Mal Njam : 5000 personnes visitent le Siarc par jour
Le commissaire général dresse le bilan à mi-parcours de l’évènement. –
Pouvez-vous une semaine après le démarrage du salon faire un premier bilan ?
Le premier bilan est d’abord de voir la satisfaction des uns et des autres, parce que toutes les personnes qui sont entrées dans le salon, leur première réaction a été la même : les deux mots qu’on a le plus entendu c’est superbe, c’est magnifique. Donc d’avoir créé cette impression, d’avoir cette réaction ça veut dire que globalement le challenge est gagné. Parce que quand on entre dans une manifestation comme celle-ci et que les gens adhèrent c’est bien. Le deuxième bilan c’est en terme de fréquentation. Nous l’avions déjà vu dès l’ouverture des portes du salon, la dimension internationale du salon se confirme. Et du premier jour à aujourd’hui, les gens continuent de venir de partout dans le monde pour le Siarc. Ça donne matière à satisfaction. Troisièmement, les infrastructures que nous avons prévues pour accueillir le Siarc sont efficientes et fonctionnelles.
Il y a néanmoins des réserves et la première vient du fait que le commissariat qui est le point sensible qui enregistre tout, a été saisi par les visiteurs du salon qui disent que cette année, les prix leur semblent trop élevés. Est-ce vérifié, n’est-ce pas vérifié, attendons encore de voir. Mais déjà s’ils réagissent comme de cette façon, ça veut dire que soit les prix sont vraiment plus haut que l’année dernière, soit que leur porte-monnaie et leur pouvoir d’achat est plus regardant.
Il faudrait voir pour apprécier cela un peu plus. La deuxième quant à elle vient du fait que le public est venu à la fin. Quand je dis à la fin, on a quand même un rythme de 5000 visiteurs par jour ce qui est très élevé même si nous avons un village très grand dont toutes les artères sont remplies. Mais certains nous font valoir que commencer le 22, ce n’est peut-être pas mieux pour eux parce que les salaires tombent à partir du 25, et que l’explosion des porte-monnaie se manifeste vers le milieu et la fin du mois. Pour le reste, je crois que nous avons un évènement d’une qualité, une manifestation qui fait honneur à notre pays. Si nous tenons n cap comme celui-là, la structuration de l’offre et de la demande dans le domaine de l’artisanat est bien partie Le Cameroun est aujourd’hui une plaque tournante en Afrique centrale et je crois que c’est au niveau de la région que ça va se jouer parce que les Burkinabé étaient là et eux ils ont le Siao qui est le grand frère en matière d’artisanat en Afrique. Mais ils frémissent.
Certains artisans font valoir le fait qu’il y ait plus de vendeurs que de commerçants que d’artisans producteurs dans le salon. Que s’est-il passé ?
Ils peuvent dire ce qu’ils veulent, mais là encore l’un des acquis et là je ne reviens que sur l’hommage au ministre qui nous a suivi pour que le salon soit celui de l’artisan producteur. Il y a 350 artisans qui ont été sélectionnés dans les terroirs. Le ministre n’était pas là, l’administration centrale n’était pas là, le commissaire général n’était pas là. C’est au niveau des départements et des régions que cela s’est passé. Chaque région a donné le visage qu’elle a voulu pour que les artisans viennent de tous les recoins du pays et que le salon soit vraiment le salon de toutes les traditions et de tous les terroirs. Maintenant, est-ce que les commerçants sont plus dynamiques que les artisans ? Certainement puisque beaucoup d’artisans sont des paysans et n’ont pas encore toutes les astuces commerciales. Quand ce dernier arrive en ville, il croit que ça se passe comme au village où on vient acheter sans publicité alors que les commerçants savent comment le business se passe.
La première dame est annoncée ici au Siarc. Pour vous deux éditions deux arrivées, c’est la confirmation ?
Quand c’est bien, tout le monde est content. Je crois si là haut on est content que ça se passe bien, c’est bien de venir soutenir et de montrer l’exemple qu’au Cameroun aussi les choses peuvent bien se passer et que le Cameroun aime aussi que ça se passe bien.
Propos recueillis par Pierre célestin Atangana

