Stéphane Tchakam démissionne de Cameroon tribune
La nouvelle circule dans les services centraux et extérieurs de la Sopecam (Ct) depuis le début de la semaine. –
Ancien chef d’agence de Cameroon tribune à Douala et promu en début mai 2009, chef service des magazines de la Sopecam, Stéphane Tchakam quitte son employeur. On apprend qu’il a adressé à la directrice générale, Marie-Claire Nnana, sa lettre de démission. Joint au téléphone hier par Le Messager en fin de soirée, Stéphane Tchakam confirme l’information, sans plus. Concernant les raisons de sa démission, le journaliste se refuse à tout commentaire en se contentant de répondre : “ C’est pour des convenances personnelles.” Mais comment comprendre que celui dont les milieux de la presse reconnaissent un talent certain et des qualités de bosseur a-t-il décidé de démissionner au moment où tout portait à croire que sa hiérarchie avait de l’estime pour lui ? Sa récente nomination était en effet perçue comme une récompense pour le grand travail abattu à l’agence de Douala où selon des avis concordants, il a relevé l’agence de Ct de Douala au point de la rendre progressivement concurrentielle aux journaux à capitaux privés basés dans capitale économique.
Certaines confidences à la Sopecam font état de ce que contrairement à ce que pourrait refléter cette nomination, Stéphane Tchakam a été mis au garage. “ Le poste de directeur des magazines à Ct, n’est ni plus ni moins qu’un poste de garage. Tous ceux à qui on confie cette fonction se rongent les pouces et se battent pour en repartir”, confie un confrère de Cameroon tribune. Avant d’ajouter : “Nous étions tous étonnés que ce soit Tchakam qu’on ait nommé à ce poste. Un homme de terrain qui appréciait déjà mal la responsabilité de chef d’agence, mais où il a donné le meilleur de lui-même tout en étant toujours sur le terrain pour combler les limites de ses collaborateurs.” On se souvient que lors de nos différentes conversations, il avait du remord lorsque les autres confrères de la capitale économique le battaient sur certains reportages. A ces moments-là, le terrain lui manquait. C’est pourquoi, il s’était même reconverti en journaliste culturel, ce que n’appréciaient que modérément ses collaborateurs. Lors des deux premières éditions (2008 & 2009) des Médias press trophies du Club Médiation, Stéphane Tchakam avait remporté consécutivement le prix du meilleur reportage en presse écrite.
Pour lui “ le journalisme, je le conçois toujours comme un travail où on se lève tous les jours pour aller au travail et pas le contraire.” Certaines confidences proches du journaliste démissionnaire font état de ce qu’il leur aurait confié qu’il n’entendait pas se confiner dans un poste où il ne peut écrire qu’une fois par mois. “ C’est un jeune débordant de talent qui a encore des choses à faire valoir et ses distinctions remportées à Douala en témoignent. Ce n’est pas un garçon qui est fait pour se ronger les pouces et se contenter de gagner de l’argent”, souligne un de ses proches. La même source dit qu’il aurait préféré une baisse de salaire et être affecté à la rédaction centrale. A propos de ce qu’il devient, Stéphane se contente de rappeler qu’il est un fonctionnaire du ministère de la Communication qui était mis à la disposition de la Sopecam. Et que pour l’instant, il regagne son administration d’origine.

