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Socam:Odile Ngaska et Cie aux portes de Kondengui

Un vaste mouvement d’arrestation se prépareraient à la délégation régionale de la police judiciaire du Centre après les auditions qui semblent bientôt terminées de : Odile Ngaska, La Pca de la Socam, l’ex-présidente de la commission permanente de médiation et de contrôle, Mimbe Mvomo Ella Paulette, un certain Fouda Ottou Jean Claude, ancien DAF de la Socam et Niebou Alain, responsable du cabinet Niebou. –

Dans la manifestation de la vérité les sus-nommés ont été auditionnés respectivement Odile Ngaska (le 08 Mai 2013, le 13 Mai 2013, en attente) pour détournement et abus de biens sociaux d’un montant de plusieurs millions de Fcfa, Mimbe Mvomo Ella Paullette (le 13 Mai 2013) pour abus de pouvoir, Aaron Kabelok convoqué le 07 Mai 2013 n’y a pas déféré, Fouda Ottou Jean Claude (le 07 Mai 2013) pour abus de pouvoir et autres et enfin le cabinet Niebou (le 07 Mai 2013) pour abus de fonction.

Selon nos sources, le centre de ces auditions réside dans la production d’un rapport d’audit effectué par le cabinet Niebou entre le 1er Janvier 2010 et le 10 Juin 2010 soit 6 mois seulement. Dans celui-ci, l’expert démontrera avec pièces à l’appui que la distraction de plusieurs centaines de millions lors de cette période et après serait le simple fait de quelques individus avec à leur tête comme métronome Mbiatcha née Ngaska Odile Gilberte.

Avant cet audit qui fait suite à des interpellations de l’équipe Mbiatcha née Ngaska Odle Gilberte, un autre rapport financier avait déjà fait état de ce que la Pca de la Socam avait décaissé à elle seule entre Avril 2008 et Décembre 2009 la rondelette somme de 33 659 400 Fcfa (trente trois millions six cent cinquante neuf mille quatre cent francs) sans justificatifs réels.

L’audit externe du cabinet Niebou

Monsieur Niebou Alain qui a été commis par le conseil d’administration pour effectuer un audit externe avait en son temps produit les résultats qui auraient dû permettre d’interpeller et de stopper l’hémorragie financière de la Socam perpétrée par
ses dirigeants.

Voici en détails les conclusions :
– Dépenses de caisse Yaoundé non justifiées de 5 670 000 Fcfa
– Dépenses de caisse sans décharges et par conséquents non éligibles pour un montant de 3 756 500 Fcfa
– Justificatifs sans double signature conformément à la feuille de route pour un montant de 80 000 fcfa
– Retrait bancaire dont l’utilisation reste à justifier 19 480 000 Fcfa
– Compte bancaire Express Union Siège : montants retraits à justifier 2 225 874 Fcfa
– Compte bancaire à Afriland First Bank Yaoundé : montant à justifier suite au comité de répartition des DEP de janvier 2009 pour indemnités non déchargées par les supposés bénéficiaires : 3 500 000 Fcfa
– Chèques émis dans le même compte et dont les bénéficiaires ne sont pas identifiés : 5 473 434 Fcfa
– Compte bancaire Express Union Centre-Sud et Est : montant à justifier 100 000 Fcfa
– Compte bancaire NFC. Retrait de 164 000 Fcfa dont l’utilisation n’est pas justifiée
– Compte bancaire à la SGBC Yaoundé : montant des retraits 13 000 000 fcfa (retraits opérés par Ngaska et Mbiatcha ; seule et même personne) dont seulement 2 880 000 Fcfa sont justifiés. Soit un montant à justifier de 10 120 000 Fcfa
Total Siège Socam et Délégation régionale Centre-Sud et Est 50 569 808 Fcfa à justifier
– Ecart observé dans les depenses d’aménagement des locaux de Douala : 995 000 Fcfa
– Compte bancaire Express Union Douala : sorties de fonds sans justificatifs de 4 368 000 Fcfa
– Compte bancaire Afriland First Bank Douala : montant des sorties à justifier 2 300 000 Fcfa
– Compte bancaire Amity Bank : montant des sorties à justifier 200 000 Fcfa
– Un transfert d’un montant de 200 000 Fcfc effectué au profit du Directeur général reste non justifié

Au total à justifier par la Délégation régional du Littoral 9 557 183 Fcfa

Dans les lignes de cet audit, l’expert Niebou notera que lors du premier semestre 2009, l’utilisation de la somme totale de 60 126 991 Fcfa reste encore à justifier.

Ce qu’il faut comprendre !

A travers des colonnes de journaux camerounais et étrangers, l’on s’est attelé à démontrer comment cette société née de façon illégale sur un coup de tête d’une Ministre des Arts et de la Culture qui attend elle aussi l’heure des comptes pour rendre gorge, a fait pour dilapider les deniers publics à eux confier par l’Etat aux fins de répartir après perceptions selon des canaux prédéfinis par la loi. Il est à noter que l’Etat du Cameroun dans ses prérogatives confie la perception et la répartition aux sociétés de gestion collective qui ont l’obligation de rendre compte à chaque assemblée générale, c’est pour cela qu’un agrément est octroyé dans un espace temps bien défini.
 
A part cet audit comptable bien mené, Mbiatcha née Ngaska Odile Gilberte a continué au vu et su de tous de décaisser des montants sans justificatifs peu de temps après cette période d’audit à hauteur à ce jour de 47 200 000 Fcfa. Ce montant qui avait la particularité d’être logé dans les livres de la SGBC.

Les rôles de chacun

Ella Mvomo Paulette :

L’ex-présidente de la CPMC, Magistrate de formation, est le métronome de la gabegie perpétrée depuis 2008 par Odile Ngaska et Cie. Par son laxisme, elle a permis à la Pca de la Socam de se moquer de tous en ouvrant à tout bout de champ des comptes bancaires avec signatures uniques et sans aval du conseil d’administration et du Directeur général. Ce qui a valu à un certain moment des dénonciations avec preuves à l’appui de l’ex-administrateur Raymond Tchengang, qui aujourd’hui n’a aucune suite par rapport à sa plainte. Pire encore, Mme la présidente de la CPMC, a effectuée des partages intersociaux en prélevant 25% alors que cette retenue n’avait aucune base juridique sans plus tard vérifier si l’argent confié aux sociétés de gestion collective ont suivi le canevas prescrit par la loi 2000.

Mbiatcha née Ngaska Odile Gilberte :

L’épouse comme nous pouvons le constater de Mbiatcha Jean Stéphane, Secrétaire exécutif des Synergies Africaines, a eu la chance lors de l’élection de 2008 d’avoir avec qu’elle le camp antagoniste à Roméo Dika qui a permis de faire pencher la chance de son côté ; les affidés de Kemayo qui était partagé entre « la peste et le choléra ». En 2011, pour sa réelection, elle fait une rencontre fortuite d’un « idiot » nommé Tchengang Raymond qui a misé beaucoup de sous pour soudoyer le corps électoral en espérant être remboursé après élection. Mal lui en a pris lorsqu’il viendra réclamer, en guise de réponse, il sera radié du conseil d’administration par Mbiatcha née Odile Ngaska et ses Affidés. Voilà donc la personnalité d’une Dame qui trône depuis un bail à la tête d’une société brinquebalante. Sans foi et ayant la réputation de « n’avoir aucune parole », Mbiatcha née Ngaska Odile Gilberte, multiplie des subterfuges pour modifier les textes et rempiler une énième fois à la tête de la Socam ; une société qui a jusqu’ici bafoué tous ses canaux en termes de gestion. Entre autre la non répartition depuis sa création des plusieurs répartitions DEP (Droit d’exécution publique), qui prend simplement en compte l’achat des timbres pour protéger les œuvres des artistes. Ces DEP qui fonctionne de façon automatique car prélevé à 30% par la société de gestion et reversé à hauteur de 70% aux ayant droits des œuvres protégées, n’ont eu aucune visibilité jusqu’ici de la part de l’équipe de la Socam. Pire encore en numéraire l’épouse de Mbiatcha Stéphane à encaisser pour son propre compte depuis 2008 pas moins de 900 millions de francs sans justificatifs, enrôlant dans sa chute le Directeur général Aaron Kabelok pour certaines fautes de gestion. L’audit de l’expert Niebou qui lui ouvre la voie à une prochaine interpellation et présentation devant le Tribunal criminel spécial qui est la juridiction habilitée lors des cas de détournements de plus de 50 000 000 fcfa, verra d’autres « rats de gabegie » sortir des trous.

Aaron Kabelok

Le directeur général de la Socam, ancien directeur des affaires courantes à la CMC, adjoint au maire de Ndikinikimeki, personnage « ambiguë » paie aujourd’hui sa cupidité. Ayant confié à une de nos sources « qu’il voudrait économiser pour ses beaux jours de retraite », celui-ci a toujours fermé les yeux sur la gabegie connue par lui et perpétrée par Mbiatcha née Ngaska Odile Gilberte dans les comptes où sa signature était indispensable pour des décaissements injustifiés. A ce jour, le personnel de la société croupi sous des mois d’arriérés alors même que celui-ci n’enregistre aucun arriéré de salaire ainsi que les administrateurs. Statutairement, la Socam devrait percevoir et retenir uniquement 30% pour son fonctionnement contre 70% pour répartir aux artistes en prenant en compte dans les 70% quelques retenues statutairement justifiés par le conseil d’administration tel que le FACSO, la Lutte contre la piraterie et autres. « Kabe » pour les intimes est au bout de son règne et cette interpellation sera sans doute la résultante de plusieurs années de « caméléonnerie ».

Fouda Ottou Jean Claude

Actuellement secrétaire permanent de l’IPAVIC (Interprofession Avicole du Cameroun), cet homme a trôné aux destinées de la direction administrative et financière de la Socam avant d’être débarqué par Odile Ngaska. Mieux outillé pour démontrer comment la propriétaire de « teli ma zen » s’est foutu de tout le monde en décaissant des sommes incompréhensibles pour ses besoins personnelles, celui-ci est présenté comme le « traitre ». N’ayant eu en son temps aucune possibilité de vérifier certain décaissement dans les comptes de la société car sans autorisation de signature dans le compte, il se contentait de justifier et voir malheureusement les « miettes » qui atterrissaient sur sa « table ».  

Cabinet Niebou Alain

Représenté par son responsable Niebou Alain, après plusieurs années vient de permettre pour une fois d’interpeller ces « vautours » tapis à la Socam qui, par des couvertures et trafic d’influence jusqu’ici n’imaginaient pas que la fin était proche. Comme un couperet, cet audit permet aux fins limiers de la police judiciaire de peaufiner le dossier pour présentation au procureur de la république.

En attendant leurs présentations devant le juge, nous resterons très attentifs devant le dénouement de cette affaire. Affaire à suivre.

© Camer.be : Yannick Ebosse

 

 

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