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Elise Mballa : Les financements ne sont pas encore bouclés

La présidente du festival Abok i Ngoma parle des renvois du festival, des innovations et lance un appel aux sponsors. –

 

En 2008, lors de la dernière édition du festival Abok i Ngoma, vous avez annoncé qu’il serait désormais annuel. On l’a attendu en vain en 2009. Que s’est-il passé?
Le festival est resté biannuel parce qu’on s’est bien rendu compte que la production chorégraphiques ne sont pas assez prolifiques et de qualité comme on l’aurait espéré. Donc il ne sert à rien de montrer aux gens les mêmes choses. Il faut laisser le temps aux créateurs de pouvoir s’exprimer. De plus nous nous sommes arrimés à d’autres festivals qui se déroulent en Afrique, et nous avons, ensemble avec les autres directeurs de festivals de danse, mis sur pied un calendrier, de telle sorte que les artistes puissent circuler dans ces festivals, et pouvoir ainsi définir une saison de la danse en Afrique. Voilà pourquoi le festival est resté biannuel.

Qu’en est-il des rumeurs de renvoi qui courent pour cette édition ?
Des bruits de renvoi ? Non ! Le festival aura bien lieu du 27 avril au 2 mai 2010.

Pour cette édition, que va-t-on voir au festival ?
Il faut dire que c’est une édition très spéciale placée sous le signe du cinquantenaire de l’indépendance du Cameroun. Et selon les hautes prescriptions du chef de l’Etat qui a souhaité que ce grand moment de notre histoire soit non seulement un moment de festivité mais également de réflexion, nous avons pensé qu’il était important d’initier un certain nombre d’innovations festives.
C’est ainsi que pour le côté festif, il va y avoir comme par le passé, des tacles de danse, c’est-à-dire que nous attendons une vingtaine pays. Des pays aussi divers que la France, les Etats-Unis, le Congo, le Gabon, le Burkina Faso, l’Espagne, le Nigeria, le Sénégal, les Pays Bas, le Togo etc., qui viendront avec des danses contemporaines. Il y aura aussi toutes les danses patrimoniales qui viennent également des pays étrangers mais aussi du cameroun. Et pour cela, on aura des spectacles en salle et hors site. Le grand spectacle d’ouverture est une innovation qui mettra en scène 120 danseurs sur un spectacle que je vais monter avec un chorégraphe.
Ce spectacle va raconter l’histoire de la danse du Cameroun en s’appuyant sur les grands moments politiques, depuis l’époque des portugais jusqu’à nos jours. On va explorer les différentes formes de danses développées lors de l’époque des explorateurs, de la colonisation, des indépendances, les années de crises, et maintenant. Pour le côté réflexion, c’est le colloque scientifique que nous allons organiser en partenariat avec l’université de Yaoundé II, avec pour thème, la contribution de la danse au développement du Cameroun.
On va recevoir à cette occasion des personnalités universitaires comme le professeur Yacouba Konaté de l’université d’Abidjan et également critique d’art ; Olivier Poivre d’Arvor et surtout le directeur de Culture France. Nous allons également inviter des danseurs camerounais de la diaspora notamment James Carles Nganou qui vit à Toulouse et qui a mené des recherches dans le domaine, et également des universitaires camerounais. Nous organisons toujours dans le cadre de la réflexion, un séminaire à l’intention des journalistes et animateurs culturels des radios à l’Esstic sur le droit d’auteur et le droit voisin.
Et la dernière innovation c’est que le festival s’est ouvert à tous les continents ce qui n’était jamais arrivé, et nous avons désormais un partenaire technique pour ce qui est de la communication dont la supervision est assurée par le cabinet Ib com. Ce qu’il faut savoir aussi c’est que le grand spectacle d’ouverture sera entièrement produit par le ministère de la Culture qui nous apporte un soutien supplémentaire pour ce spectacle-là.

Est-ce que les problèmes financiers sont déjà bouclés ?
Vous savez pour un évènement sérieux comme celui-ci, le montage financier est bouclé un an à l’avance. Tous les dossiers sont prêts, le cabinet avec lequel on travaille nous aide dans la recherche des sponsors. Les sponsors institutionnels sont confirmés, notamment du ministère de la Culture. Je profite pour intéresser les sponsors locaux à l’évènement dans la mesure où, il y aura un plein spot sur Abok i Ngoma qui s’est arrimé à un grand évènement qui est le cinquantenaire.
On va offrir un grand village du festival qui ne sera plus à l’espace Oyenga mais à l’esplanade de l’hôtel de ville de Yaoundé qui sera une belle vitrine pour les sponsors, en soutenant une activité culturelle. Tous les financements ne sont malheureusement pas bouclés. Nous avons fait un budget qui n’est pas bouclé, nous avons déjà la confirmation de certains financements, et nous toujours à la recherche d’autres financements pour organiser un évènement plus structuré, mieux financé et où les artistes seront mieux payés.

Propos recueillis par Pierre Célestin Atangana

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