Non classé

Nécrologie : Pascal Dang n’écrira plus

Le journaliste de Mutations est décédé hier matin à Douala.
Eugène Dipanda


La nouvelle a écourté notre sommeil hier, lundi 25 juin, au petit matin. A travers un court message téléphonique, c’est Christophe Bobiokono qui joue les oiseaux de mauvais augure : Pascal Dang est mort. A 40 ans. Un authentique écrin de plomb, qui s’abat sur le moral des journalistes de la South Media Corporation, déjà sapé par diverses autres nouvelles. Personne ne veut croire. La réalité est pourtant là, têtue. Notre collègue Pascal Emmanuel Dang (Dago, comme nous l’appelions affectueusement) ne fera plus jamais partie de notre univers. On le savait malade, certes. Mais, au cours d’un voyage au début du mois de juin à Douala, ville où il exerçait au sein du Desk du quotidien Mutations depuis plus de quatre années, lui-même nous rassurait, couché sur son lit d’hôpital, que tout allait déjà mieux. A Alain Nwaha, son "petit frère", il confiait d’ailleurs qu’il quitterait l’hôpital Laquintinie dans deux ou trois jours, le temps pour lui d’achever un traitement que lui avait prescrit le médecin.

Entre deux blagues, nous nous sommes séparés ce vendredi 1er juin 2007, rassurés que notre collègue se remettrait très vite de sa fatigue et de ces céphalées dont il continuait, malgré tout, à se plaindre. Nous étions alors loin de nous imaginer que nous lui faisions-là nos adieux. Et pourtant, Pascal Emmanuel Dang avait bel et bien quitté l’hôpital quelques jours suivant son hospitalisation. Comme il le prévoyait lui-même. La transfusion sanguine qu’il avait dû subir, croyait-on alors, avait manifestement été bénéfique. Et les nouvelles, au fil des jours, n’étaient guère alarmantes. Jusqu’à cette nuit fatidique de dimanche à lundi dernier, où Aline, sa fidèle compagne, a dû solliciter des bras de quelques voisins pour l’aider à conduire Pascal Dang à l’hôpital. Il était environ 2h du matin. Et les médecins de garde n’ont rien pu faire pour le sauver…

Dago est donc mort. Et dans quel contexte ! Le personnel de Mutations perd, à travers cette disparition, un collègue aimable, doté d’un sens de l’humour qui nous manquera pendant très longtemps. Dang disait, l’air sérieux, qu’il serait le troisième président de la République du Cameroun, après Ahidjo et Biya et un intérim de 40 jours de Cavaye. Un peu pour respecter l’ordre alphabétique… Quant aux lecteurs de Mutations, ils ne verront plus cette signature, Pascal E. Dang, devenue habituelle au bas des articles à caractère économique. Malgré sa polyvalence dans le traitement des sujets, Dago préférait en effet écrire en économie. Probablement un accrochage à sa formation d’économiste à la base. Les nouvelles de Douala Stock Exchange (Dsx), la bourse des valeurs mobilières de Douala, il en avait par exemple fait son affaire, à l’époque où nous devions produire un cahier hebdomadaire de quatre pages sur l’économie nationale. Et on se souviendra que le dernier texte rédigé par notre défunt collègue, sur la Dsx, est le lancement d’un emprunt obligataire par la République Centrafricaine.
Le programme des obsèques de Pascal Emmanuel Dang n’est pas encore connu. En attendant son inhumation, la consternation est à son comble au sein de la grande famille de la South Media Corporation, qui perd ainsi un nouveau membre après Asta Varamla, Gervais Kinang, Sylvestre Bessala, Daniel Amayen et Fatou Raihana. Bon Dieu que la liste est longue !

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La nouvelle a écourté notre sommeil hier, lundi 25 juin, au petit matin. A travers un court message téléphonique, c’est Christophe Bobiokono qui joue les oiseaux de mauvais augure : Pascal Dang est mort. A 40 ans. Un authentique écrin de plomb, qui s’abat sur le moral des journalistes de la South Media Corporation, déjà sapé par diverses autres nouvelles. Personne ne veut croire. La réalité est pourtant là, têtue. Notre collègue Pascal Emmanuel Dang (Dago, comme nous l’appelions affectueusement) ne fera plus jamais partie de notre univers. On le savait malade, certes. Mais, au cours d’un voyage au début du mois de juin à Douala, ville où il exerçait au sein du Desk du quotidien Mutations depuis plus de quatre années, lui-même nous rassurait, couché sur son lit d’hôpital, que tout allait déjà mieux. A Alain Nwaha, son "petit frère", il confiait d’ailleurs qu’il quitterait l’hôpital Laquintinie dans deux ou trois jours, le temps pour lui d’achever un traitement que lui avait prescrit le médecin.

Entre deux blagues, nous nous sommes séparés ce vendredi 1er juin 2007, rassurés que notre collègue se remettrait très vite de sa fatigue et de ces céphalées dont il continuait, malgré tout, à se plaindre. Nous étions alors loin de nous imaginer que nous lui faisions-là nos adieux. Et pourtant, Pascal Emmanuel Dang avait bel et bien quitté l’hôpital quelques jours suivant son hospitalisation. Comme il le prévoyait lui-même. La transfusion sanguine qu’il avait dû subir, croyait-on alors, avait manifestement été bénéfique. Et les nouvelles, au fil des jours, n’étaient guère alarmantes. Jusqu’à cette nuit fatidique de dimanche à lundi dernier, où Aline, sa fidèle compagne, a dû solliciter des bras de quelques voisins pour l’aider à conduire Pascal Dang à l’hôpital. Il était environ 2h du matin. Et les médecins de garde n’ont rien pu faire pour le sauver…

Dago est donc mort. Et dans quel contexte ! Le personnel de Mutations perd, à travers cette disparition, un collègue aimable, doté d’un sens de l’humour qui nous manquera pendant très longtemps. Dang disait, l’air sérieux, qu’il serait le troisième président de la République du Cameroun, après Ahidjo et Biya et un intérim de 40 jours de Cavaye. Un peu pour respecter l’ordre alphabétique… Quant aux lecteurs de Mutations, ils ne verront plus cette signature, Pascal E. Dang, devenue habituelle au bas des articles à caractère économique. Malgré sa polyvalence dans le traitement des sujets, Dago préférait en effet écrire en économie. Probablement un accrochage à sa formation d’économiste à la base. Les nouvelles de Douala Stock Exchange (Dsx), la bourse des valeurs mobilières de Douala, il en avait par exemple fait son affaire, à l’époque où nous devions produire un cahier hebdomadaire de quatre pages sur l’économie nationale. Et on se souviendra que le dernier texte rédigé par notre défunt collègue, sur la Dsx, est le lancement d’un emprunt obligataire par la République Centrafricaine.
Le programme des obsèques de Pascal Emmanuel Dang n’est pas encore connu. En attendant son inhumation, la consternation est à son comble au sein de la grande famille de la South Media Corporation, qui perd ainsi un nouveau membre après Asta Varamla, Gervais Kinang, Sylvestre Bessala, Daniel Amayen et Fatou Raihana. Bon Dieu que la liste est longue !

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Entre deux blagues, nous nous sommes séparés ce vendredi 1er juin 2007, rassurés que notre collègue se remettrait très vite de sa fatigue et de ces céphalées dont il continuait, malgré tout, à se plaindre. Nous étions alors loin de nous imaginer que nous lui faisions-là nos adieux. Et pourtant, Pascal Emmanuel Dang avait bel et bien quitté l’hôpital quelques jours suivant son hospitalisation. Comme il le prévoyait lui-même. La transfusion sanguine qu’il avait dû subir, croyait-on alors, avait manifestement été bénéfique. Et les nouvelles, au fil des jours, n’étaient guère alarmantes. Jusqu’à cette nuit fatidique de dimanche à lundi dernier, où Aline, sa fidèle compagne, a dû solliciter des bras de quelques voisins pour l’aider à conduire Pascal Dang à l’hôpital. Il était environ 2h du matin. Et les médecins de garde n’ont rien pu faire pour le sauver…

Dago est donc mort. Et dans quel contexte ! Le personnel de Mutations perd, à travers cette disparition, un collègue aimable, doté d’un sens de l’humour qui nous manquera pendant très longtemps. Dang disait, l’air sérieux, qu’il serait le troisième président de la République du Cameroun, après Ahidjo et Biya et un intérim de 40 jours de Cavaye. Un peu pour respecter l’ordre alphabétique… Quant aux lecteurs de Mutations, ils ne verront plus cette signature, Pascal E. Dang, devenue habituelle au bas des articles à caractère économique. Malgré sa polyvalence dans le traitement des sujets, Dago préférait en effet écrire en économie. Probablement un accrochage à sa formation d’économiste à la base. Les nouvelles de Douala Stock Exchange (Dsx), la bourse des valeurs mobilières de Douala, il en avait par exemple fait son affaire, à l’époque où nous devions produire un cahier hebdomadaire de quatre pages sur l’économie nationale. Et on se souviendra que le dernier texte rédigé par notre défunt collègue, sur la Dsx, est le lancement d’un emprunt obligataire par la République Centrafricaine.
Le programme des obsèques de Pascal Emmanuel Dang n’est pas encore connu. En attendant son inhumation, la consternation est à son comble au sein de la grande famille de la South Media Corporation, qui perd ainsi un nouveau membre après Asta Varamla, Gervais Kinang, Sylvestre Bessala, Daniel Amayen et Fatou Raihana. Bon Dieu que la liste est longue !

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Entre deux blagues, nous nous sommes séparés ce vendredi 1er juin 2007, rassurés que notre collègue se remettrait très vite de sa fatigue et de ces céphalées dont il continuait, malgré tout, à se plaindre. Nous étions alors loin de nous imaginer que nous lui faisions-là nos adieux. Et pourtant, Pascal Emmanuel Dang avait bel et bien quitté l’hôpital quelques jours suivant son hospitalisation. Comme il le prévoyait lui-même. La transfusion sanguine qu’il avait dû subir, croyait-on alors, avait manifestement été bénéfique. Et les nouvelles, au fil des jours, n’étaient guère alarmantes. Jusqu’à cette nuit fatidique de dimanche à lundi dernier, où Aline, sa fidèle compagne, a dû solliciter des bras de quelques voisins pour l’aider à conduire Pascal Dang à l’hôpital. Il était environ 2h du matin. Et les médecins de garde n’ont rien pu faire pour le sauver…

Dago est donc mort. Et dans quel contexte ! Le personnel de Mutations perd, à travers cette disparition, un collègue aimable, doté d’un sens de l’humour qui nous manquera pendant très longtemps. Dang disait, l’air sérieux, qu’il serait le troisième président de la République du Cameroun, après Ahidjo et Biya et un intérim de 40 jours de Cavaye. Un peu pour respecter l’ordre alphabétique… Quant aux lecteurs de Mutations, ils ne verront plus cette signature, Pascal E. Dang, devenue habituelle au bas des articles à caractère économique. Malgré sa polyvalence dans le traitement des sujets, Dago préférait en effet écrire en économie. Probablement un accrochage à sa formation d’économiste à la base. Les nouvelles de Douala Stock Exchange (Dsx), la bourse des valeurs mobilières de Douala, il en avait par exemple fait son affaire, à l’époque où nous devions produire un cahier hebdomadaire de quatre pages sur l’économie nationale. Et on se souviendra que le dernier texte rédigé par notre défunt collègue, sur la Dsx, est le lancement d’un emprunt obligataire par la République Centrafricaine.
Le programme des obsèques de Pascal Emmanuel Dang n’est pas encore connu. En attendant son inhumation, la consternation est à son comble au sein de la grande famille de la South Media Corporation, qui perd ainsi un nouveau membre après Asta Varamla, Gervais Kinang, Sylvestre Bessala, Daniel Amayen et Fatou Raihana. Bon Dieu que la liste est longue !

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