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Cicack 2009 : La puissance du théâtre mise en exergue

La 2ème édition du Carrefour international des cultures anciennes et contemporaines de Kribi s’est poursuivie hier, avec les conférences d’Ambroise Mbia et de la princesse Rabiatou Njoya.

Le président des Rencontres théâtrales internationales du Cameroun (Retic), Ambroise Mbia, a entretenu le maigre public du Centre culturel Artcam de Kribi sur les jeux et enjeux du théâtre au Cameroun. Pour le comédien aux mille et une distinctions, « le théâtre recèle la révolution perpétuelle ». C’est un art qui trouble, dérange, questionne et propose, en même temps, des solutions. 

«Le théâtre est un pouvoir, a martelé le président des Retic, parce qu’il constitue un puissant support de communication portant une forte charge d’influence ». Confronté au manque de moyens et à la minceur du nombre de pièces, le théâtre camerounais suscite encore, cependant, l’engouement du public. Un public acquis à sa cause, qui achète son billet pour assister aux représentations, et un public qui veut le découvrir. Raison pour laquelle, a encore dit Mbia, il faut enseigner le théâtre à l’école. Lors de la séance des questions – réponses, le metteur en scène Jean Shaka, de la République démocratique du Congo, a insisté sur la professionnalisation du théâtre. Il doit se pratiquer selon des normes. Pour ce faire, le métier doit être organisé. Succédant à Ambroise Mbia sur le panel, la princesse Rabiatou Njoya a déroulé un exposé retraçant les rapports entre le théâtre, la musique et la danse. En s’appuyant sur les propos de Shakespeare qui reconnaissait que « la vie n’est qu’un théâtre où chacun joue son rôle et s’en va », l’auteur du « Saré maudit » a fait remarquer que même les négriers, du temps de l’esclavage, laissaient la liberté de jouer, de chanter et de danser à leurs esclaves. Parmi les arts du spectacle, « le théâtre est celui qui use et abuse des autres arts sans perdre son essence », a affirmé Rabiatou Njoya. Et chez nous, a-t-elle relevé, « le griot et le conteur font bon ménage ; leurs rôles et leurs prestations se confondent ». Pour le grand bonheur de la comédienne française Maryse Bonny, qui s’est réjouie de retrouver ici ce que l’Europe a perdu dans le théâtre contemporain. Elle salue par conséquent « la richesse de la mise en scène des Africains, dont les comédiens sont polyvalents. Ils savent à la fois chanter et danser, tout en restant intimement liés au texte ». Avant Bonny, l’écrivaine grecque Lia Karavia a rappelé les circonstances de la naissance du théâtre. Cette 2ème édition du Cicack s’achèvera dimanche prochain.

Jean Marie Mollo Olinga  

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