Repression: La Fédération Internationale des Musiciens écrit à Paul Biya
Une lettre datée du 12 novembre exige du président de la république réparation du préjudice causé par les forces de l’ordre lors de la marche pacifique des artistes du 08 Novembre 2012 à Yaoundé. –
Le 08 Novembre 2012 contestant le dépôt dans les comptes spéciaux de la Cameroon Music Corporation (CMC) par le port autonome de Douala d’une somme de 40 millions de franc CFA, plus de 500 artistes sont descendus dans la rue pour protester contre ce qu’ils qualifient « de modèle complet du trafic d’influent».
Pour le président international de la fédération internationale des musiciens « cet acte est non seulement indigne pour la République, mais malencontreux pour le pays». La fédération internationale de musique exige du président de la république du Cameroun SE Paul Biya un suivi continu dans cette affaire. Une affaire qui ne laisse pas certains musiciens indifférent. Avec la réaction de la fédération internationale des musiciens c’est un autre biscuit dans la bouche des denteleurs. Du moment où les assises de la fédération africaine du FIM se tiendront dans les jours à venir et que l’un des sujets à l’ordre du jour porte sur la répression du 08 novembre 2012. Au delà de la réaction du FIM, comment comprendre selon les interrogations du vice-président de la fédération internationale des musiciens " que le port autonome de Douala ait versé une somme pareille à la Cmc et pourtant cet organisme fait objet d’une dissolution?" Puisque a en croire les propos de certains artistes, au cours d’une réunion qu’ils ont tenue à Monatélé, les administrateurs de la Cmc se sont mis d’accord pour la dissolution de cette structure. Soutenant ces propos, certains artistes sont étonnés « qu’au lieu d’être reversés au Compte de dépôt spécial de la défunte Cmc comme le souhaitent les artistes, les droits d’exécution publique ont été reversés à une structure qui a perdu toute légitimité». Seule les rencontres de Nairobi et de Paris apporteront une lumière à cette affaire au moment où la question du respect des droits de l’homme reste sujet à problème au Cameroun. Mais en attendant les musiciens affiliés à la Cmc ont touché leurs droits avec une lune à leurs pieds et couronnés d’étoiles. Actuellement, c’est un conflit inlassable qui étend ses tentacules entre la SOCAM, la CMC et le MINCULT. Le levé du soleil semble être une bataille de Normandie, mais la fin du dilemme une maison sur mars. En attendant l’éclosion de la rose, l’acte incompréhensible des forces de l’ordre reste regrettable, pour une nation qui se revendique l’identité démocratique. Parole est actuellement au président de la république de trouver la thérapie suprême à cette guerre de division.
GSA | L’Epervier

