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Franck Emmanuel Babissagana : On ne doit pas se lasser

Il vient de mettre sur le marché un long métrage et entame ainsi le périlleux chemin de la promotion. –

 

Vous avez récemment sorti un film intitulé «Le prix du succès». Combien vous a coûté la production de ce long métrage ?
«Le prix du succès» m’a coûté la modique somme de 7 millions Fcfa. J’ai en réalité travaillé avec les moyens de bords. Je l’ai réalisé grâce à mes petites économies. Je suis ainsi le seul producteur de ce long métrage. C’est un film classé en dessous de la petite production.

Dans votre planning promotionnel, songez-vous à le diffuser sur grand écran, ne serait-ce qu’à long terme ?
Tout à fait. Lorsqu’on sort un film, on souhaite évidemment qu’il soit diffusé sur les chaînes de télévision et surtout vendu. Tout le monde voudrait voir son film sur un petit écran à condition de s’entendre sur les mesures qui accompagnent le protocole d’accord de diffusion. Nous, producteurs, sommes encore victimes de l’environnement cinématographique camerounais. Lequel souffre encore de ce que les diffuseurs privés ne soient pas encore suffisamment matures pour comprendre la valeur du cinéaste dans notre pays. Il faut comprendre que la production d’un film coûte énormément d’argent. Il y a beaucoup d’acteurs autour qui y contribuent. On a ainsi besoin de rentrer dans le minimum des frais. La Crtv a tout au moins un département qui s’occupe de la gestion des films. Il est fort probable pour un producteur, qu’on y achète son film et se voir reverser des droits d’auteurs. Par contre, les médias privés ne sont pas encore dans cette logique, malheureusement.

Propos recueillis par M.N.M

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