Douala : Ambiance de deuil chez les parents de Charlotte Mbango
Reportage au domicile familial de l’artiste décédée hier.
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Hier mardi 2 juin 2009 aux environs de 13 heures, il n’y avait pas grand monde au domicile familial de M. Same, le père de Charlotte Mbango. Juste une demi dizaine de membres de la famille, qui se concertait dans la salle de séjour dégarnis de ses meubles, et avec une musique religieuse produite à partir d’un poste vcd. Ici, on était encore sous le choc de la nouvelle, tombée exactement à 8h 45 comme un couperet. Charlotte Mbango venait de décéder à Paris, foudroyée, comme le dira son frère aîné Joe Mboule, par une hépatite B.
A propos des derniers jours de Charlotte Mbango, sa belle sœur, Soppo Same, qui par ailleurs indique qu’elle était atteinte également de diabète, signale que Charlotte était arrivée à Paris le 24 mai dernier, dans l’optique de poursuivre son traitement auprès de ses frères installés dans la capitale française. L’artiste provenait de l’Irlande où elle s’était établie il y a près d’un an.
Après avoir longtemps travaillé aux chœurs pour de nombreux chanteurs camerounais au début des années 80, Charlotte Mbango né le 15 Avril 1960 s’est révélée véritablement comme artiste musicienne à travers l’interprétation d’une chanson d’Emile Kangue, intitulé « Dikom la moto». Par la suite elle a mis sur le marché du disque une dizaine d’albums dont l’un des plus célèbres contiendra la chanson à succès Konkai Makossa.
Titulaire d’un Brevet de technicien supérieur en action commerciale, Charlotte Mbango était fondatrice de l’école maternelle « les régalles », à Douala. La voix d’or de la chanson camerounaise, mère d’une fille, laisse éplorée une famille qui pendant longtemps encore contemplera cette photo dans un coin de la maison, où l’on voit Charlotte Mbango toute radieuse et souriant à la vie.
Christian Nounkeu

