Aïssa Maïga : «#Je suis nigériane»
Début janvier, au moment des attentats à Paris qui ont fait 17 morts, la secte Boko Haram a poursuivi sa stratégie du massacre, rasant de la carte 16 villages et tuant plus de 2000 personnes. Des personnalités dénoncent le silence de la communauté internationale à travers le mot-clé #JeSuisNigériane –
L’actrice Aïssa Maïga, à l’instar de plusieurs centaines d’autres internautes s’empare du mot clé «Je suis Charlie» pour dénoncer les exactions des extrémistes de la secte Boko Haram, qui sème la terreur au Nigéria et à présent au Cameroun. Même si la violence des attaques et le nombre de morts restent effrayants, la communauté internationale reste relativement silencieuse sur ce drame qui frappe les civils.
Un mouvement de solidarité internationale avait suivil’enlèvement de plus de 200 lycéennes au mois d’avril,derrière le slogan#BringBackOurGirls, mais l’aide au gouvernement nigérian, dépassé par la situation et gangréné par la corruption est restée limitée.
Au moins 19 personnes ont péri samedi lorsqu’une bombe fixée sur une fillette d’une dizaine d’années a explosé dans un marché bondé de Maiduguri, grande ville du nord-est du Nigeria, un attentat dont le groupe islamiste Boko Haram, qui ravage la région, semble être à l’origine. Seize villages détruits, 2 000 morts et 20 000 personnes en fuite. C’est le bilan catastrophique de l’attaque perpétrée par la secte islamiste Boko Haram au Nigeria du 6 au 8 janvier. Quarante jeunes hommes ont été enlevés dans le nord-est du Nigeria le soir du Nouvel An par des membres de la secte, pour en faire des combattants, selon des habitants de l’Etat de Borno.
Après avoir semé la terreur dans le secteur de Baga sur les rives nigérianes du lac Tchad, le groupe islamiste Boko Haram a lancé une attaque d’envergure lundi contre une base militaire à Kolofata, dans l’extrême-nord du Cameroun. «Boko Haram est en train de mettre le feu (au Cameroun) et personne ne bouge le moindre petit doigt», constate, amer, un responsable militaire camerounais après un nouveau raid meurtrier des islamistes armés nigérians contre une ville de la province de l’Extrême-Nord.
Pose d’explosifs, attaques de véhicules de transports en commun et de bases militaires, incendies dans les villages, vols de bétail: la multiplication depuis des mois des actes de la nébuleuse Boko Haram dans cette région du Cameroun inquiète les autorités militaires et civiles et effraie la population locale. L’insurrection de Boko Haram a déjà fait 13 000 morts depuis 2009.
leparisien.fr
Photo ARCHIVES. Festival de Cannes 2014, Aïssa Maïga. Frédéric Dugit
Je suis Nigériane : http://t.co/f8dnPpAAie
— Aïssa Maïga (@AissaMaiga) 12 Janvier 2015
Rassemblons nous dimanche pour ces 2000 victimes de la barbarie #JeSuisNigeriane
— Lucile (@Lucile_Robinet) 13 Janvier 2015
The world is standing up with Paris. As parisians, we’re standing up with nigerians http://t.co/EXszIKDGtY #JeSuisCharlie#IAmNigerian
— LaurentMT (@LaurentMT) 10 Janvier 2015

