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Cambriolage au premier ministère

Après des extincteurs, des miroirs de toilettes et des règlettes complets, six voitures Land Cruiser flambant neuf à peine réceptionnées viennent d’être pillées dans la cour principale des services du Premier ministre. Les défaillances sécuritaires constatées sont du fait de la guerre de tranchée entre policiers et gendarmes au Premier ministère. Une douzaine de gendarmes ayant assuré la garde du 18 au 21 août 2006 seront entendus dès ce matin par le colonel Enanga Barnabas. – Dans le souci de doter les cadres du Premier ministère de matériel roulant, le secrétaire général des services du Premier ministre a commandé six voitures chez un concessionnaire. Toutes les voitures commandées sont de marque Land Cruiser de couleur verte. Elles ont été livrées et garées au jardin du bâtiment central. Elles n’étaient pas encore attribuées à des tiers. Curieusement, elles ont été cambriolées il y a quelques jours dans l’enceinte même des services du Premier ministre supposé de haute sécurité. “ Vendredi 18 août, quand le personnel partait, il n’y avait pas de problème. Lundi matin, on s’est rendu compte que les vitres côté chauffeur ont été cassées et les postes-radios emportées. Ce sont les chauffeurs des responsables qui ont constatés les dégâts et ont informés la sécurité. Celle-ci a saisi à son tour le secrétaire général, le secrétaire général adjoint et le directeur du cabinet du Premier ministre ”, a indiqué une source proche du cabinet du Premier ministre. La même source révèle que “ le service extérieur a également constaté que le câble Aes Sonel qui alimente l’éclairage extérieur des services du Premier ministre a été sectionné sur trente mètres. ” On n’a pas aussi oublié que, il y a 6 mois, le bureau du même service extérieur a été cambriolé.
Face cet état de choses, des sources bien informées affirment que le chef du gouvernement “ a demandé au colonel Barnabas Enanga, chef de sa sécurité, de faire auditionner sur procès verbal tous les agents de sécurité qui étaient de permanence du vendredi à lundi matin. ” Cette audition initialement prévue à la brigade de recherche du Secrétariat d’Etat à la Défense (Sed), pour ce lundi, sera menée par le colonel Enanga lui-même.

Malaise persistant
Dans les coulisses, d’autres sources indiquent que de manière générale, les agents de sécurité du Premier ministère bouderaient depuis un temps. Et pour cause, ils ne recevraient que 13.000 Fcfa au titre de la prime trimestrielle. Leurs frustrations sont d’autant plus aiguës qu’ils ne recevraient pas des tenues pour la fête du 20 mai. Plusieurs gardes commis à la garde des services du Premier ministre, “ souhaiteraient même partir, désillusionnés par le fait qu’ils constatent que la primature n’est pas l’El Dorado qu’ils croyaient ”, nous a dit une autre source. Et pour finir les agents chargés de la sécurité du Premier ministre se plaignent de n’avoir aucun avantage. Pas d’avancement en galon, contrairement à ceux de la présidence de la République. Et que ceux qui montent en galons le sont par leurs démarches personnelles.
Et comme il fallait s’y attendre, dans cette affaire, on parle également de tribalisme. “ Il n y a que les Bakweri qui vont en missions. Et ce sont eux qui sont en majorité comme temporaires. Au niveau des officiers de police, tous ont effectué des missions à l’étranger, à l’exception de quelques uns ”, nous a dit une autre source qui indique aussi que “ l’année dernière, un policier a cassé la voiture et volé le poste du directeur du courrier gouvernemental. Aucune sanction n’a été prise à son encontre. ”
Pour éteindre le feu qui se serait ainsi allumé, et continuer d’assurer la tâche quotidienne de sécurité, le secrétaire général aurait demandé qu’on “ reverse tout le monde dans leurs services sans sanctions. ”
Il faut préciser que selon nos sources, ces coups de vol se sont accentués depuis l’arrivée de l’actuel Premier ministre. Ceux-ci se passent généralement dans les week-ends. C’est ainsi qu’on a noté le vol des extincteurs, des miroirs dans les toilettes, des tubes de réglettes complètes. En tout cas, toutes ces voitures qui ont subi les cambriolages ont été remises à la Cami Toyota à Yaoundé pour réfection.  

Par Sandeau Nlomtiti
Le 28-08-2006
Le Messager

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Formation : Aladji Touré Master class s’est achevé

Avec des encadreurs de renom, une trentaine de Camerounais ont appris à déchiffrer les notes et à les jouer.
Marion Obam


Une odeur de Ndolè chatouille les narines ce mercredi 24 mai 2006 à l’entrée du cabaret Jason City situé à Bonamoussadi à Douala. Il est 14h. Des bruits de voix et quelques éclats de rires accompagnés de ceux des couverts qui rentrent en contact avec le plat. A ce moment là, on est loin d’imaginer que c’est dans cette salle que se tient depuis le lundi 22 mai 2006 le Master class, un atelier de formation musicale et conseil artistique, organisé par Aladji Touré. En face de la scène, l’organisateur de cette formation est attablé,

" C’est la pause déjeuner. Nous reprenons dans une trentaine de minutes. Ventre affamé n’a point d’oreille…", ajoute t-il en riant. Une atmosphère bonne enfant règne ici. La trentaine d’élèves sélectionnés à Yaoundé et Douala ne mangent pas entre eux. Au contraire, ils profitent même de ce moment pour assaillir les encadreurs que sont Philippe Monange pour le piano, Denis Tchangou, batteur et percussionniste, Olivier Marchand pour la guitare et Aladji Touré pour la basse, de questions.

A 15h, tout le monde se remet au travail. De petites cellules se forment. Une pour chaque discipline. A l’entrée Peter Bishop fait travailler les élèves au chant. De temps en temps, les vocalises sont interrompues par de sons lourds de la basse. Produit par Aladji Touré et ses trois jeunes qui étudient cet instrument. "Serge, une note à chaque fois." Pendant deux minutes, ce bassiste émérite camerounais converse avec sa guitare. "Quelqu’un peu faire comme moi", interroge Aladji, avant d’engager un décompte pour un des élèves : One-two. " One-two-tree…

Yes. Stop, tu es tellement content de soler que tu ne veux plus arrêter." Sur le balcon arrière qui donne sur un lac, Denis Tchangou installe une cloche et teste les pédales. Avec les baguettes, il différencie les sons avec ses deux apprentis. C’est l’atelier le moins fourni. " C’est dommage, pourtant nous avons des jeunes doués et très talentueux qui pourraient s’améliorer grâce à un apprentissage de la théorie qui leur permettraient d’être compétitif sur le plan international "

C’est le même constat qui a été fait par les autres encadreurs Olivier Marchand et Philippe Monange. C’est pour cela que le premier avec de jouer une note, la décompose. " Deux broches liées donne le "Ré". C’est plus facile et logique d’écrire ainsi " conseille-t-il. Sur des feuilles distribuées à tous se trouvent des notes, qu’il leur explique et demande d’écrire avant de jouer. " Ce n’est pas évident. Le gros problème c’est qu’il joue à l’oreille. S’il pouvait lire la musique, il serait complet. Et nous leur donnons ces rudiments ", explique Olivier Marchand.

D’après un élève, qui serre très fort son cahier de chant comportant des notes de musiques classiques et celles écrites par lui : "C’est inestimable ce que nous apprenons ici. J’ai compris pourquoi, le son des artistes étrangers reste fidèle que ce soit sur Cd ou en concert, c’est parce qu’ils utilisent les mêmes notes que n’importe quel professionnel doit pourvoir lire et jouer." Aladji Touré Master Class qui s’est achevé samedi 27 mai 2006 par un concert géant mêlant encadreurs et élèves, même si ce n’était qu’une semaine, permettra dorénavant à ces jeunes camerounais de lire et jouer la musique. Ce que beaucoup d’artistes camerounais confirmés ne savent pas faire.

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Avec des encadreurs de renom, une trentaine de Camerounais ont appris à déchiffrer les notes et à les jouer.
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Une odeur de Ndolè chatouille les narines ce mercredi 24 mai 2006 à l’entrée du cabaret Jason City situé à Bonamoussadi à Douala. Il est 14h. Des bruits de voix et quelques éclats de rires accompagnés de ceux des couverts qui rentrent en contact avec le plat. A ce moment là, on est loin d’imaginer que c’est dans cette salle que se tient depuis le lundi 22 mai 2006 le Master class, un atelier de formation musicale et conseil artistique, organisé par Aladji Touré. En face de la scène, l’organisateur de cette formation est attablé,

" C’est la pause déjeuner. Nous reprenons dans une trentaine de minutes. Ventre affamé n’a point d’oreille…", ajoute t-il en riant. Une atmosphère bonne enfant règne ici. La trentaine d’élèves sélectionnés à Yaoundé et Douala ne mangent pas entre eux. Au contraire, ils profitent même de ce moment pour assaillir les encadreurs que sont Philippe Monange pour le piano, Denis Tchangou, batteur et percussionniste, Olivier Marchand pour la guitare et Aladji Touré pour la basse, de questions.

A 15h, tout le monde se remet au travail. De petites cellules se forment. Une pour chaque discipline. A l’entrée Peter Bishop fait travailler les élèves au chant. De temps en temps, les vocalises sont interrompues par de sons lourds de la basse. Produit par Aladji Touré et ses trois jeunes qui étudient cet instrument. "Serge, une note à chaque fois." Pendant deux minutes, ce bassiste émérite camerounais converse avec sa guitare. "Quelqu’un peu faire comme moi", interroge Aladji, avant d’engager un décompte pour un des élèves : One-two. " One-two-tree…

Yes. Stop, tu es tellement content de soler que tu ne veux plus arrêter." Sur le balcon arrière qui donne sur un lac, Denis Tchangou installe une cloche et teste les pédales. Avec les baguettes, il différencie les sons avec ses deux apprentis. C’est l’atelier le moins fourni. " C’est dommage, pourtant nous avons des jeunes doués et très talentueux qui pourraient s’améliorer grâce à un apprentissage de la théorie qui leur permettraient d’être compétitif sur le plan international "

C’est le même constat qui a été fait par les autres encadreurs Olivier Marchand et Philippe Monange. C’est pour cela que le premier avec de jouer une note, la décompose. " Deux broches liées donne le "Ré". C’est plus facile et logique d’écrire ainsi " conseille-t-il. Sur des feuilles distribuées à tous se trouvent des notes, qu’il leur explique et demande d’écrire avant de jouer. " Ce n’est pas évident. Le gros problème c’est qu’il joue à l’oreille. S’il pouvait lire la musique, il serait complet. Et nous leur donnons ces rudiments ", explique Olivier Marchand.

D’après un élève, qui serre très fort son cahier de chant comportant des notes de musiques classiques et celles écrites par lui : "C’est inestimable ce que nous apprenons ici. J’ai compris pourquoi, le son des artistes étrangers reste fidèle que ce soit sur Cd ou en concert, c’est parce qu’ils utilisent les mêmes notes que n’importe quel professionnel doit pourvoir lire et jouer." Aladji Touré Master Class qui s’est achevé samedi 27 mai 2006 par un concert géant mêlant encadreurs et élèves, même si ce n’était qu’une semaine, permettra dorénavant à ces jeunes camerounais de lire et jouer la musique. Ce que beaucoup d’artistes camerounais confirmés ne savent pas faire.

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Avec des encadreurs de renom, une trentaine de Camerounais ont appris à déchiffrer les notes et à les jouer.
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Une odeur de Ndolè chatouille les narines ce mercredi 24 mai 2006 à l’entrée du cabaret Jason City situé à Bonamoussadi à Douala. Il est 14h. Des bruits de voix et quelques éclats de rires accompagnés de ceux des couverts qui rentrent en contact avec le plat. A ce moment là, on est loin d’imaginer que c’est dans cette salle que se tient depuis le lundi 22 mai 2006 le Master class, un atelier de formation musicale et conseil artistique, organisé par Aladji Touré. En face de la scène, l’organisateur de cette formation est attablé,

" C’est la pause déjeuner. Nous reprenons dans une trentaine de minutes. Ventre affamé n’a point d’oreille…", ajoute t-il en riant. Une atmosphère bonne enfant règne ici. La trentaine d’élèves sélectionnés à Yaoundé et Douala ne mangent pas entre eux. Au contraire, ils profitent même de ce moment pour assaillir les encadreurs que sont Philippe Monange pour le piano, Denis Tchangou, batteur et percussionniste, Olivier Marchand pour la guitare et Aladji Touré pour la basse, de questions.

A 15h, tout le monde se remet au travail. De petites cellules se forment. Une pour chaque discipline. A l’entrée Peter Bishop fait travailler les élèves au chant. De temps en temps, les vocalises sont interrompues par de sons lourds de la basse. Produit par Aladji Touré et ses trois jeunes qui étudient cet instrument. "Serge, une note à chaque fois." Pendant deux minutes, ce bassiste émérite camerounais converse avec sa guitare. "Quelqu’un peu faire comme moi", interroge Aladji, avant d’engager un décompte pour un des élèves : One-two. " One-two-tree…

Yes. Stop, tu es tellement content de soler que tu ne veux plus arrêter." Sur le balcon arrière qui donne sur un lac, Denis Tchangou installe une cloche et teste les pédales. Avec les baguettes, il différencie les sons avec ses deux apprentis. C’est l’atelier le moins fourni. " C’est dommage, pourtant nous avons des jeunes doués et très talentueux qui pourraient s’améliorer grâce à un apprentissage de la théorie qui leur permettraient d’être compétitif sur le plan international "

C’est le même constat qui a été fait par les autres encadreurs Olivier Marchand et Philippe Monange. C’est pour cela que le premier avec de jouer une note, la décompose. " Deux broches liées donne le "Ré". C’est plus facile et logique d’écrire ainsi " conseille-t-il. Sur des feuilles distribuées à tous se trouvent des notes, qu’il leur explique et demande d’écrire avant de jouer. " Ce n’est pas évident. Le gros problème c’est qu’il joue à l’oreille. S’il pouvait lire la musique, il serait complet. Et nous leur donnons ces rudiments ", explique Olivier Marchand.

D’après un élève, qui serre très fort son cahier de chant comportant des notes de musiques classiques et celles écrites par lui : "C’est inestimable ce que nous apprenons ici. J’ai compris pourquoi, le son des artistes étrangers reste fidèle que ce soit sur Cd ou en concert, c’est parce qu’ils utilisent les mêmes notes que n’importe quel professionnel doit pourvoir lire et jouer." Aladji Touré Master Class qui s’est achevé samedi 27 mai 2006 par un concert géant mêlant encadreurs et élèves, même si ce n’était qu’une semaine, permettra dorénavant à ces jeunes camerounais de lire et jouer la musique. Ce que beaucoup d’artistes camerounais confirmés ne savent pas faire.

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Une odeur de Ndolè chatouille les narines ce mercredi 24 mai 2006 à l’entrée du cabaret Jason City situé à Bonamoussadi à Douala. Il est 14h. Des bruits de voix et quelques éclats de rires accompagnés de ceux des couverts qui rentrent en contact avec le plat. A ce moment là, on est loin d’imaginer que c’est dans cette salle que se tient depuis le lundi 22 mai 2006 le Master class, un atelier de formation musicale et conseil artistique, organisé par Aladji Touré. En face de la scène, l’organisateur de cette formation est attablé,

" C’est la pause déjeuner. Nous reprenons dans une trentaine de minutes. Ventre affamé n’a point d’oreille…", ajoute t-il en riant. Une atmosphère bonne enfant règne ici. La trentaine d’élèves sélectionnés à Yaoundé et Douala ne mangent pas entre eux. Au contraire, ils profitent même de ce moment pour assaillir les encadreurs que sont Philippe Monange pour le piano, Denis Tchangou, batteur et percussionniste, Olivier Marchand pour la guitare et Aladji Touré pour la basse, de questions.

A 15h, tout le monde se remet au travail. De petites cellules se forment. Une pour chaque discipline. A l’entrée Peter Bishop fait travailler les élèves au chant. De temps en temps, les vocalises sont interrompues par de sons lourds de la basse. Produit par Aladji Touré et ses trois jeunes qui étudient cet instrument. "Serge, une note à chaque fois." Pendant deux minutes, ce bassiste émérite camerounais converse avec sa guitare. "Quelqu’un peu faire comme moi", interroge Aladji, avant d’engager un décompte pour un des élèves : One-two. " One-two-tree…

Yes. Stop, tu es tellement content de soler que tu ne veux plus arrêter." Sur le balcon arrière qui donne sur un lac, Denis Tchangou installe une cloche et teste les pédales. Avec les baguettes, il différencie les sons avec ses deux apprentis. C’est l’atelier le moins fourni. " C’est dommage, pourtant nous avons des jeunes doués et très talentueux qui pourraient s’améliorer grâce à un apprentissage de la théorie qui leur permettraient d’être compétitif sur le plan international "

C’est le même constat qui a été fait par les autres encadreurs Olivier Marchand et Philippe Monange. C’est pour cela que le premier avec de jouer une note, la décompose. " Deux broches liées donne le "Ré". C’est plus facile et logique d’écrire ainsi " conseille-t-il. Sur des feuilles distribuées à tous se trouvent des notes, qu’il leur explique et demande d’écrire avant de jouer. " Ce n’est pas évident. Le gros problème c’est qu’il joue à l’oreille. S’il pouvait lire la musique, il serait complet. Et nous leur donnons ces rudiments ", explique Olivier Marchand.

D’après un élève, qui serre très fort son cahier de chant comportant des notes de musiques classiques et celles écrites par lui : "C’est inestimable ce que nous apprenons ici. J’ai compris pourquoi, le son des artistes étrangers reste fidèle que ce soit sur Cd ou en concert, c’est parce qu’ils utilisent les mêmes notes que n’importe quel professionnel doit pourvoir lire et jouer." Aladji Touré Master Class qui s’est achevé samedi 27 mai 2006 par un concert géant mêlant encadreurs et élèves, même si ce n’était qu’une semaine, permettra dorénavant à ces jeunes camerounais de lire et jouer la musique. Ce que beaucoup d’artistes camerounais confirmés ne savent pas faire.

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