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“ La pérennité de la musique religieuse dépendra du temps ”

Louis Roger Kemayou, enseignant à l’Université de Douala –


Le sociologue que vous êtes, peut-il nous aider à comprendre l’explosion des musiques religieuses en ce moment au Cameroun ?
Le boom des musiques religieuses au Cameroun pour moi, dépend de plusieurs facteurs. Je parlerai d’abord du retour du religieux. Alors que dans les sociétés dites développées on avait assisté à un recul de la religion, depuis les années 80, pas seulement au Cameroun mais partout dans le monde, le retour du religieux s’opère. Tout montre que l’homme tente de revenir vers Dieu dont les philosophes avaient annoncé la mort.
Le retour à la musique religieuse peut aussi s’expliquer par le fait qu’il y a un grand nombre de consommateurs. Beaucoup de gens s’intéressant à la chose religieuse, on peut les considérer comme des potentiels consommateurs de cette musique. Par ailleurs, il faut noter que les artistes qui font dans cet art ont saisi l’opportunité d’un créneau qui s’offrait à eux.
A ces facteurs, on peut ajouter l’inculturation prônée par le pape Jean Paul II de son vivant. Et, au nom de cette inculturation ce n’était plus seulement la musique grégorienne qu’on devait entendre dans les églises. Il fallait également écouter les sonorités du terroir. Résultat, les musiciens ont commencé à placer des textes religieux sur des sonorités locales (bikutsi, makossa, bend skin…)
A partir de ce moment-là, pour amener les fidèles et les Eglises qui ont fait le choix de l’inculturation à être en phase, on s’est retrouvé avec un marché et un public de musique religieuse. Voilà brièvement, comment je peux expliquer l’engouement pour ces musiques religieuses.

A votre avis, est-ce un phénomène social ou sociétal ?
C’est totalement un phénomène social dans la mesure où, pour qu’il y ait musique religieuse, il faut qu’il y ait un certain nombre d’artistes qui se vouent à cette dimension de la musique. On constate qu’il ne s’agit pas seulement d’artistes d’une certaine région. On peut écouter une musique religieuse avec des sonorités diverses. Louis Amstrong relatait déjà à travers le Jazz, la souffrance des Noirs américains. Et ce rythme s’exprimait bien dans les églises aux Etats-Unis. Mais, ça devient un phénomène mondial. Et lorsqu’on arrive au Cameroun, cela devient un phénomène national. En Afrique de l’Ouest, si vous allez au Bénin ou en Côte d’Ivoire vous retrouvez ce même phénomène qui a une portée tellement générale que l’on ne peut plus considérer qu’il s’agit seulement d’un épiphénomène. Alors, comme c’est un phénomène à caractère général, on peut dire que c’est un phénomène social dans la mesure où cela emporte une grande adhésion de la part du public.

Si on part de l’exemple américain où la musique religieuse a largement contribué à l’émancipation des Noirs, peut-on s’attendre à ce que l’éclosion de ces musiques puisse avoir un impact sur les mœurs des Camerounais ?
Malheureusement, non ! Je n’en ai pas l’impression à moins qu’il ne s’agisse des musiques qui sont faites dans les langues nationales. Quand les textes sont en français ou en anglais, j’ai le sentiment que ceux-ci ne sont pas bien travaillés pour pouvoir atteindre les cibles. L’accent est malheureusement mis davantage sur la mélodie, le rythme et l’harmonie que sur les textes. C’est ce qui explique qu’on retrouve ces musiques de plus en plus en dehors des sphères spirituelles et religieuses. Ce n’est plus une surprise qu’on se rende dans une boîte de nuit et qu’on écoute la musique religieuse, alors que ce n’est pas là qu’on devrait la rencontrer. Du coup, j’ai observé des personnes lorsque cette musique passe. C’est des hochements de tête, des petites tapes de pied. C’est le rythme qui l’emporte sur le texte. Je ne crois pas que cela puisse avoir un quelconque impact sur les mœurs des Camerounais, parce que nous n’avons pas la culture de l’écoute des textes. Nous sommes enclins à penser au Cameroun que le rythme c’est l’Afrique, et qu’au-delà du rythme, nous ne sommes plus préoccupés.

Vous parlez si bien de ces musiques, que j’aimerais savoir si elles ont un avenir dans la durée, ou sont-elles appelées à disparaître ?
J’ai l’impression que beaucoup sont venus à ces musiques parce que c’est un segment de marché, avec des motivations plus pécuniaires. Or, en matière spirituelle, si je peux me permettre, on vient avec le souci de gagner des âmes. Et parce que nombre de ces musiciens sont venus à la musique pour le gain, je pense qu’ils ne seront pas nombreux à y trouver leur voie et à pérenniser cette affaire. Mais en persévérant, on peut avoir parmi eux, quelques uns qui pourront donner une dimension pérenne à cette musique. Mais, c’est le temps qui nous le dira et permettra de faire la part des choses. 

Par Entretien réalisé par Vanessa NANA
Le 08-09-2006
Le Messager

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La Sociladra a son directeur général

Réuni en séance extraordinaire, le conseil d’administration de la Sociladra a jeté son dévolu sur Alphonse Bombogo.

“ Le conseil d’administration de la société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra), réuni en séance extraordinaire, le 8 juillet 2006 à Yaoundé, vu la lettre du ministre d’Etat en charge de la culture en date du 28 juin 2006, portant confirmation de la nomination du directeur général adopte la résolution dont la teneur suit : M. Alphonse Bombogo est nommé directeur général par intérim de la Sociladra. M. Ildevert Claude Emmanuel Tété est nommé directeur général adjoint ”. Tel est le contenu de la résolution n°002/Sociladra/06, qui a sanctionné les travaux houleux d’un conseil d’administration de cet organe de gestion collective de catégorie A. Avant d’en arriver à cette résolution beaucoup d’eau a coulé sous le pont. On a assisté à une fronde menée par une poignée d’administrateurs, ostensiblement opposés à ce qui apparaissait selon eux, comme une ingérence ministérielle. Pourtant dès l’entame des travaux, le Pca Hubert Mono Ndjana avait indiqué le seul point proposé à l’ordre du jour qui était celui de la nomination d’un Dg et éventuellement de son adjoint.
Les administrateurs qui nourrissaient des griefs et quelques rancœurs relatifs à des arriérés de jetons de présence non perçus, se sont saisis de l’occasion pour paralyser non seulement les travaux de même qu’ils ont longuement boudé avant de s’accorder sur la nomination de Alphonse Bombogo. “ A la date du 28 juin 2006, le ministre d’Etat chargé de la culture a bien voulu nous écrire pour marquer son approbation à la nomination de M. Alphonse Bombogo en qualité de Dg par intérim. En tant que simple représentant du conseil, je ne pouvais pas tout seul prononcer l’acte de nomination. D’où la convocation statutaire ; afin que ce soit l’instance complète du conseil d’administration qui prononce cet acte de nomination, en une résolution parfaitement solennelle qui va marquer un tournant décisif dans l’existence de la corporation ” a affirmé Hubert Mono Ndjana à l’ouverture des travaux. Devant la palabre et la résistance entretenue par les administrateurs qui avaient d’autres préférences, le Pca a suggéré à ses collègues, d’être des stratèges et des représentants d’une instance dont les missions fondamentales ne sont pas de s’opposer radicalement à l’Etat. “ L’Etat est un monstre froid qui peut tout broyer à sa convenance. Les administrateurs ne sont pas là pour montrer qu’ils sont braves ou frondeurs ; mais ils sont là pour manager une société et chercher de la nourriture aux membres ” tranche-t-il.

Terrain Hostile
“ Il faut mettre fin à la nébuleuse. Nous n’entendons pas laisser notre société être happée par la spirale du cafouillage et de l’amateurisme. Avant l’installation du nouveau Dg, il est impératif de faire une reddition des comptes de la gestion antérieure de la Sociladra jusqu’à ce jour. Un cahier de charges doit prescrire les tâches et les termes de collaboration qui s’annonce dangereuse entre le Dg et le Pca ” a affirmé un administrateur à la fin des travaux. Ce qui explique que d’importants défis attendent le tout nouveau Dg de la Sociladra. Contrairement à Georges Malle, Dg de la Scaap qui n’a pas connu d’obstacles à sa promotion, Alphonse Bombogo n’est pas dans un territoire d’avance conquis. Il aura en face de lui une constellation d’administrateurs englués dans des guerres de tranchées, qui à la moindre dérive, le cloueront au pilori. Le nouveau Dg arrive à un moment où la société est en quête d’une émergence. On attend de lui non pas de jouer au triomphalisme, mais de bien diriger la société, de mettre son nez dans le travail. Il devrait suivre la politique définie par le conseil ; autant qu’il doit rester en dehors des querelles et les cabales internes qui gangrènent l’organe de gestion collective dont il a désormais la charge de la gestion quotidienne.
Arrivé en tête de cinq candidats dont les dossiers ont été étudiés par le cabinet de Me Hélène Dissongo Otti, Alphonse Bombogo a le profil de l’emploi. Il jouit d’une expérience professionnelle avérée dans le domaine du droit d’auteur au plan national et international. Technocrate rompu à la pratique du droit d’auteur, le nouveau Dg est diplômé du droit d’auteur et des droits voisins de l’académie mondiale (Ompi) ; diplômé de maîtrise en documentation et information scientifique et technique. Agé aujourd’hui de 51 ans, Alphonse Bombogo est un cadre qui parle avec autorité dans l’espace culturel grâce également à son diplôme sur le financement et l’économie de la culture.  

Par Souley ONOHIOLO
Le 10-07-2006

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Réuni en séance extraordinaire, le conseil d’administration de la Sociladra a jeté son dévolu sur Alphonse Bombogo.

“ Le conseil d’administration de la société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra), réuni en séance extraordinaire, le 8 juillet 2006 à Yaoundé, vu la lettre du ministre d’Etat en charge de la culture en date du 28 juin 2006, portant confirmation de la nomination du directeur général adopte la résolution dont la teneur suit : M. Alphonse Bombogo est nommé directeur général par intérim de la Sociladra. M. Ildevert Claude Emmanuel Tété est nommé directeur général adjoint ”. Tel est le contenu de la résolution n°002/Sociladra/06, qui a sanctionné les travaux houleux d’un conseil d’administration de cet organe de gestion collective de catégorie A. Avant d’en arriver à cette résolution beaucoup d’eau a coulé sous le pont. On a assisté à une fronde menée par une poignée d’administrateurs, ostensiblement opposés à ce qui apparaissait selon eux, comme une ingérence ministérielle. Pourtant dès l’entame des travaux, le Pca Hubert Mono Ndjana avait indiqué le seul point proposé à l’ordre du jour qui était celui de la nomination d’un Dg et éventuellement de son adjoint.
Les administrateurs qui nourrissaient des griefs et quelques rancœurs relatifs à des arriérés de jetons de présence non perçus, se sont saisis de l’occasion pour paralyser non seulement les travaux de même qu’ils ont longuement boudé avant de s’accorder sur la nomination de Alphonse Bombogo. “ A la date du 28 juin 2006, le ministre d’Etat chargé de la culture a bien voulu nous écrire pour marquer son approbation à la nomination de M. Alphonse Bombogo en qualité de Dg par intérim. En tant que simple représentant du conseil, je ne pouvais pas tout seul prononcer l’acte de nomination. D’où la convocation statutaire ; afin que ce soit l’instance complète du conseil d’administration qui prononce cet acte de nomination, en une résolution parfaitement solennelle qui va marquer un tournant décisif dans l’existence de la corporation ” a affirmé Hubert Mono Ndjana à l’ouverture des travaux. Devant la palabre et la résistance entretenue par les administrateurs qui avaient d’autres préférences, le Pca a suggéré à ses collègues, d’être des stratèges et des représentants d’une instance dont les missions fondamentales ne sont pas de s’opposer radicalement à l’Etat. “ L’Etat est un monstre froid qui peut tout broyer à sa convenance. Les administrateurs ne sont pas là pour montrer qu’ils sont braves ou frondeurs ; mais ils sont là pour manager une société et chercher de la nourriture aux membres ” tranche-t-il.

Terrain Hostile
“ Il faut mettre fin à la nébuleuse. Nous n’entendons pas laisser notre société être happée par la spirale du cafouillage et de l’amateurisme. Avant l’installation du nouveau Dg, il est impératif de faire une reddition des comptes de la gestion antérieure de la Sociladra jusqu’à ce jour. Un cahier de charges doit prescrire les tâches et les termes de collaboration qui s’annonce dangereuse entre le Dg et le Pca ” a affirmé un administrateur à la fin des travaux. Ce qui explique que d’importants défis attendent le tout nouveau Dg de la Sociladra. Contrairement à Georges Malle, Dg de la Scaap qui n’a pas connu d’obstacles à sa promotion, Alphonse Bombogo n’est pas dans un territoire d’avance conquis. Il aura en face de lui une constellation d’administrateurs englués dans des guerres de tranchées, qui à la moindre dérive, le cloueront au pilori. Le nouveau Dg arrive à un moment où la société est en quête d’une émergence. On attend de lui non pas de jouer au triomphalisme, mais de bien diriger la société, de mettre son nez dans le travail. Il devrait suivre la politique définie par le conseil ; autant qu’il doit rester en dehors des querelles et les cabales internes qui gangrènent l’organe de gestion collective dont il a désormais la charge de la gestion quotidienne.
Arrivé en tête de cinq candidats dont les dossiers ont été étudiés par le cabinet de Me Hélène Dissongo Otti, Alphonse Bombogo a le profil de l’emploi. Il jouit d’une expérience professionnelle avérée dans le domaine du droit d’auteur au plan national et international. Technocrate rompu à la pratique du droit d’auteur, le nouveau Dg est diplômé du droit d’auteur et des droits voisins de l’académie mondiale (Ompi) ; diplômé de maîtrise en documentation et information scientifique et technique. Agé aujourd’hui de 51 ans, Alphonse Bombogo est un cadre qui parle avec autorité dans l’espace culturel grâce également à son diplôme sur le financement et l’économie de la culture.  

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Les administrateurs qui nourrissaient des griefs et quelques rancœurs relatifs à des arriérés de jetons de présence non perçus, se sont saisis de l’occasion pour paralyser non seulement les travaux de même qu’ils ont longuement boudé avant de s’accorder sur la nomination de Alphonse Bombogo. “ A la date du 28 juin 2006, le ministre d’Etat chargé de la culture a bien voulu nous écrire pour marquer son approbation à la nomination de M. Alphonse Bombogo en qualité de Dg par intérim. En tant que simple représentant du conseil, je ne pouvais pas tout seul prononcer l’acte de nomination. D’où la convocation statutaire ; afin que ce soit l’instance complète du conseil d’administration qui prononce cet acte de nomination, en une résolution parfaitement solennelle qui va marquer un tournant décisif dans l’existence de la corporation ” a affirmé Hubert Mono Ndjana à l’ouverture des travaux. Devant la palabre et la résistance entretenue par les administrateurs qui avaient d’autres préférences, le Pca a suggéré à ses collègues, d’être des stratèges et des représentants d’une instance dont les missions fondamentales ne sont pas de s’opposer radicalement à l’Etat. “ L’Etat est un monstre froid qui peut tout broyer à sa convenance. Les administrateurs ne sont pas là pour montrer qu’ils sont braves ou frondeurs ; mais ils sont là pour manager une société et chercher de la nourriture aux membres ” tranche-t-il.

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“ Il faut mettre fin à la nébuleuse. Nous n’entendons pas laisser notre société être happée par la spirale du cafouillage et de l’amateurisme. Avant l’installation du nouveau Dg, il est impératif de faire une reddition des comptes de la gestion antérieure de la Sociladra jusqu’à ce jour. Un cahier de charges doit prescrire les tâches et les termes de collaboration qui s’annonce dangereuse entre le Dg et le Pca ” a affirmé un administrateur à la fin des travaux. Ce qui explique que d’importants défis attendent le tout nouveau Dg de la Sociladra. Contrairement à Georges Malle, Dg de la Scaap qui n’a pas connu d’obstacles à sa promotion, Alphonse Bombogo n’est pas dans un territoire d’avance conquis. Il aura en face de lui une constellation d’administrateurs englués dans des guerres de tranchées, qui à la moindre dérive, le cloueront au pilori. Le nouveau Dg arrive à un moment où la société est en quête d’une émergence. On attend de lui non pas de jouer au triomphalisme, mais de bien diriger la société, de mettre son nez dans le travail. Il devrait suivre la politique définie par le conseil ; autant qu’il doit rester en dehors des querelles et les cabales internes qui gangrènent l’organe de gestion collective dont il a désormais la charge de la gestion quotidienne.
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