Yvonne Ngo Mbebga : Combattre l’exode rural par la culture
Sculpteur, elle explique sa logique de création et le défilé de mode qu’elle a organisé le 20 mai.
Propos recueillis par Marion Obam – C’est la sculpture qui vous a fait connaître à Douala il y a quelques années. Aujourd’hui vous revenez avec la mode. Comment s’est opérée cette mutation ?
Ce n’est pas un choix que j’ai fait, mais c’est une complémentarité. Ce qui m’a amené à avancer vers le vêtement, c’est ce qu’à l’époque je ne faisais que les accessoires comme les bijoux, les sacs et les chaussures. Mais les personnes à qui je les vendais avaient du mal à trouver des vêtements qui aillent avec ces accessoires. C’est pour cela que je préfère désormais décorer les tenues avec mes accessoires. Cependant, c’est une idée que j’avais depuis le début de ma carrière d’artiste. Car comme je savais seulement faire la couture à la main, ce qui est très onéreux, je ne pouvais pas confectionner des tenues en série avec des bijoux qui les accompagnent sans avoir acquis une formation adéquate. Aujourd’hui c’est chose faite et avec la maturité, je peux aujourd’hui explorer d’autres domaines que la sculpture.
Le défilé de mode à ciel ouvert que vous avez organisé le 20 mai à Dibombari visait quel objectif ?
C’était pour montrer une autre approche à la jeunesse. Car je ne comprends pas pourquoi les jeunes sont des inconditionnels de l’exode rural. Moi je vis au village, à Dibombari, et je ne viens en ville que pour le ravitaillement. Moi je trouve tout mon matériel de travail en brousse : écorces d’arbre, palmistes, amandes, noix de coco, raphia, bois, etc. Il faut que les jeunes comprennent que vivre en campagne n’est pas un échec, une malédiction. La nature est généreuse et on peut tout y trouver pour s’exprimer et avoir son gagne-pain, que ce soit dans la mode, la sculpture ou le mobilier. Il suffit de se mettre au travail. Il faudrait que les Camerounais, et même les Africains, sachent que porter des bijoux qui viennent de la forêt leur donne une identité culturelle. Ils doivent accepter leur histoire, leur héritage
Pourquoi avoir choisi le 20 mai pour montrer votre nouvelle option de travail ?
C’est une date importante pour tous les Camerounais, car elle est le symbole de la réunification. Pendant le défilé du 20 mai 2007, à la Sous-préfecture de Dibombari, un carré de mannequins de l’agence Afriweek a présenté ma collection. Dans l’après-midi un défilé de mode a permis de voir aussi bien les vêtements que les accessoires. C’était une occasion de communier avec tout le pays, en montrant un travail singulier qui met les matériaux naturels camerounais en exergue.
Comment rendez-vous le bois, les amandes, le raphia non irritable à la peau?
C’est vrai que le matériel que j’utilise est rêche. Mais avant toute utilisation, il y a un travail de trie, de sélection, de lavage, de nettoyage et de séchage, qui s’effectue. Il y a deux options : la première c’est que je décore les vêtements avec les bijoux, des cauris, des amandes etc. De sorte que c’est uniquement le tissu qui touche la peau. Pour les vêtements qui sont en contact avec la peau, les matériaux utilisés sont soignés, traités, poncés et vernis. Après cela, ils ne représentent plus aucun danger. Avant de lancer une ligne comme cela a été le cas le 20 mai dernier, il y a des essais qui sont faits. Beaucoup de tenues n’ont pas été retenues parce qu’inconfortables ou que le tissu ne supportait pas le matériel posé dessus. C’est après toutes ces étapes que les tenues de ville et celles de soirée, les kabas, le sandja et les vêtements pour enfants sont sélectionnés.


Le Gabon est où la carrière d’André a pris le vol. Il a enregistré les albums une douzaine avec les artistes africains tels que Hilarion Ngeuma, Tou Kone Daouda, Angele Asele, et avec Jean Claude Naimro du groupe internationalement renommé Kassav. Il a également rassemblé un groupe de musiciens canerounais pour exécuter sur l’album de saints de Paul Simon « rythme ». En 1988, André déplacé à Paris et voyagé internationalement avec Pierre Akendengue avant de prendre inévitablement un travail comme keyboardist pour Manu Dibango, dont la renommée s’était maintenant écartée en Europe. L’atteinte d’un plateau artistique à Paris, André a balayé l’horizon pour de nouvelles aventures. Il les a trouvées dans une épiphanie de jazz tandis qu’en excursion en Allemagne. Il se rappelle, « je dormais légèrement tandis que l’autobus roulait le long, et une bande de Davis de milles jouait. Dans mon sommeil, je pourrais entendre cette trompette sensible. Elle était ainsi près de mon esprit, à un niveau subconscient, et de moi s’est réveillé, effrayé. J’ai regardé autour et rien n’était hors d’endroit, mais je me suis senti que quelque chose était arrivée à moi. Avec une affinité croissante pour le jazz, André s’est déplacé à Los Angeles en 1995 pour accomplir sa vision. La musique qu’il a eue à l’esprit apprécierait les libertés mélodiques et harmoniques du jazz pourtant préserverait les rythmes africains complexes il avait maîtrisés. Ce but est manifeste dans la bande Dumazz. Le nom combine le mot canerounais pour l’arbre de baobab, un symbole de la sagesse et traditionnellement d’un endroit de réunion pour des aînés de village, et le jazz de mot. L’anglais de policier de saxophonist de Dumazz explique, « quand vous avez mis les deux ensemble que vous faites enraciner un groupe très sage et très spirituel dans la musique de jazz.