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Traitement du Sida : désormais gratuit !

Le Minsanté, Urbain Olanguena Awono a annoncé la gratuité des antirétroviraux hier lors d’un point de presse.

Alain TCHAKOUNTE – La mesure prend effet dès le 1er mai.

"Historique ! " Les manifestations de joie n’étaient certes pas exubérantes. Mais on sentait bien dans les mots, et les intonations des différents acteurs que le Cameroun vient de franchir un cap important dans la grande bataille contre le VIH/Sida. Et Urbain Olanguena Awono, ministre de la Santé publique a eu le beau rôle. Celui d’annoncer la nouvelle tant attendue aux 16 millions de Camerounais, malades ou non, mais tous concernés par le sida. " Sur hautes prescriptions du chef de l’Etat, le gouvernement de la République du Cameroun a décidé ce jour [jeudi 19 avril, NDLR], la gratuité des traitements par les antirétroviraux pour toutes personnes vivant avec le VIH/Sida éligibles à ce type de traitement. Cette décision qui entrera en vigueur sur l’ensemble du territoire national à compter du 1er mai 2007 s’inscrit en droite ligne du plan stratégique national de lutte contre le VIH/Sida 2006-2010 dans son axe prioritaire de rendre accessible les traitements ARV pour tous ", a déclaré en substance le ministre de la Santé publique hier devant un parterre impressionnant d’experts, d’acteurs de la société civile et de représentants des différents médias nationaux et internationaux.

" C’est un grand jour et une bonne nouvelle pour les malades du sida, exulte Nathalie Machoussi, représentante du réseau d’association des personnes vivant avec le VIH/Sida (Recap+). La gratuité vient à point nommé". Il s’agit en effet d’une décision attendue par les familles, qui intervient selon le Minsanté après les accords de financement signés le 29 mars dernier à Genève en Suisse avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose. 5,5 milliards de Fcfa, c’est le montant de l’engagement financier global pour la mise en œuvre de cette politique d’accès universel qui intègre aussi le traitement des maladies opportunistes. Les ARV pourront être disponibles dès le 1er mai dans les institutions hospitalières privées et publiques de l’étendue du territoire.

" Nous revenons de loin ", peut souffler Urbain Olanguena Awono. Compréhensible, quand on se souvient seulement qu’en 2001, les ARV mensuels coûtaient…600.000 Fcfa. La marche vers la gratuité n’a pas été de tout repos. Comme l’expliquent les autorités du Minsanté, dans le cadre du 1er plan stratégique 2000-2005, le Cameroun dès 2001 a adhéré à l’initiative " Access to Treatment ", qui visait essentiellement à baisser les prix, grâce à l’engagement des grands laboratoires scientifiques. Résultat : parce que cette option était très forte, la baisse a été marquée de près d’un tiers. En 2002, dans le cadre de la politique d’introduction du médicament générique, on est passé de 70.000-100.000 Fcfa par mois à une somme tournant autour de 21.000-22.000 Fcfa. Avec la politique de subvention directe du gouvernement, on est parvenu à un traitement oscillant entre 15.000 et 18.000 Fcfa.

En 2003, le Fonds mondial accepte de subventionner le traitement à hauteur de 50%. Ce à quoi devait s’ajouter la subvention de l’Etat. En 2004-2005, on note aussi la baisse des prix des examens biologiques, avec des plages gratuites pour les femmes enceintes. En 2006, les prix sont restés entre 3000 F et 7000 F pour les 1er et 2e protocole de traitement.

En 2001, alors que le coût des ARV était de 600.000 Fcfa, on ne comptait que 600 malades sous traitement. Aujourd’hui on en est à 31.000, et les responsables du Minsanté espèrent atteindre 43.000 personnes adultes et 4.000 enfants malades d’ici la fin de l’année. Cette décision, revèle-t-on de source bien informée, a été prise grâce aussi aux apports de partenaires tels que la Fondation Clinton, ou encore Unitaid, la nouvelle facilité internationale d’achat des traitements à laquelle le Cameroun a adhéré. Actuellement, 70% des malades du sida — 5,5% de la population camerounaise — a moins de 40 ans. La mesure servira à réduire l’hécatombe. Et espérer un avenir meilleur, malgré le sida.

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Sociladra : Ferdinand Oyono donne signe de vie

Sociladra : Ferdinand Oyono donne signe de vie
 Un communiqué du ministre d’Etat chargé de la Culture appelle les membres à l’élection d’un nouveau conseil d’administration.
 
Un communiqué du ministre d’Etat chargé de la Culture, Ferdinand Léopold Oyono, est venu, hier, donner un nouveau développement à la crise qui secoue depuis trois semaines la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra). Le ministre d’Etat demande en substance qu’une assemblée générale extraordinaire élective soit convoquée dans les prochains jours et menée par la Commission permanente de médiation et de contrôle (Cpmc) qui devra d’ailleurs en indiquer la date.
Le communiqué du ministre est remarquable déjà du fait qu’il s’agit pratiquement de la première sortie de celui que l’on savait très malade. Il apparaît aussi et surtout comme le choix d’un camp, finalement, dans la crise à la Sociladra. Magloire Ondoa, le président de ladite Cpmc, joint au téléphone, a indiqué que le ministre d’Etat a demandé à la Commission d’organiser l’assemblée générale et aux membres de la Sociladra de veiller à ce que le conseil d’administration ait à sa tête quelqu’un qui respectera la règle des 30/70 et évitera d’endetter la société. "Il veut que les artistes définissent une politique prudente de résorption de l’endettement, si possible à travers la révision des textes", a déclaré Magloire Ondoa.

Il indique que le communiqué du ministre d’Etat appel au respect des règles et à une gestion prudente et surtout touche aux sources réelles de la crise actuelle au sein de la Sociladra. "Il répond aux problèmes qui existent. Le vrai problème c’est que le président [du conseil d’administration, Ndlr] voulait ponctionner de l’argent dans les 70% ".
Cette dernière déclaration renvoie en fait à la fameuse règle des 30/70 évoquée plus haut. Celle-ci signifie en fait que 30% de l’argent collecté par les sociétés de gestion du droit d’auteur doivent être utilisés pour le fonctionnement des sociétés, tandis que 70% doit être destiné aux répartitions. Pour Magloire Ondoa, Mono Ndjana aurait privé les artistes de leurs droits en réclamant les 35 millions que la Sociladra avait encore dans le compte de la Cpmc.

Comptes
L’actuel président du conseil d’administration de la Sociladra, Hubert Mono Ndjana, que nous avons également pu avoir au téléphone, a réagi : "Si le ministre convoque une assemblée générale, il a tort, car il n’a pas les 2/3 du conseil. Et s’il demande à la Cpmc d’organiser, on connaît bien les rapport que j’ai avec Ondoa, ce ne serait pas juste." Il y a quelque temps en effet, 13 administrateurs, sur les 19 de la Sociladra, ont écrit au ministre pour demander une assemblée générale afin de résoudre les problèmes de la société. On peut donc considérer le communiqué d’hier comme une réaction à cette lettre.

Or Mono Ndjana, qui s’opposait au départ à cette issue, déclare avoir également écrit au ministre afin d’obtenir les moyens pour organiser une assemblée générale. Le dernier conseil d’administration de la Sociladra s’est achevé en queue de poisson à cause d’une querelle entre Magloire Ondoa et Mono Ndjana. Quelques jours plus tard, le Pca a décidé de limoger son directeur général, Alphonse Bombogo ; et a écrit au directeur de l’agence de l’hôtel de ville de Yaoundé de la Sgbc (Société générale des banques du Cameroun) pour demander le blocage des comptes de la Cpmc et du compte de dépôt de la redevance du droit d’auteur.

Jules Romuald Nkonlak

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Sociladra : Ferdinand Oyono donne signe de vie

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 Un communiqué du ministre d’Etat chargé de la Culture appelle les membres à l’élection d’un nouveau conseil d’administration.
 
Un communiqué du ministre d’Etat chargé de la Culture, Ferdinand Léopold Oyono, est venu, hier, donner un nouveau développement à la crise qui secoue depuis trois semaines la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra). Le ministre d’Etat demande en substance qu’une assemblée générale extraordinaire élective soit convoquée dans les prochains jours et menée par la Commission permanente de médiation et de contrôle (Cpmc) qui devra d’ailleurs en indiquer la date.
Le communiqué du ministre est remarquable déjà du fait qu’il s’agit pratiquement de la première sortie de celui que l’on savait très malade. Il apparaît aussi et surtout comme le choix d’un camp, finalement, dans la crise à la Sociladra. Magloire Ondoa, le président de ladite Cpmc, joint au téléphone, a indiqué que le ministre d’Etat a demandé à la Commission d’organiser l’assemblée générale et aux membres de la Sociladra de veiller à ce que le conseil d’administration ait à sa tête quelqu’un qui respectera la règle des 30/70 et évitera d’endetter la société. "Il veut que les artistes définissent une politique prudente de résorption de l’endettement, si possible à travers la révision des textes", a déclaré Magloire Ondoa.

Il indique que le communiqué du ministre d’Etat appel au respect des règles et à une gestion prudente et surtout touche aux sources réelles de la crise actuelle au sein de la Sociladra. "Il répond aux problèmes qui existent. Le vrai problème c’est que le président [du conseil d’administration, Ndlr] voulait ponctionner de l’argent dans les 70% ".
Cette dernière déclaration renvoie en fait à la fameuse règle des 30/70 évoquée plus haut. Celle-ci signifie en fait que 30% de l’argent collecté par les sociétés de gestion du droit d’auteur doivent être utilisés pour le fonctionnement des sociétés, tandis que 70% doit être destiné aux répartitions. Pour Magloire Ondoa, Mono Ndjana aurait privé les artistes de leurs droits en réclamant les 35 millions que la Sociladra avait encore dans le compte de la Cpmc.

Comptes
L’actuel président du conseil d’administration de la Sociladra, Hubert Mono Ndjana, que nous avons également pu avoir au téléphone, a réagi : "Si le ministre convoque une assemblée générale, il a tort, car il n’a pas les 2/3 du conseil. Et s’il demande à la Cpmc d’organiser, on connaît bien les rapport que j’ai avec Ondoa, ce ne serait pas juste." Il y a quelque temps en effet, 13 administrateurs, sur les 19 de la Sociladra, ont écrit au ministre pour demander une assemblée générale afin de résoudre les problèmes de la société. On peut donc considérer le communiqué d’hier comme une réaction à cette lettre.

Or Mono Ndjana, qui s’opposait au départ à cette issue, déclare avoir également écrit au ministre afin d’obtenir les moyens pour organiser une assemblée générale. Le dernier conseil d’administration de la Sociladra s’est achevé en queue de poisson à cause d’une querelle entre Magloire Ondoa et Mono Ndjana. Quelques jours plus tard, le Pca a décidé de limoger son directeur général, Alphonse Bombogo ; et a écrit au directeur de l’agence de l’hôtel de ville de Yaoundé de la Sgbc (Société générale des banques du Cameroun) pour demander le blocage des comptes de la Cpmc et du compte de dépôt de la redevance du droit d’auteur.

Jules Romuald Nkonlak

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 Un communiqué du ministre d’Etat chargé de la Culture appelle les membres à l’élection d’un nouveau conseil d’administration.
 
Un communiqué du ministre d’Etat chargé de la Culture, Ferdinand Léopold Oyono, est venu, hier, donner un nouveau développement à la crise qui secoue depuis trois semaines la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra). Le ministre d’Etat demande en substance qu’une assemblée générale extraordinaire élective soit convoquée dans les prochains jours et menée par la Commission permanente de médiation et de contrôle (Cpmc) qui devra d’ailleurs en indiquer la date.
Le communiqué du ministre est remarquable déjà du fait qu’il s’agit pratiquement de la première sortie de celui que l’on savait très malade. Il apparaît aussi et surtout comme le choix d’un camp, finalement, dans la crise à la Sociladra. Magloire Ondoa, le président de ladite Cpmc, joint au téléphone, a indiqué que le ministre d’Etat a demandé à la Commission d’organiser l’assemblée générale et aux membres de la Sociladra de veiller à ce que le conseil d’administration ait à sa tête quelqu’un qui respectera la règle des 30/70 et évitera d’endetter la société. "Il veut que les artistes définissent une politique prudente de résorption de l’endettement, si possible à travers la révision des textes", a déclaré Magloire Ondoa.

Il indique que le communiqué du ministre d’Etat appel au respect des règles et à une gestion prudente et surtout touche aux sources réelles de la crise actuelle au sein de la Sociladra. "Il répond aux problèmes qui existent. Le vrai problème c’est que le président [du conseil d’administration, Ndlr] voulait ponctionner de l’argent dans les 70% ".
Cette dernière déclaration renvoie en fait à la fameuse règle des 30/70 évoquée plus haut. Celle-ci signifie en fait que 30% de l’argent collecté par les sociétés de gestion du droit d’auteur doivent être utilisés pour le fonctionnement des sociétés, tandis que 70% doit être destiné aux répartitions. Pour Magloire Ondoa, Mono Ndjana aurait privé les artistes de leurs droits en réclamant les 35 millions que la Sociladra avait encore dans le compte de la Cpmc.

Comptes
L’actuel président du conseil d’administration de la Sociladra, Hubert Mono Ndjana, que nous avons également pu avoir au téléphone, a réagi : "Si le ministre convoque une assemblée générale, il a tort, car il n’a pas les 2/3 du conseil. Et s’il demande à la Cpmc d’organiser, on connaît bien les rapport que j’ai avec Ondoa, ce ne serait pas juste." Il y a quelque temps en effet, 13 administrateurs, sur les 19 de la Sociladra, ont écrit au ministre pour demander une assemblée générale afin de résoudre les problèmes de la société. On peut donc considérer le communiqué d’hier comme une réaction à cette lettre.

Or Mono Ndjana, qui s’opposait au départ à cette issue, déclare avoir également écrit au ministre afin d’obtenir les moyens pour organiser une assemblée générale. Le dernier conseil d’administration de la Sociladra s’est achevé en queue de poisson à cause d’une querelle entre Magloire Ondoa et Mono Ndjana. Quelques jours plus tard, le Pca a décidé de limoger son directeur général, Alphonse Bombogo ; et a écrit au directeur de l’agence de l’hôtel de ville de Yaoundé de la Sgbc (Société générale des banques du Cameroun) pour demander le blocage des comptes de la Cpmc et du compte de dépôt de la redevance du droit d’auteur.

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Un communiqué du ministre d’Etat chargé de la Culture, Ferdinand Léopold Oyono, est venu, hier, donner un nouveau développement à la crise qui secoue depuis trois semaines la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (Sociladra). Le ministre d’Etat demande en substance qu’une assemblée générale extraordinaire élective soit convoquée dans les prochains jours et menée par la Commission permanente de médiation et de contrôle (Cpmc) qui devra d’ailleurs en indiquer la date.
Le communiqué du ministre est remarquable déjà du fait qu’il s’agit pratiquement de la première sortie de celui que l’on savait très malade. Il apparaît aussi et surtout comme le choix d’un camp, finalement, dans la crise à la Sociladra. Magloire Ondoa, le président de ladite Cpmc, joint au téléphone, a indiqué que le ministre d’Etat a demandé à la Commission d’organiser l’assemblée générale et aux membres de la Sociladra de veiller à ce que le conseil d’administration ait à sa tête quelqu’un qui respectera la règle des 30/70 et évitera d’endetter la société. "Il veut que les artistes définissent une politique prudente de résorption de l’endettement, si possible à travers la révision des textes", a déclaré Magloire Ondoa.

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L’actuel président du conseil d’administration de la Sociladra, Hubert Mono Ndjana, que nous avons également pu avoir au téléphone, a réagi : "Si le ministre convoque une assemblée générale, il a tort, car il n’a pas les 2/3 du conseil. Et s’il demande à la Cpmc d’organiser, on connaît bien les rapport que j’ai avec Ondoa, ce ne serait pas juste." Il y a quelque temps en effet, 13 administrateurs, sur les 19 de la Sociladra, ont écrit au ministre pour demander une assemblée générale afin de résoudre les problèmes de la société. On peut donc considérer le communiqué d’hier comme une réaction à cette lettre.

Or Mono Ndjana, qui s’opposait au départ à cette issue, déclare avoir également écrit au ministre afin d’obtenir les moyens pour organiser une assemblée générale. Le dernier conseil d’administration de la Sociladra s’est achevé en queue de poisson à cause d’une querelle entre Magloire Ondoa et Mono Ndjana. Quelques jours plus tard, le Pca a décidé de limoger son directeur général, Alphonse Bombogo ; et a écrit au directeur de l’agence de l’hôtel de ville de Yaoundé de la Sgbc (Société générale des banques du Cameroun) pour demander le blocage des comptes de la Cpmc et du compte de dépôt de la redevance du droit d’auteur.

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