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Un musée communautaire ouvert à Bamendjinda

Il expose plusieurs objets retraçant l’histoire de ce groupement du département des Bamboutos. –

Le cadre récemment rénové donne l’envie de découvrir ce qui s’y trouve. A l’intérieur, l’exposition présente de nombreux objets reproduisant des ustensiles utilisés dans le cadre de l’esclavage, à l’instar des entraves pour poignets et de fourches. Les scènes d’esclavage sont racontées à travers des tableaux contextuels, à côté d’une trentaine de panneaux de textes et de photos. Le contenu du musée de Bamendjinda, localité située dans la périphérie de Mbouda, et inauguré le 12 décembre dernier, ouvre ainsi la voie sur la mémoire collective et la traite négrière. La première situe davantage sur des légendes, des mythes, la religiosité et la tradition locale.

Un ensemble bâti dans l’enceinte de la chefferie Bamendjinda, qui vient redonner vie à une culture riche et diversifiée, à travers une boutique de vente d’objets de souvenirs, une salle d’animation, un laboratoire de restauration etc. L’ancienne galerie-musée qui y a existé s’est transformée en un véritable musée, où tout a été inventorié et disposé de façon professionnelle : " Pour nous, ce musée est l’aboutissement d’un rêve, celui d’immortaliser à jamais l’art et la culture Bamendjinda. Il sera un centre où on viendra apprécier les talents des ouvriers du bois, du fer et du cuivre, qui réalisent leur propre rêve à travers des objets. Ou encore un lieu où on viendra apprécier le talent des céramistes qui donnent à leur œuvre les formes et les couleurs laborieusement choisies ", déclare publiquement le chef supérieur Bamendjinda, S.M Jean-Marie Tanefo. Bamendjinda dispose désormais d’une case patrimoniale, comme on en voit dans les groupements Bamendjou et Bandjoun depuis quelques semaines. On en verra dans toutes les chefferies de l’Ouest, partenaires du projet  »La route des chefferies ».

Il s’agit du pan culturel de la coopération entre les villes de Dschang et Nantes en France, signée en septembre 2002. Afin de mettre en valeur le patrimoine et les spécificités desdites chefferies traditionnelles. Les initiateurs essayent, au cours des différentes étapes, de protéger et de valoriser chaque culture qui, à travers des siècles et les vicissitudes de l’histoire, est restée très forte.
" Etat multiethnique, le Cameroun est aussi un pays multiculturel dont la politique culturelle s’est gardée d’encourager un melting-pot, préférant promouvoir chaque culture spécifique dans le cadre d’un dialogue fécond et pacifique entre les différentes cultures locales. Dés lors, la pertinence, la portée et l’enjeu d’une case patrimoniale crèvent l’écran ", reconnaît Joseph Lobé, inspecteur n° 1 au ministère de la Culture représentant son ministre. Ce dernier a salué les efforts des partenaires, dont l’Alliance internationale des anneaux de la mémoire, représentée par Yvon Chotard, le secrétaire.
Le musée dénommé  »Arts-tradition-esclavage » sera ouvert au public de lundi à samedi, entre 9-17h. Les dimanches et jours fériés, ce sera sur réservation. Les adultes paieront 2000 FCFA, tandis que les jeunes, élèves et étudiants débourseront la moitié du prix.

Michel Ferdinand

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