Ambiance : Un air de fête au salon
Concerts et restaurants rythmentla vie au village à longueur de journée et tous les soirs. –
Au-delà de l’exposition des œuvres d’art, l’une des attractions de la deuxième édition du Salon international de l’artisanat du Cameroun (Siarc) est sans doute son côté festif, marqué par des concerts géants la nuit tombée et la gastronomie qui constituent de véritables centres d’intérêts pour bon nombre de visiteurs. Pour ce qui est du volet animation, les organisateurs ont fait confiance à Dieudonné Bikélé en le désignant comme régisseur général du volet animation. Homme rompu dans le domaine de l’événementiel, il a initié tous les soirs, depuis le lancement du Salon, une programmation artistique en faisant défiler sur la scène des noms bien connus du show biz.
Une occasion pour le public qui a vu défiler tour à tour Ntumba Minka, Papa Zoé, Prince Afo Akom, Faddah Kawtal, Charmant Mfegue, Ntu Nfinga et bien d’autres, de communier avec ses vedettes. Surtout que la scène au toit de paille montée en bois épouse bien le concept de la manifestation. Une quinzaine d’artistes issus des quatre coins du Cameroun, en plus du groupe Traction Babylone venu République démocratique du Congo comme pour marquer le caractère international de l’événement, ont offert des spectacles de haute facture à un public visiblement ému. Au sujet du casting, les organisateurs se sont appuyés sur la disponibilité, le montant à percevoir et la volonté des artistes à accepter le principe. "La programmation est tributaire de la disponibilité des artistes et de l’arrangement au niveau des cachets.
Nous avons fait avec ceux des artistes qui ont bien voulu se prêter au jeu", soutient Dieudonné Bikélé qui dit avoir également fourni l’éclairage et la sonorisation. Une fois la ronde des stands achevée, le visiteur a de quoi se mettre sous la dent. Car, les organisateurs ont aménagé un coin pour la gastronomie. Situé à l’arrière-plan des stands réservés aux différents ministères présents et à certaines administrations, l’endroit grouille de monde. Hommes en tenue, hauts cadres de l’administration et simples visiteurs y trouvent de quoi se désaltérer après plusieurs minutes de marche sous un soleil accablant. Des mets, pour la plupart camerounais, font courir des foules. On y déguste du ndomba, du poisson d’eau douce et à la braise, du poulet ou encore du sanga. Les clients n’ont cure de l’épais nuage de fumée qui s’échappe des braises et qui titille les yeux, ou de ce piment qui brûle les lèvres et palais non sans forcer la morve. La bière étant là pour calmer adoucir le reste.
Sainclair Mezing

