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Spectacle : Un cocktail de chant lyrique au menu

La Voix du Cenacle, le baryton Tobias Mbarga et le Grand Chœur classique de la Cathédrale de Yaoundé sur la même scène.
Eugène Dipanda – Pour une première, l’Association pour le renforcement des liens économiques et culturels entre l’Afrique et la France (Afec), n’a pas fait dans la dentelle. A l’occasion de la célébration demain, 21 juin, de la fête internationale de la musique, elle organise un concert gratuit de chant lyrique à l’hôtel Hilton de Yaoundé. Au programme à partir de 19h30 : deux groupes, La Voix du Cénacle du Pr Gervais Mendo Ze, et le Grand Chœur classique de la Cathédrale Notre Dames des Victoires de Yaoundé. Mais, en guise d’apéritif, le public aura droit à une prestation du jeune baryton camerounais Tobias Mbarga.

Selon la présidente de l’Afec, Mme Nicole Chaaban Dupuch, qui a rencontré la presse hier au siège de l’association à Yaoundé, ces "trois artistes ou groupes lyriques exécuteront un répertoire mixte, constitué de compositions du cru et d’interprétation des classiques du genre". Placé sous la direction artistique de l’abbé Jean Marie Bodo, musicologue et compositeur, il s’agit-là du tout premier spectacle du genre organisé par la délégation camerounaise de l’Afec depuis le lancement des ses activités en janvier 2006.
Au-delà de la coopération bilatérale entre l’Afrique et la France, l’Afec s’est en effet fixée comme objectif le "partage des valeurs matérielles et immatérielles". Scindée en cinq commissions de travail, c’est à celle chargée de la culture et présidée par Jean Christophe Heidsieck que revient la charge de l’organisation du spectacle de demain. Parmi les missions constitutives de l’Afec, il est en effet question de "contribuer à l’expression de la diversité et du pluralismes culturels Afrique / France ; former les artistes camerounais à la performance ; soutenir le chant lyrique ; et susciter une réflexion sur l’art, l’artisanat d’art et le transfert de l’excellence artistique".

Déploiement
A propos de soutien au chant lyrique justement, le baryton Tobias Mbarga peut être considéré comme le premier "bébé" de l’Afec. Et, selon Mme Nicole Chaaban Dupuch, le spectacle gratuit de l’hôtel Hilton est également une belle opportunité pour "vendre" les qualités exceptionnelles de ce jeune Camerounais, tapissier de formation ! Sur scène, il interprétera aussi bien "Les contes d’Hoffmann" de Jacques Offenbach, "Le pénitencier" de Johnny Hallyday, "Ekan" de Donny Eldwood et Jacques Greg Belobo, "Don Quichotte à Dulcinée" de Maurice Ravel et Paul Morand, "Jules César" de Georg Friedrich Haenedl, etc.

Comme le baryton Tobias Mbarga, d’autres jeunes Camerounais pourraient d’ailleurs choisir de se professionnaliser dans le chant lyrique, après la formation technique vocale prévue du 13 au 26 juillet prochain au Centre culturel François Villon de Yaoundé. Ce sera sous la direction de Jacques Greg Belobo, qui bénéficie du soutien de l’Afec et du Service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France.
Créée en France en 2005, l’Afec est donc une association de droit français. Son antenne camerounaise a effectué sa première grande sortie le 27 avril dernier, à l’occasion d’un dîner-débat sur la croissance économique du Cameroun au lendemain de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative Pays pauvres très endettés (Ppte).

L’association compte en son sein plusieurs expatriés français et des Camerounais bien connus, à l’instar de l’ancien ministre Roger Melingui (vice-président), le journaliste Christian Wangue (secrétaire général), les professeurs Laurent Charles Boyomo Assala, Albert Samè Ekobo et Paul Célestin Ndembiyembe (membres), le Dg du Fonds national de l’emploi, Camille Moute à Bidias, qui y préside la commission "Education-Formation-Emploi".
Aux dires de Mme Nicole Chaaban Dupuch, "Après l’implantation en 2006, cette année 2007 sera pour l’Afec celle de l’éclosion". Et le spectacle de chant lyrique de demain, de par le casting des artistes, le choix du lieu et la mobilisation des moyens techniques, semble bien répondre à une philosophie chère à l’Afec : "l’excellence est notre chemin…"

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Discothèque : La musicothérapie du Pélican du Mbam

L’album "Bitibak" est un mélange d’influences d’où émergent les sonorités de la culture Bafia.
Marion Obam


src="http://www.quotidienmutations.info/mutations/images/france_djibouti.gif" align="left" border=1>C’est un album qui ne s’adresse pas aux noceurs. Ce que propose Simon Nwambeben est d’abord une musique d’écoute qui parle à l’âme, à l’esprit. Le "Bitibak", le titre de l’album, chez les bafia est une décoction végétale contre la fièvre ou le paludisme. Tout est donc partie d’une volonté de guérir les maux de l’homme, les adoucir, mais aussi d’apporter de l’espoir dans une vie où la souffrance est très souvent présente que le bonheur. Alors, comme il n’y pas de thérapie spécifique à ces multiples afflictions, Simon a proposer aux mélomanes une infusion musicale. Ainsi son "Bitibak" peut se répandre dans le cœur de tous les hommes, sans distinction de couleur, de sexe ou d’âge. Traversant les continents dans un seul but : Etre un remède contre les maux de la terre…

Pour y arriver, il a transformé l’essence salvatrice des feuilles de papaye, goyavier, écorces de manguiers et autres plantes en partitions. La formation se construit sur une alchimie subtile des voix en s’appuyant sur une basse rythmique de percussions et de guitares entremêlées. Celui qu’on a connu à la "Terre battue" de Yaoundé comme étant le "Pélican du Mbam" a continué la préparation de sa potion en réussissant à faire chanter, sans accent, les français en langue bafia. Le "Bitibak" donne un métissage de voix africaine, voix française, un set de percussions venue de plusieurs coins du monde, une guitare, une basse et des rythmes traditionnels bafia comme le Dhom. Le mélange des timbres et d’influences pour une seule couleur. On y entre dans cet opus de quatorze titres par "Ikoum".

Comme tout au long des autres titres, ici, il appelle les hommes "Gueni Wem", " Mon frère ". Dans "Ikoum", qui signifie richesse, Simon exhorte ses frères africains à ne pas baisser les bras car " nos ancêtres nous ont laissé une richesse inestimable que sont les percussions." Une ballade où on retrouve justement des percussions comme le Mekeng, le Nkaï et un peu de Nyass. Un poignant hommage est rendu à "Daniel", ami d’enfance qui a souffert pendant de la méchanceté de l’homme et qui en est mort. Comme une menace Simon rappelle à tous ceux qui font du mal "qu’ils ne resteront pas vivre éternellement." Des berceuses comme Riwou, Awa et Dhounia qu’il a composé à l’âge de six ans nous recollent à l’enfance.
La souplesse du jeu de Simon Nwambeben qui tient aussi de la guitare en même temps qu’il porte le lead vocal, amène une certaine légèreté à l’ensemble quand ce n’est pas purement un aspect festif comme c’est le cas dans les titres Kisowa, Kodah’na et Nkourha Wo. La richesse linguistique de Simon ne s’arrête pas qu’au bafia.

Il propose deux titres en français : L’autre moi et l’espoir du désespoir. Il rajoute aussi le Bulu, le Duala, le Bafang, le Bassa à ses compositions, résultante d’un esprit ouvert et profondément ancré à la culture de sa terre. Pour offrir une galette d’une telle qualité, le pélican du Mbam a constitué à Nantes une équipe autour du projet " Bitibak1 ". Eva Paquereau et Sandrine Laverdure aux chœurs généreux et chaleureux livrant au passage une sensation d’aise comme après la dégustation d’un bon "Kepen". Tout cela soutenu par Samuel Lecomte aux percussions et Laurent Evini à la basse. Pour mettre tout ceci en musique, Simon Nwabeben a sollicité Ray Lema pour assurer la direction artistique. Au finish, une musique affranchie de tous les stéréotypes, une mélancolie caressante qui lorsqu’elle vous pénètre vous plonge dans un univers doux où la douleur est inconnue.

Repères
Album : Bitibak 1
Auteur-compositeur : Simon Nwabeben
Sortie : Mai 2006 à Paris, Avril 2007 Cameroun
Production : Daqui
Distribution : Harmonia Mundi
A écouter : Awa, Daniel, L’autre moi, Dhounia, Kisowa, Kodah’na, Dhom et Ndeh be nkeh.

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Discothèque : La musicothérapie du Pélican du Mbam

L’album "Bitibak" est un mélange d’influences d’où émergent les sonorités de la culture Bafia.
Marion Obam


src="http://www.quotidienmutations.info/mutations/images/france_djibouti.gif" align="left" border=1>C’est un album qui ne s’adresse pas aux noceurs. Ce que propose Simon Nwambeben est d’abord une musique d’écoute qui parle à l’âme, à l’esprit. Le "Bitibak", le titre de l’album, chez les bafia est une décoction végétale contre la fièvre ou le paludisme. Tout est donc partie d’une volonté de guérir les maux de l’homme, les adoucir, mais aussi d’apporter de l’espoir dans une vie où la souffrance est très souvent présente que le bonheur. Alors, comme il n’y pas de thérapie spécifique à ces multiples afflictions, Simon a proposer aux mélomanes une infusion musicale. Ainsi son "Bitibak" peut se répandre dans le cœur de tous les hommes, sans distinction de couleur, de sexe ou d’âge. Traversant les continents dans un seul but : Etre un remède contre les maux de la terre…

Pour y arriver, il a transformé l’essence salvatrice des feuilles de papaye, goyavier, écorces de manguiers et autres plantes en partitions. La formation se construit sur une alchimie subtile des voix en s’appuyant sur une basse rythmique de percussions et de guitares entremêlées. Celui qu’on a connu à la "Terre battue" de Yaoundé comme étant le "Pélican du Mbam" a continué la préparation de sa potion en réussissant à faire chanter, sans accent, les français en langue bafia. Le "Bitibak" donne un métissage de voix africaine, voix française, un set de percussions venue de plusieurs coins du monde, une guitare, une basse et des rythmes traditionnels bafia comme le Dhom. Le mélange des timbres et d’influences pour une seule couleur. On y entre dans cet opus de quatorze titres par "Ikoum".

Comme tout au long des autres titres, ici, il appelle les hommes "Gueni Wem", " Mon frère ". Dans "Ikoum", qui signifie richesse, Simon exhorte ses frères africains à ne pas baisser les bras car " nos ancêtres nous ont laissé une richesse inestimable que sont les percussions." Une ballade où on retrouve justement des percussions comme le Mekeng, le Nkaï et un peu de Nyass. Un poignant hommage est rendu à "Daniel", ami d’enfance qui a souffert pendant de la méchanceté de l’homme et qui en est mort. Comme une menace Simon rappelle à tous ceux qui font du mal "qu’ils ne resteront pas vivre éternellement." Des berceuses comme Riwou, Awa et Dhounia qu’il a composé à l’âge de six ans nous recollent à l’enfance.
La souplesse du jeu de Simon Nwambeben qui tient aussi de la guitare en même temps qu’il porte le lead vocal, amène une certaine légèreté à l’ensemble quand ce n’est pas purement un aspect festif comme c’est le cas dans les titres Kisowa, Kodah’na et Nkourha Wo. La richesse linguistique de Simon ne s’arrête pas qu’au bafia.

Il propose deux titres en français : L’autre moi et l’espoir du désespoir. Il rajoute aussi le Bulu, le Duala, le Bafang, le Bassa à ses compositions, résultante d’un esprit ouvert et profondément ancré à la culture de sa terre. Pour offrir une galette d’une telle qualité, le pélican du Mbam a constitué à Nantes une équipe autour du projet " Bitibak1 ". Eva Paquereau et Sandrine Laverdure aux chœurs généreux et chaleureux livrant au passage une sensation d’aise comme après la dégustation d’un bon "Kepen". Tout cela soutenu par Samuel Lecomte aux percussions et Laurent Evini à la basse. Pour mettre tout ceci en musique, Simon Nwabeben a sollicité Ray Lema pour assurer la direction artistique. Au finish, une musique affranchie de tous les stéréotypes, une mélancolie caressante qui lorsqu’elle vous pénètre vous plonge dans un univers doux où la douleur est inconnue.

Repères
Album : Bitibak 1
Auteur-compositeur : Simon Nwabeben
Sortie : Mai 2006 à Paris, Avril 2007 Cameroun
Production : Daqui
Distribution : Harmonia Mundi
A écouter : Awa, Daniel, L’autre moi, Dhounia, Kisowa, Kodah’na, Dhom et Ndeh be nkeh.

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Discothèque : La musicothérapie du Pélican du Mbam

L’album "Bitibak" est un mélange d’influences d’où émergent les sonorités de la culture Bafia.
Marion Obam


src="http://www.quotidienmutations.info/mutations/images/france_djibouti.gif" align="left" border=1>C’est un album qui ne s’adresse pas aux noceurs. Ce que propose Simon Nwambeben est d’abord une musique d’écoute qui parle à l’âme, à l’esprit. Le "Bitibak", le titre de l’album, chez les bafia est une décoction végétale contre la fièvre ou le paludisme. Tout est donc partie d’une volonté de guérir les maux de l’homme, les adoucir, mais aussi d’apporter de l’espoir dans une vie où la souffrance est très souvent présente que le bonheur. Alors, comme il n’y pas de thérapie spécifique à ces multiples afflictions, Simon a proposer aux mélomanes une infusion musicale. Ainsi son "Bitibak" peut se répandre dans le cœur de tous les hommes, sans distinction de couleur, de sexe ou d’âge. Traversant les continents dans un seul but : Etre un remède contre les maux de la terre…

Pour y arriver, il a transformé l’essence salvatrice des feuilles de papaye, goyavier, écorces de manguiers et autres plantes en partitions. La formation se construit sur une alchimie subtile des voix en s’appuyant sur une basse rythmique de percussions et de guitares entremêlées. Celui qu’on a connu à la "Terre battue" de Yaoundé comme étant le "Pélican du Mbam" a continué la préparation de sa potion en réussissant à faire chanter, sans accent, les français en langue bafia. Le "Bitibak" donne un métissage de voix africaine, voix française, un set de percussions venue de plusieurs coins du monde, une guitare, une basse et des rythmes traditionnels bafia comme le Dhom. Le mélange des timbres et d’influences pour une seule couleur. On y entre dans cet opus de quatorze titres par "Ikoum".

Comme tout au long des autres titres, ici, il appelle les hommes "Gueni Wem", " Mon frère ". Dans "Ikoum", qui signifie richesse, Simon exhorte ses frères africains à ne pas baisser les bras car " nos ancêtres nous ont laissé une richesse inestimable que sont les percussions." Une ballade où on retrouve justement des percussions comme le Mekeng, le Nkaï et un peu de Nyass. Un poignant hommage est rendu à "Daniel", ami d’enfance qui a souffert pendant de la méchanceté de l’homme et qui en est mort. Comme une menace Simon rappelle à tous ceux qui font du mal "qu’ils ne resteront pas vivre éternellement." Des berceuses comme Riwou, Awa et Dhounia qu’il a composé à l’âge de six ans nous recollent à l’enfance.
La souplesse du jeu de Simon Nwambeben qui tient aussi de la guitare en même temps qu’il porte le lead vocal, amène une certaine légèreté à l’ensemble quand ce n’est pas purement un aspect festif comme c’est le cas dans les titres Kisowa, Kodah’na et Nkourha Wo. La richesse linguistique de Simon ne s’arrête pas qu’au bafia.

Il propose deux titres en français : L’autre moi et l’espoir du désespoir. Il rajoute aussi le Bulu, le Duala, le Bafang, le Bassa à ses compositions, résultante d’un esprit ouvert et profondément ancré à la culture de sa terre. Pour offrir une galette d’une telle qualité, le pélican du Mbam a constitué à Nantes une équipe autour du projet " Bitibak1 ". Eva Paquereau et Sandrine Laverdure aux chœurs généreux et chaleureux livrant au passage une sensation d’aise comme après la dégustation d’un bon "Kepen". Tout cela soutenu par Samuel Lecomte aux percussions et Laurent Evini à la basse. Pour mettre tout ceci en musique, Simon Nwabeben a sollicité Ray Lema pour assurer la direction artistique. Au finish, une musique affranchie de tous les stéréotypes, une mélancolie caressante qui lorsqu’elle vous pénètre vous plonge dans un univers doux où la douleur est inconnue.

Repères
Album : Bitibak 1
Auteur-compositeur : Simon Nwabeben
Sortie : Mai 2006 à Paris, Avril 2007 Cameroun
Production : Daqui
Distribution : Harmonia Mundi
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Discothèque : La musicothérapie du Pélican du Mbam

L’album "Bitibak" est un mélange d’influences d’où émergent les sonorités de la culture Bafia.
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src="http://www.quotidienmutations.info/mutations/images/france_djibouti.gif" align="left" border=1>C’est un album qui ne s’adresse pas aux noceurs. Ce que propose Simon Nwambeben est d’abord une musique d’écoute qui parle à l’âme, à l’esprit. Le "Bitibak", le titre de l’album, chez les bafia est une décoction végétale contre la fièvre ou le paludisme. Tout est donc partie d’une volonté de guérir les maux de l’homme, les adoucir, mais aussi d’apporter de l’espoir dans une vie où la souffrance est très souvent présente que le bonheur. Alors, comme il n’y pas de thérapie spécifique à ces multiples afflictions, Simon a proposer aux mélomanes une infusion musicale. Ainsi son "Bitibak" peut se répandre dans le cœur de tous les hommes, sans distinction de couleur, de sexe ou d’âge. Traversant les continents dans un seul but : Etre un remède contre les maux de la terre…

Pour y arriver, il a transformé l’essence salvatrice des feuilles de papaye, goyavier, écorces de manguiers et autres plantes en partitions. La formation se construit sur une alchimie subtile des voix en s’appuyant sur une basse rythmique de percussions et de guitares entremêlées. Celui qu’on a connu à la "Terre battue" de Yaoundé comme étant le "Pélican du Mbam" a continué la préparation de sa potion en réussissant à faire chanter, sans accent, les français en langue bafia. Le "Bitibak" donne un métissage de voix africaine, voix française, un set de percussions venue de plusieurs coins du monde, une guitare, une basse et des rythmes traditionnels bafia comme le Dhom. Le mélange des timbres et d’influences pour une seule couleur. On y entre dans cet opus de quatorze titres par "Ikoum".

Comme tout au long des autres titres, ici, il appelle les hommes "Gueni Wem", " Mon frère ". Dans "Ikoum", qui signifie richesse, Simon exhorte ses frères africains à ne pas baisser les bras car " nos ancêtres nous ont laissé une richesse inestimable que sont les percussions." Une ballade où on retrouve justement des percussions comme le Mekeng, le Nkaï et un peu de Nyass. Un poignant hommage est rendu à "Daniel", ami d’enfance qui a souffert pendant de la méchanceté de l’homme et qui en est mort. Comme une menace Simon rappelle à tous ceux qui font du mal "qu’ils ne resteront pas vivre éternellement." Des berceuses comme Riwou, Awa et Dhounia qu’il a composé à l’âge de six ans nous recollent à l’enfance.
La souplesse du jeu de Simon Nwambeben qui tient aussi de la guitare en même temps qu’il porte le lead vocal, amène une certaine légèreté à l’ensemble quand ce n’est pas purement un aspect festif comme c’est le cas dans les titres Kisowa, Kodah’na et Nkourha Wo. La richesse linguistique de Simon ne s’arrête pas qu’au bafia.

Il propose deux titres en français : L’autre moi et l’espoir du désespoir. Il rajoute aussi le Bulu, le Duala, le Bafang, le Bassa à ses compositions, résultante d’un esprit ouvert et profondément ancré à la culture de sa terre. Pour offrir une galette d’une telle qualité, le pélican du Mbam a constitué à Nantes une équipe autour du projet " Bitibak1 ". Eva Paquereau et Sandrine Laverdure aux chœurs généreux et chaleureux livrant au passage une sensation d’aise comme après la dégustation d’un bon "Kepen". Tout cela soutenu par Samuel Lecomte aux percussions et Laurent Evini à la basse. Pour mettre tout ceci en musique, Simon Nwabeben a sollicité Ray Lema pour assurer la direction artistique. Au finish, une musique affranchie de tous les stéréotypes, une mélancolie caressante qui lorsqu’elle vous pénètre vous plonge dans un univers doux où la douleur est inconnue.

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Album : Bitibak 1
Auteur-compositeur : Simon Nwabeben
Sortie : Mai 2006 à Paris, Avril 2007 Cameroun
Production : Daqui
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