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Commémoration : Le Ngondo récrit l’histoire du Cameroun

Un enseignant d’université a, au cours d’une conférence tenue mercredi 5 août dernier, apporté des rectificatifs à l’histoire. –

"Le rôle de la jeunesse dans la construction nationale: l’exemple d’Adolf Ngosso Din ". Tel est le thème qui a retenu l’attention de la communauté Sawa, dans le cadre de la 95ème commémoration de la mort des martyrs. Le mercredi 5 août dernier, vers 19 heures, la salle des fêtes d’Akwa Douala, a servi de cadre de rencontre. L’occasion a été donnée à la communauté Sawa, de détribaliser et éclairer l’opinion au travers de quelques révélations. Celles-ci ont édifié la foule sur l’histoire du Kamerun colonial. A en croire Kum’a Ndumbe III, arrière petit-fils de Lock Priso, ce dernier aurait refusé de signer le traité Germano-Duala en 1884. Et qui intronisait les rois Sawa de l’époque. Aujourd’hui, professeur de sciences politiques des universités au Cameroun, il plante le décor. "Il est temps d’arrêter de se taire face à des situations qui frustrent. Il est important d’arrêter le génocide intellectuel dans nos écoles primaires, secondaires et supérieures. Le moment est venu pour nous de raconter la vraie histoire de notre pays à nos enfants. Afin d’arrêter la tribalisation de nos héros", précise Kum’a Ndumbe III, qui cache mal sa déception.

Des paroles qui ont su arracher des applaudissements à la foule. "Le Ngondo où nos héros nationaux ont combattu pour le Kamerun, et non pour les Douala. J’ai des documents qui attestent que le traité signé en 1884; s’intitulait; le traité germano- Kamerun, et non le traité germano-Duala. Je le dis et l’assume, les monuments des colons n’ont plus de places au Cameroun. La plaisanterie a assez duré. Il est temps de refaire notre histoire, celle du Kamerun. Et que plusieurs générations n’ont pas connu", martèle le professeur. Dès lors, il est clair que le ton est donné. Henriette Ekwe, directrice de publication du bi-hebdo Bebela, modératrice dudit débat, laisse apparaître un sourire. La foule apprécie. Un peu avant lui, certains panélistes à travers l’histoire des héros comme Rudolph Duala Manga Bell, roi des Duala et Ngosso Din son secrétaire général, mort par pendaison le 8 août 1914. "Les Allemands ont le devoir de demander pardon aux Camerounais. Et nous parents, nous devons servir de modèle à nos enfants. Car ce que nous revendiquons; nous le revendiquons pour le bien-être de tous", poursuit Kum’a Ndumbe III, qui a enseigné les sciences politiques à l’université de Berlin, en Allemagne pendant près d’une décennie.

Le public a eu droit à un ensemble de révélations visant à éveiller les consciences. Celles d’une nation qui se serait longtemps laissée dominer par les autres. Pour eux, le "Peuple" se serait égaré, et se retrouve sans repères. Ayant, "cédé la place aux divisions et à l’individualisme", indique le promoteur de la fondation Africavenir. Des ouvrages de ladite fondation ont été présentés aux participants. Dans le but de leur rappeler la genèse de l’histoire du Kamerun. Certains ont d’ailleurs acheté quelques uns. Pour finir, c’est une rencontre qui a donné la possibilité d’être édifié sur "la vraie" histoire de leur pays. Plusieurs autres évènements sont prévus à l’occasion de cette semaine du martyr. Le rideau se referme, le samedi 8août prochain, par un recueillement au lieu de la pendaison (actuel site de la Marine marchande à Bonanjo).

Aristide Ekambi (stagiaire)

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