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Livre : La loi des plus forts est toujours la meilleure

Thomas Noah Mvogo montre le danger que représente la mondialisation pour les pays en voie de développement. –

Ah ! Quel beau rêve de vivre dans un beau monde où les malheurs des uns font le bonheur des autres pendant que le bonheur des autres reste à eux seuls et à eux tous seuls, où les paroles des uns sont les paroles de maîtres,

 

pendant que les cris des autres sont des jacassements d’oiseaux qui cherchent à troubler le repos des maîtres incontestés et incontestables de ce village planétaire né des décisions uniques de l’occident impérialiste qui les prend toujours en lieu et place des autres ». A travers ces propos introductifs de son livre de 88 pages, Thomas Noah Mvogo résume en gros son idée des rapports entre la mondialisation et le sous-développement. Il démontre l’incompatibilité des relations entre ces deux réalités, en cinq chapitres dont les trois premiers soutiennent fortement sa thèse.

Si la première partie du livre se consacre exclusivement à la définition et aux différentes manifestations de la mondialisation en évoquant son approche idéologique, ses principes de base et ses buts, la seconde campe clairement le sous-développement. Ici, il est question de sa définition de ses caractéristiques, de ses origines et de ses conséquences. Le cœur du livre, la troisième partie, s’attarde alors sur le danger que représente la mondialisation dans le sous-développement. Il la décrit comme une idéologie monstrueuse, dévoreuse des efforts des pays pauvres, soucieux de sortir de la précarité qui est la leur mais qu’ils continuent de vivre malgré les multiples accords passés et repassés avec les pays riches. Un monstre égocentrique, aux maîtres qui se nourrissent du désespoir de leurs co-villageois planétaires. « L’Occident semble préoccupé par la situation désastreuse des pays sous-développés, mais n’arrive jamais à résoudre un problème pourtant si simple, si facile. Il préfère brandir les aléas qui sont : aide au développement, programmes de ceci ou de cela, conférences de telles ou telle chose alors qu’il détient  péremptoirement les clés de l’énigme, maîtrise les méthodes qu’il utilise chez lui sans un concours divin. Mais il semble toujours embarrassé, dépassé ou surpris quand il faut maintenant concourir au bonheur des autres ».

En fin de compte, la mondialisation pour les pays pauvres ne s’applique que dans le partage des maux comme la course aux armements, le sida, l’homosexualité. Ce que l’auteur qualifie de réalité des pays pauvres.

Muriel Edjo

Thomas Noah Mvogo
« Mondialisation et sous-développement »
Les réalités des pays pauvres
Harmattan Cameroun,
88 pages,
2009.

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