CAMEROUN : L’ÉLECTION DE NDEDI EYANGO A ÉTÉ ANNULÉE
Le ministre de la Culture a pris deux importantes décisions administratives lundi. La première décision signée des mains de Ama Tutu Muna retire l’agrément de la société des arts musicaux (Socam) tandis que la seconde invalide tout simplement la récente élection de Ndedi Eyango au poste de PCA de cette corporation. –
Le ministre des arts et de la culture indique que l’élection du conseil d’administration de la Socam intervenue le 2 novembre 2013 est et demeure invalidée. La suspension du président de la commission permanente de médiation et de contrôle (CPMC) le 17 décembre 2013 est confirmée.
L’autorité tutélaire précise également qu’est constatée de plein droit la fin des fonctions de l’actuel Conseil d’Administration que dirige Ndedi Eyango. Ceci en raison des irrégularités observées lors du vote du 2 novembre 2013 ainsi que de diverses violations du code électoral de l’organisme intervenues lors du scrutin. Les deux décisions administratives ont été lues sur les antennes de la Crtv radio lundi soir.
Sommé de s’expliquer sur les manquements observés lors de l’élection à la Socam, Jean Calvain Aba’a Oyono avait tenté de désamorcer la bombe dans un rapport adressé au ministre de la culture le 16 décembre dernier.
Avant la diffusion de ces deux décisions, le président de la CPMC Jean Calvain Aba’a Oyono avait déjà été suspendu pour une période de 3 mois par le ministre le 17 décembre dernier. Le ministre l’avait accusé d’être l’auteur de "manquements graves à l’éthique professionnelle".
Il est surtout reproché au comité électoral mise sur pied par la CPMC d’avoir validé la candidature du musicien Ndedi Eyango au poste de PCA de la SOCAM alors que ce dernier à obtenu la nationalité américaine voici plusieurs années. Il avait pourtant présenté un certificat prouvant sa nationalité camerounaise quelques jours avant son élection. Devenu donc citoyen US, le Prince des Montagnes n’était pourtant plus qualifié pour diriger la société des droits d’auteur des musiciens de son pays d’origine.
Pour rappel, la nationalité camerounaise est en principe exclusive. L’acquisition d’une autre nationalité par un citoyen majeur d’origine camerounaise est assimilée à une renonciation à la citoyenneté camerounaise. Selon le code de la nationalité camerounaise, cette démarche volontaire d’acquisition d’une nouvelle nationalité par une personne âgé de plus de 21 ans emporte une déchéance légale de sa nationalité camerounaise d’origine.

