Joyce Mbassa : Je ne collectionne pas les couronnes
Etudiante à l’université de Buea, Miss Littoral 2010 vient d’être sacrée Miss Beach à Limbe. –
Vous venez d’être sacrée à la 2ème édition de l’élection Miss Beach qui vient se dérouler à l’hôtel Semme Beach de Limbe. Qu’est-ce qui vous a permis de faire la différence ?
C’était très serré. Nous étions 38 candidates. J’ai participé à ce concours par motivation personnelle. J’ai toujours voulu faire les concours de Miss. Nous avons commencé par faire un défilé de présentation des toutes les candidates. Nous étions en maillots de bain. C’était des deux pièces parce que ça montre tout le corps de la candidate excepté les parties intime et ça peut permet au jury [présidé par Cyril Bojiko, animateur télé, ndlr] d’appeler les formes des candidates. Il fallait sélectionner dix filles sur les 38 candidates. Il y avait trop de filles grandes de taille et bien taillées. Ça ne veut pas dire que j’étais complexée [Elle a 1m72, 61 kg, ndlr]. J’avais des appréhensions mais heureusement, je me suis vite maîtrisée. C’est qui a fait ma force c’est mon allure naturelle. Je prenais mon plaisir pendant le concours. Lors des mes passages, j’étais très décontractée, je n’étais pas stressée. Mais il faut préciser que je suis parfaitement bilingue. Je crois que c’est ce qui a fait la différence.
Vous étiez aussi Miss Littoral où vous avez représenté cette région au concours Miss Cameroun 2010. Vous collectionnez les couronnes de Miss ?
(Rires). Non. Je ne collectionne pas les couronnes de Miss. Je cherche à aller de l’avant dans ce métier. Lorsque j’ai élue Miss Littoral au Concours Miss Cameroun, c’était plus rude. Je m’étais d’abord inscrite à Buea. Mais on m’a dit que chaque candidate doit s’inscrire dans sa région d’origine. C’est comme que je viens à Douala pour l’inscription où j’étais d’ailleurs la dernière. Mais pendant le casting proprement dite, j’ai supplantée toutes les autres candidates. Au niveau national, je n’étais pas sur le podium. Je n’ai rien compris, mais j’ai accepté le verdict du jury et je me remets au travail.
Sous quel signe placez-vous votre règne de Miss beach durant toute l’année 2010. ?
Pendant le concours, je me suis présenté e comme ambassadrice de l’hôtel Semme Beach, l’organisateur de l’événement. Je milite pour que les Camerounais prennent le temps de se reposer, de se distraire au bord de l’eau, de chasser le stress qu’ils accumulent durant des mois au travers. C’est bien de travailler, mais il faut penser à décompresser et la plage, la mer sont des endroits idéals pour se relaxer. Ce n’est pas un luxe, c’est une question de santé. Par ailleurs, je voudrais aussi encourager les jeunes à s’auto employer.
Vous avez 23 ans, belle et surtout Miss à double couronnes, on imagine que les sollicitations…
(Rires). Ça ne manque jamais. Surtout depuis que j’ai été élue Miss, que c’est soit à l’université de Buea où je fréquente ou dans mon entourages, je sens la pression des hommes. Mais je suis psychologiquement préparée à ça. J’ai mon astuce pour repousser les dragueurs. Je repousse gentiment mais ferment les aventuriers. Si quelqu’un insiste, je demeure inflexible dans ma position et si ça frise le harcèlement, j’utilise d’autres moyens…..
Propos recueillis par Eric Roland Kongou

