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Festival : Voici les pièces représentées aux Scènes du théâtre francophone

La manifestation se tient au Centre culturel français de Yaoundé (Ccf) du 10 au 17 avril 2010 ; les cinq premières œuvres sont en compétition et les résultats
seront promulgués le samedi, 15 avril prochain à 15h. –

Les dormeurs : Jean Robert Tchamba en guerre contre l’inertie
C’est la seule pièce de théâtre camerounaise en compétition dans le cadre des Scènes du théâtre francophone. « Les dormeurs » est une mise en scène de Jean Robert Tchamba (Photo). Le dramaturge dénonce, à travers cette œuvre, l’inertie et l’apathie de la société camerounaise en particulier et africaine en général. L’auteur s’indigne du fait que les jeunes soient devenus si apathiques face aux problèmes de leur époque. «On va faire comment ? », c’est la réponse qu’ils vous servent face à une situation difficile. Au pire des cas, « Le Cameroun c’est le Cameroun ». L’artiste estime que les jeunes d’aujourd’hui sont tout simplement lâches, car, de tous temps, les difficultés ont toujours existé. Aussi voudrait-il éveiller les consciences aux potentiels de chacun à être une révolution en soi.

A petites pierres  : Lapidée pour infidélité
Ces derniers mois, des images ont défilé sur la toile montrant un couple de jeunes qui auraient été pris en flagrant délit d’infidélité. L’histoire a eu lieu au Kenya. Ces jeunes ont été sérieusement battus. On leur a apposé le fer à repasser sur des parties sensibles, avant de les traîner nus à travers les rues du Kenya. Ce sont des  histoires pareilles qui ont inspiré Gustave Akakpo (photo), le dramaturge équato-guinéen qui a écrit «A petites pierres ». La tragédie de la lapidation traitée sous la forme d’une farce. C’est l’histoire d’une femme qui était destinée à un autre, mais, elle est séduite par un homme qui revient au pays. Le jeune homme est condamné à payer une amende, la jeune fille, elle, doit payer de sa vie : elle sera lapidée. C’est une sorte d’hypocrisie ambiante que Pastor Tobachi met en scène. 

L’amour coupable : Les anges déchus entrent au théâtre
On les connaissait à travers la Bible. Le metteur en scène Eric Delphin Kwegoué fait entrer les anges déchus dans le monde du théâtre. L’amour coupable des anges déchus est une vision d’innovation contemporaine à travers un genre moins exploré « la comédie musicale ». L’auteur, Parfait Sipowa (photo), à travers « L’amour coupable », retrace la vie d’un couple dans un foyer déchiré par le manque d’amour et les problèmes de la condition de la femme. La pièce est joué par le Koz’art théâtre.

République à vendre  : Isaac Tedambe brade le Tchad à Yaoundé
Hassane Keiro (photo)  et Guedoum Djimbaye, les deux humoristes de la compagnie Karr Goss, sont venus à Yaoundé « brader leur pays », le Tchad.  Le lieu de vente, c’est le Ccf de Yaoundé, où leur pièce, « République à vendre », est en compétition. L’intrigue parle de trois jeunes gens privés de liberté. Leur crime n’est pas dévoilé. Pendant leur séjour carcéral, il leur vient une idée : celle de brader leur pays. Très vite, ils mettent sur pied un plan commercial, mais se pose la question de savoir ce qu’il faut réellement vendre. La population ? Le territoire ? La Nation ? Pourquoi pas les trois à la fois ? Avant même d’avoir trouvé preneur, les prisonniers entament une bataille, dont on ne maîtrise pas le dénouement. Ecrite par Isaac Tedambe, la pièce est mise en scène par Christophe Ngaroyal.

A la vie à la mort : La liberté se trouve en prison
En spectacle dans le cadre du festival des Scènes du théâtre francophone, « A la vie à la mort » du burkinabè Etienne Minoungou (photo) est l’histoire de deux prisonniers. Tout le long du spectacle, on voit l’un des prisonniers s’employer à surmonter le moral de son compagnon, condamné à mort. Les comédiens de la compagnie Falinga sont supposés jouer dans une salle de 4m2, métaphore des relations internationales. Cette cellule est étroite et l’air presqu’inexistant. A travers cette pièce, l’auteur voudrait faire comprendre qu’écrire sur la prison, c’est « aller à la recherche du véritable territoire où peut s’exercer pleinement notre besoin de liberté… la mort est la limite de ce territoire».

La femme et le colonel : Emmanuel Dongola met à nu la tyrannie des militaires
Ces deux là s’étaient déjà rencontrés dans le passé. Il s’agit de la femme et du colonel que nous présente Erasme Tchetchou qui met en scène « La femme et le colonel » écrit par le Centrafricain Emmanuel Dongala. Les deux personnages s’étaient rencontrés quelques années auparavant dans des circonstances dramatiques : Un bourreau et sa victime. Cette pièce met à nu la tyrannie, la dictature et l’irresponsabilité des militaires dans notre société.  Il s’agit là de la toute première œuvre du dramaturge Emmanuel Dongala (photo).

Les prisonniers  : Sophocle ressuscité au Ccf
Une prison sur une île où sont incarcérés des prisonniers d’opinion depuis trois ans. Amani est condamné à 10 ans alors que Kembo écope de la prison à perpétuité. Mais jusqu’à quand durera ce calvaire ? En attendant, le soleil continue de se lever. Et les deux prisonniers continuent de s’échiner au quotidien en creusant et en rebouchant des trous. Ce travail les diminue physiquement et moralement. Pour « tuer le temps», ils envisagent un sketch et non des moindres. Kembo et Amani répètent Antigone. Un texte de Sophocle (photo), vieux de 2400 ans, sur la corruption du pouvoir et la justification morale et religieuse de la rébellion contre la tyrannie. « Les prisonniers » mis en scène par Goby Modeste (photo) est en compétition.

Les osiriades s.g 21 :  L’enfer se trouve dans les décombres
Bien que n’étant pas en compétition, « Les Osiriades S.G 21 » de Martin Ambara (photo) ont de quoi plaire. La pièce, jouée en mars dernier à Yaoundé lors de l’inauguration du laboratoire du théâtre qu’il dirige, a d’ailleurs mobilisé de nombreux amateurs de théâtre et des comédiens d’ici et d’ailleurs. «Les Osiriades», c’est l’histoire de douze survivants de l’effondrement d’une ville ruinée par la guerre. C’est en prenant la fuite qu’ils entendent une voix provenant du fond des décombres d’un parking souterrain d’un ancien building. Dans les ruines justement, un enfant est enfoui. Il faut le sortir, mais comment ? Les survivants s’engouffrent pour le tirer d’affaire. Ils sont coincés par le mur qui s’effondre derrière eux. Et en face d’eux, un monsieur mystérieux qui dit s’appeler « Le tribun ».

L’uruguayen : Raoul Damonte vante les merveilles de l’Uruguay
Mise sur scène par Nelly Framinet, « L’uruguayen » de Raoul Damonte (photo) est la seule pièce européenne en spectacle au Ccf de Yaoundé.  Elle n’est pas en compétition, mais ne manque pas d’intérêt. «L’Uruguayen » c’est l’histoire de Copi. Il nous fait part des raisons qui l’ont poussé à partir sans son cher maitre qu’il nomme « Le vieux con ». Dans cet Uruguay où Copi joue à s’étonner et à se surprendre lui-même, Raoul Demonte offre aux spectateurs une succession d’aventures extraordinaires. Une occasion pour les Yaoundéens de découvrir les us et coutumes de ce pays à la beauté prenante. La pièce est interpretée par Yvain Juillard.

Les griots du boss  : Les Congolais ont perdu leur âme

Encore une histoire de prisonnier. Cette fois-ci, c’est une femme. Une journaliste célèbre. Elle est en taule depuis cinq ans et voit le monde s’abattre sur ses épaules. Des prisonniers arrivent et repartent. Puis, un jour, elle est rejointe par Mayotte, un diplômé sans emploi. Il faisait le griot pour joindre les deux bouts quand la malchance est arrivée. C’est surtout autour de lui que tourne l’intrigue. Sylvie Dyclo-Pornos, en rédigeant cette pièce mise en scène par Abdon Fortuné Koumbha  (photo), a voulu retracer l’histoire des arrestations arbitraires orchestrées par des griots, ceux qui, pour plaire au boss, sont prêts à tout, même à vendre ce qu’ils ont de plus précieux, leur âme.

Cannibales : Les « mangeuses » de bébé sont parmi nous
Cette histoire que les spectateurs de la capitale redécouvrent n’est pas celle d’hommes qui mangent les hommes. Il s’agit plutôt d’une affaire tristement célèbre, où une jeune femme perd son bébé dans des conditions troubles. Christine est assise dans un parc municipal un après-midi ensoleillé. Devant elle, son bébé qui dort dans un landau. Epuisée, elle pique un somme. Pendant ce moment d’inattention, un individu lui vole son enfant. Est-ce Nicole, sa voisine de banc, qui lui a piqué son trésor ? Non. Nicole n’aime pas les enfants. Est-ce Martine, l’autre voisine assise en face d’elle? Certainement pas. Martine, a elle, un petit garçon. Qui a donc «mangé »l’enfant de Nicole ? C’est dans ce tourbillon d’incertitude que nous entraîne José Pliya (photo), l’auteur de « Cannibales » mis en scène par Deneuve Djobong.

Re-belle : Violée à cause de sa beauté
Cette histoire écrite et mise en scène par Emery Noudjiep est triste à mourir. C’est l’histoire d’une enfant soldat qui a oublié son nom, son âge et son origine. Est-elle victime de sa beauté ? Capturée pendant la guerre, droguée puis violée, « Re-belle» voudrait mettre fin à ses jours afin d’oublier tous les traumatismes qu’elle a subi dans la vie. Cette pièce a fait courir le public de Yaoundé en novembre dernier, au cours d’une représentation au Ccf (voir affiche).

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