Grogne des transporteurs
Grogne des transporteurs : les pouvoirs publics calment le jeu
Le ministère des Transports et les syndicats se concertent depuis mardi afin d’éviter un « Yaoundé sans taxi » lundi prochain.
Les chauffeurs de taxi menacent d’entrer en grève dès le 25 février prochain. A la source, le sempiternel problème de la hausse du prix du carburant. Mais aussi la demande de suppression de certaines charges. « Nous demandons que soient supprimées par exemples les taxes sur le stationnement puisque nous payons les parkings comme les autres usagers. Ces taxes sont d’ailleurs passées de 5000 à 10 000 Fcfa », explique Patrice Samen, secrétaire général de la Fédération nationale des syndicats des chauffeurs professionnels du Cameroun. C’est pour éviter ce débrayage que le secrétaire d’Etat aux Transports, Mefiro Oumarou, a eu une séance de travail mardi avec les responsables des différents syndicats signataires du préavis de grève. D’ailleurs, selon le secrétaire d’Etat, « le ministère des Transports n’a pas attendu qu’il y ait ce préavis pour travailler avec les syndicats. Un cadre de concertation a été mis en place depuis trois mois ».
C’est pourquoi Mefiro Oumarou impute cette expression d’insatisfaction à un manque de communication. « Eux-mêmes ont déjà proposé des solutions. Seulement, ils jugent qu’elles tardent à venir », observe-t-il. Une concertation entre les administrations impliquées dans la gestion du transport urbain serait nécessaire pour l’application des solutions proposées. Parmi celles-ci, la suppression des taxes sur le stationnement, l’instauration d’un carnet de reçus contresignés par le procureur de la République pour le paiement des différentes amendes. «L’argent que nous versons ainsi doit rentrer au Trésor public pour le développement de notre pays », clame Patrice Samen. En attendant, même si les transporteurs restent sur leur position, une commission, dans laquelle travaillent des représentants des syndicats, a été mise sur pied pour éviter un « Yaoundé sans taxi » à partir de lundi prochain.
Jocelyne NDOUYOU-MOULIOM


Imaginez, d’abord, une collision entre deux voitures roulant à vive allure. L’une venant de Douala (agence Molina) et l’autre en provenance de Bafang (agence Sika). Ensuite, figurez-vous, qu’une autre voiture, roulant aussi à tombeau ouvert, vienne percuter l’une des deux voitures. Pensez, enfin, qu’entre les deux premières voitures roulait un conducteur de moto taxi transportant une passagère. Prenez encore une autre image où les secours, pour soustraire l’un des chauffeurs coincés dans la masse de ferraille, soient obligés de lui couper les jambes. Vous vous serez ainsi presque fait une idée de l’accident rocambolesque qui s’est produit dans la nuit de samedi dernier, 27 octobre, dans la localité de Njombé, sur la Nationale N°5, à environ 85 kilomètres de Douala.
Pour Jérôme Mouandé, en service à la morgue de cet hôpital, la capacité de cette structure est ainsi largement dépassée. "Heureusement que la plupart des corps ont aussi été reconnus et emportés par les parents et proches. Ç’aurait été difficile parce que la morgue a une capacité d’accueil maximale de 15 corps", déclare-t-il. En plus de ces cas qui restent très préoccupants et des blessés qui sont en observation et qui pour la plupart souffrent de "traumatisme", les personnels de cet hôpital se retrouvent avec un enfant d’environ six mois non identifié. "Ce bébé a deux petites fractures", indique le directeur de l’hôpital qui lance ainsi un Sos. En parcourant la liste des décédés, l’on se rend compte que le barreau est en deuil.