est prêt à brader le destin de la sélection. Une rencontre avec Antoine Kombouaré est envisagée alors que celui-ci n’est pas sur la short-list. L’opération aura pour but de mettre la pression à Domenech afin que les violons s’accordent. Les deux parties se ravisent et du côté de Domenech, on assure que ce dernier reste disponible pour les Lions.
Entre temps, d’autres canaux s’activent et tout part en « couilles ». Les rumeurs se succèdent et après sérieuse investigation, il apparaît que quelques astuces ont été opérées. Nous comprenons, par exemple, sur le cas de Pierre Lechantre, que le nom de Roger Milla a été utilisé à tort comme écran par la DTN et la Fécafoot pour justifier un choix impartial et pourtant dénué d’objectivité. Il fallait pour cela se cacher derrière la notoriété du vieux lion et ses prises de positions souvent radicales. Méthode déplorable, amorale.
Par cette succession d’irrégularités, nous avons tous compris que l’objectif pour la bande à Iya est de se faire de l’argent sur le dos du football camerounais une fois de plus encore.
Alors faut-il disqualifier la candidature de Domenech ?
À ce stade de la procédure, seul le recours hiérarchique présidentiel et une nomination imposée peut surseoir à cette supercherie et mettre la Fécafoot dos au mur. Au regard des couacs, du trafic d’influence et de multiples délits, le choix d’un sélectionneur n’a jamais autant exposé les Lions Indomptables à un scandale. Nous n’avons pas besoin de cela car être responsable, c’est savoir dire non à ce type de pratiques et il est temps d’arrêter tout ce cirque.
Le choix de Raymond Domenech comme sélectionneur des Lions Indomptables, malgré le délit d’initié, malgré la candidature irrecevable, malgré le trafic d’influence caractérisé, malgré une complicité de la Fécafoot n’est, au delà de tout cela, pas le meilleur. Ce choix reste contestable et est de toute façon contesté par l’opinion qui doute de ce profil pour mener les Lions vers le succès et la renaissance.
De l’homme Domenech nous connaissons les frasques. Du sélectionneur, nous avons vu les limites et avec lui nous ne réinventerons pas la poudre. Ce choix confirmerait que les dirigeants de la Fécafoot n’ont pas de vision d’avenir pour notre football, et ne méritent plus notre confiance.
Léopold Nséké sur une enquête d’Aimé Dipita
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