Non classé

Le gouvernement peine à convaincre

Réaction prompte. Mais peu pertinente au regard de la demande d’augmentation du pouvoir d’achat afin que les Camerounais puissent faire face aux caprices du marché.

Lundi 25 février 2008, après le journal de 20h30 à la Crtv-télé, trois ministres de la République ont fait un point de presse pour livrer à la population les vérités gouvernementales sur la grève qui a paralysé certaines villes du Cameroun. Sur un plateau spécial, Biyiti bi Essam, ministre de la Communication, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, et Gounoko Haounaye, ministre des Transports, ont ainsi décliné leurs messages à la suite des questions de quelques journalistes des médias à capitaux publics. D’entrée, le ministre de la Communication dresse un état des lieux. Pour lui, des jeunes ont pris possession de rue à Douala, s’illustrant par des actes de vandalisme et de pillage. Les zones où les manifestations ont été vives sont les quartiers de Douala V, Douala IV, Douala III, et une partie de Douala Ier. Selon le ministre, le bilan matériel est très lourd. Le bilan humain aussi. Il se chiffre pour le moment à trois morts et plusieurs blessés. Mais des sources indépendantes affirment qu’il y a plus de morts que cela. Au moins six.
Au sujet des revendications des transporteurs que l’on présente comme la cause immédiate du mouvement de grève, le ministre du Commerce, soutient qu’ils ont trouvé une solution par la voie du dialogue et que rien ne justifie l’escalade observée à Douala et à Yaoundé. Ces revendications tournent autour de six points : les abus des communautés urbaines sur le stationnement, le prix du carburant, les polices d’assurances, la mise en œuvre du nouveau Code de procédure pénale, la sécurité routière et la formation des chauffeurs. Selon le ministre du Commerce, le Premier ministre a donné des directives ayant débouché à une série de concertations. Il cite volontiers la rencontre le 21 février avec le ministre en charge du Travail, Robert Nkili, qui s’est étalée sur 11 heures de temps. Celle-ci a débouché sur un communiqué de presse conjoint entre le gouvernement et les syndicats. Par cet acte, les deux entités se mettaient d’accord sur l’essentiel des points soulevés par les syndicats.

Carburant
Le ministre du Commerce a avoué le déficit de communication entre le gouvernement et les syndicats sur les mécanismes de fixation des prix du carburant, avant de démontrer que les transporteurs n’avaient plus le droit de se plaindre, puisque l’Etat supporte environ 100 Fcfa du coût réel du litre du carburant. Pour le super par exemple, il devrait être à 700 Fcfa et non 600 Fcfa à la pompe. “ Cette revendication est tombée d’elle-même ”, dit le ministre, parce qu’après explication, les éléments que les transporteurs voulaient voir supprimés ne donnaient en tout que 14 Fcfa ! Avec cela, il n’y avait plus de raison, pour les syndicats, de manifester. Pour persuader davantage, le ministre affirme que leur préavis de grève est signé du 5 février, et l’ajustement du prix à la pompe est intervenu le 11 février.
Malgré tout cela, la situation s’est embrasée. Dschang, Kumba, Bafang, Bamenda, Douala, Yaoundé, … se sont mis en grève. Ce ne sont plus les transporteurs qui manifestaient, mais une bonne partie de la population, à Douala, notamment. Le ministre des Transports, dans le franc parler et la pondération que l’on lui reconnaît, affirme qu’il y a eu des dérapages que l’on n’a pas pu maîtriser. S’il manifeste sa surprise de savoir que Douala était sens dessus dessous après de multiples réunions, c’est qu’il y a un réel problème. Gounoko Haounaye défend l’idée que tout le monde ressent le coût élevé de la vie. Mais que les populations le ressentent plus durement parce que, justement, la vie est plus chère à Douala qu’ailleurs au Cameroun. Ce qui peut expliquer l’ampleur de la manifestation contre la vie chère dans la capitale économique.

Conjoncture
Luc Magloire Mbarga Atangana justifie cette cherté de la vie par l’environnement international. “ Notre économie ne peut pas fonctionner en autarcie ”, lance-t-il. L’envolée des prix de carburants sur le marché international a des implications sur la production mondiale à tous les niveaux. Or le Cameroun se trouve dans une situation de forte dépendance extérieure dans un contexte où de nombreux pays n’exportent plus leurs denrées de première nécessité. Pour le ministre, le Cameroun devrait plutôt profiter de cette conjoncture internationale pour produire plus et se retrouver en position d’exportateur afin de bénéficier lui aussi des cours sur le marché mondial.
Mais la question qui n’a pas été posée est relative à l’écart entre le pourvoir d’achat des Camerounais aujourd’hui et les prix sur les marchés. Ces prix augmentent alors que les salaires stagnent. Est-il possible de “ capaciter ” les citoyens en terme de pouvoir d’achat pour qu’ils puissent mieux répondre aux exigences du marché ? 

Par Fanck ESSOMBA
Le 26-02-2008

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Lundi 25 février 2008, après le journal de 20h30 à la Crtv-télé, trois ministres de la République ont fait un point de presse pour livrer à la population les vérités gouvernementales sur la grève qui a paralysé certaines villes du Cameroun. Sur un plateau spécial, Biyiti bi Essam, ministre de la Communication, Luc Magloire Mbarga Atangana, ministre du Commerce, et Gounoko Haounaye, ministre des Transports, ont ainsi décliné leurs messages à la suite des questions de quelques journalistes des médias à capitaux publics. D’entrée, le ministre de la Communication dresse un état des lieux. Pour lui, des jeunes ont pris possession de rue à Douala, s’illustrant par des actes de vandalisme et de pillage. Les zones où les manifestations ont été vives sont les quartiers de Douala V, Douala IV, Douala III, et une partie de Douala Ier. Selon le ministre, le bilan matériel est très lourd. Le bilan humain aussi. Il se chiffre pour le moment à trois morts et plusieurs blessés. Mais des sources indépendantes affirment qu’il y a plus de morts que cela. Au moins six.
Au sujet des revendications des transporteurs que l’on présente comme la cause immédiate du mouvement de grève, le ministre du Commerce, soutient qu’ils ont trouvé une solution par la voie du dialogue et que rien ne justifie l’escalade observée à Douala et à Yaoundé. Ces revendications tournent autour de six points : les abus des communautés urbaines sur le stationnement, le prix du carburant, les polices d’assurances, la mise en œuvre du nouveau Code de procédure pénale, la sécurité routière et la formation des chauffeurs. Selon le ministre du Commerce, le Premier ministre a donné des directives ayant débouché à une série de concertations. Il cite volontiers la rencontre le 21 février avec le ministre en charge du Travail, Robert Nkili, qui s’est étalée sur 11 heures de temps. Celle-ci a débouché sur un communiqué de presse conjoint entre le gouvernement et les syndicats. Par cet acte, les deux entités se mettaient d’accord sur l’essentiel des points soulevés par les syndicats.

Carburant
Le ministre du Commerce a avoué le déficit de communication entre le gouvernement et les syndicats sur les mécanismes de fixation des prix du carburant, avant de démontrer que les transporteurs n’avaient plus le droit de se plaindre, puisque l’Etat supporte environ 100 Fcfa du coût réel du litre du carburant. Pour le super par exemple, il devrait être à 700 Fcfa et non 600 Fcfa à la pompe. “ Cette revendication est tombée d’elle-même ”, dit le ministre, parce qu’après explication, les éléments que les transporteurs voulaient voir supprimés ne donnaient en tout que 14 Fcfa ! Avec cela, il n’y avait plus de raison, pour les syndicats, de manifester. Pour persuader davantage, le ministre affirme que leur préavis de grève est signé du 5 février, et l’ajustement du prix à la pompe est intervenu le 11 février.
Malgré tout cela, la situation s’est embrasée. Dschang, Kumba, Bafang, Bamenda, Douala, Yaoundé, … se sont mis en grève. Ce ne sont plus les transporteurs qui manifestaient, mais une bonne partie de la population, à Douala, notamment. Le ministre des Transports, dans le franc parler et la pondération que l’on lui reconnaît, affirme qu’il y a eu des dérapages que l’on n’a pas pu maîtriser. S’il manifeste sa surprise de savoir que Douala était sens dessus dessous après de multiples réunions, c’est qu’il y a un réel problème. Gounoko Haounaye défend l’idée que tout le monde ressent le coût élevé de la vie. Mais que les populations le ressentent plus durement parce que, justement, la vie est plus chère à Douala qu’ailleurs au Cameroun. Ce qui peut expliquer l’ampleur de la manifestation contre la vie chère dans la capitale économique.

Conjoncture
Luc Magloire Mbarga Atangana justifie cette cherté de la vie par l’environnement international. “ Notre économie ne peut pas fonctionner en autarcie ”, lance-t-il. L’envolée des prix de carburants sur le marché international a des implications sur la production mondiale à tous les niveaux. Or le Cameroun se trouve dans une situation de forte dépendance extérieure dans un contexte où de nombreux pays n’exportent plus leurs denrées de première nécessité. Pour le ministre, le Cameroun devrait plutôt profiter de cette conjoncture internationale pour produire plus et se retrouver en position d’exportateur afin de bénéficier lui aussi des cours sur le marché mondial.
Mais la question qui n’a pas été posée est relative à l’écart entre le pourvoir d’achat des Camerounais aujourd’hui et les prix sur les marchés. Ces prix augmentent alors que les salaires stagnent. Est-il possible de “ capaciter ” les citoyens en terme de pouvoir d’achat pour qu’ils puissent mieux répondre aux exigences du marché ? 

Par Fanck ESSOMBA
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Au sujet des revendications des transporteurs que l’on présente comme la cause immédiate du mouvement de grève, le ministre du Commerce, soutient qu’ils ont trouvé une solution par la voie du dialogue et que rien ne justifie l’escalade observée à Douala et à Yaoundé. Ces revendications tournent autour de six points : les abus des communautés urbaines sur le stationnement, le prix du carburant, les polices d’assurances, la mise en œuvre du nouveau Code de procédure pénale, la sécurité routière et la formation des chauffeurs. Selon le ministre du Commerce, le Premier ministre a donné des directives ayant débouché à une série de concertations. Il cite volontiers la rencontre le 21 février avec le ministre en charge du Travail, Robert Nkili, qui s’est étalée sur 11 heures de temps. Celle-ci a débouché sur un communiqué de presse conjoint entre le gouvernement et les syndicats. Par cet acte, les deux entités se mettaient d’accord sur l’essentiel des points soulevés par les syndicats.

Carburant
Le ministre du Commerce a avoué le déficit de communication entre le gouvernement et les syndicats sur les mécanismes de fixation des prix du carburant, avant de démontrer que les transporteurs n’avaient plus le droit de se plaindre, puisque l’Etat supporte environ 100 Fcfa du coût réel du litre du carburant. Pour le super par exemple, il devrait être à 700 Fcfa et non 600 Fcfa à la pompe. “ Cette revendication est tombée d’elle-même ”, dit le ministre, parce qu’après explication, les éléments que les transporteurs voulaient voir supprimés ne donnaient en tout que 14 Fcfa ! Avec cela, il n’y avait plus de raison, pour les syndicats, de manifester. Pour persuader davantage, le ministre affirme que leur préavis de grève est signé du 5 février, et l’ajustement du prix à la pompe est intervenu le 11 février.
Malgré tout cela, la situation s’est embrasée. Dschang, Kumba, Bafang, Bamenda, Douala, Yaoundé, … se sont mis en grève. Ce ne sont plus les transporteurs qui manifestaient, mais une bonne partie de la population, à Douala, notamment. Le ministre des Transports, dans le franc parler et la pondération que l’on lui reconnaît, affirme qu’il y a eu des dérapages que l’on n’a pas pu maîtriser. S’il manifeste sa surprise de savoir que Douala était sens dessus dessous après de multiples réunions, c’est qu’il y a un réel problème. Gounoko Haounaye défend l’idée que tout le monde ressent le coût élevé de la vie. Mais que les populations le ressentent plus durement parce que, justement, la vie est plus chère à Douala qu’ailleurs au Cameroun. Ce qui peut expliquer l’ampleur de la manifestation contre la vie chère dans la capitale économique.

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Luc Magloire Mbarga Atangana justifie cette cherté de la vie par l’environnement international. “ Notre économie ne peut pas fonctionner en autarcie ”, lance-t-il. L’envolée des prix de carburants sur le marché international a des implications sur la production mondiale à tous les niveaux. Or le Cameroun se trouve dans une situation de forte dépendance extérieure dans un contexte où de nombreux pays n’exportent plus leurs denrées de première nécessité. Pour le ministre, le Cameroun devrait plutôt profiter de cette conjoncture internationale pour produire plus et se retrouver en position d’exportateur afin de bénéficier lui aussi des cours sur le marché mondial.
Mais la question qui n’a pas été posée est relative à l’écart entre le pourvoir d’achat des Camerounais aujourd’hui et les prix sur les marchés. Ces prix augmentent alors que les salaires stagnent. Est-il possible de “ capaciter ” les citoyens en terme de pouvoir d’achat pour qu’ils puissent mieux répondre aux exigences du marché ? 

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Réaction prompte. Mais peu pertinente au regard de la demande d’augmentation du pouvoir d’achat afin que les Camerounais puissent faire face aux caprices du marché.

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Au sujet des revendications des transporteurs que l’on présente comme la cause immédiate du mouvement de grève, le ministre du Commerce, soutient qu’ils ont trouvé une solution par la voie du dialogue et que rien ne justifie l’escalade observée à Douala et à Yaoundé. Ces revendications tournent autour de six points : les abus des communautés urbaines sur le stationnement, le prix du carburant, les polices d’assurances, la mise en œuvre du nouveau Code de procédure pénale, la sécurité routière et la formation des chauffeurs. Selon le ministre du Commerce, le Premier ministre a donné des directives ayant débouché à une série de concertations. Il cite volontiers la rencontre le 21 février avec le ministre en charge du Travail, Robert Nkili, qui s’est étalée sur 11 heures de temps. Celle-ci a débouché sur un communiqué de presse conjoint entre le gouvernement et les syndicats. Par cet acte, les deux entités se mettaient d’accord sur l’essentiel des points soulevés par les syndicats.

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Le ministre du Commerce a avoué le déficit de communication entre le gouvernement et les syndicats sur les mécanismes de fixation des prix du carburant, avant de démontrer que les transporteurs n’avaient plus le droit de se plaindre, puisque l’Etat supporte environ 100 Fcfa du coût réel du litre du carburant. Pour le super par exemple, il devrait être à 700 Fcfa et non 600 Fcfa à la pompe. “ Cette revendication est tombée d’elle-même ”, dit le ministre, parce qu’après explication, les éléments que les transporteurs voulaient voir supprimés ne donnaient en tout que 14 Fcfa ! Avec cela, il n’y avait plus de raison, pour les syndicats, de manifester. Pour persuader davantage, le ministre affirme que leur préavis de grève est signé du 5 février, et l’ajustement du prix à la pompe est intervenu le 11 février.
Malgré tout cela, la situation s’est embrasée. Dschang, Kumba, Bafang, Bamenda, Douala, Yaoundé, … se sont mis en grève. Ce ne sont plus les transporteurs qui manifestaient, mais une bonne partie de la population, à Douala, notamment. Le ministre des Transports, dans le franc parler et la pondération que l’on lui reconnaît, affirme qu’il y a eu des dérapages que l’on n’a pas pu maîtriser. S’il manifeste sa surprise de savoir que Douala était sens dessus dessous après de multiples réunions, c’est qu’il y a un réel problème. Gounoko Haounaye défend l’idée que tout le monde ressent le coût élevé de la vie. Mais que les populations le ressentent plus durement parce que, justement, la vie est plus chère à Douala qu’ailleurs au Cameroun. Ce qui peut expliquer l’ampleur de la manifestation contre la vie chère dans la capitale économique.

Conjoncture
Luc Magloire Mbarga Atangana justifie cette cherté de la vie par l’environnement international. “ Notre économie ne peut pas fonctionner en autarcie ”, lance-t-il. L’envolée des prix de carburants sur le marché international a des implications sur la production mondiale à tous les niveaux. Or le Cameroun se trouve dans une situation de forte dépendance extérieure dans un contexte où de nombreux pays n’exportent plus leurs denrées de première nécessité. Pour le ministre, le Cameroun devrait plutôt profiter de cette conjoncture internationale pour produire plus et se retrouver en position d’exportateur afin de bénéficier lui aussi des cours sur le marché mondial.
Mais la question qui n’a pas été posée est relative à l’écart entre le pourvoir d’achat des Camerounais aujourd’hui et les prix sur les marchés. Ces prix augmentent alors que les salaires stagnent. Est-il possible de “ capaciter ” les citoyens en terme de pouvoir d’achat pour qu’ils puissent mieux répondre aux exigences du marché ? 

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Frédéric Talla : Les enfants, notre première cible

Le Directeur des Rimac, présente ce festival qui s’achève demain à Douala.
Veronique Chetmi (Stagiaire / Jade-Syfia) – Qu’est ce que les Rencontres internationales des masques et marionnettes du Cameroun (Rimac)?
Les rencontres internationales des masques et marionnettes du Cameroun naissent de la volonté d’une association camerounaise, le groupe d’animation artistique de théâtre et de marionnettes du Cameroun, de faire connaître l’art des masques et des marionnettes à Douala.

Pourquoi des spectacles dans les écoles primaires?
Nous jouons un peu plus en milieu scolaire parce que les enfants constituent notre première cible et notre plus grand public. Ils aiment l’image et ils sont en général plus aptes à comprendre les messages d’amour, de solidarité et d’obéissance que nous transmettons durant nos spectacles.

Pourquoi utiliser des masques et marionnettes pour cela ?
Les masques ont toujours été considérés comme des objets à la fois sacrés et tabous dans nos cultures. Utiliser les masques lors de nos spectacles nous permet de les sortir du musée et de leur donner vie grâce aux marionnettes. Nous voulons amuser les enfants en maniant ces masques et marionnettes et susciter en eux une passion pour cet art très peu connu au Cameroun.

Ne pensez-vous pas qu’exposer des masques désacraliserait ces objets qui sont, en général, utilisés pour des rites?
Nous ne voulons rien enlever au côté sacré de ces objets. Nous utilisons des masques profanes, qui ne contiennent pas d’esprit pour nos spectacles. Et puis, ceux qui manipulent ces masques ne sont pas des initiés. Nous voulons juste présenter les masques aux enfants et leur demander de ne pas oublier leur culture, leur tradition et leurs ancêtres.

Quelles sont les innovations pour cette quatrième édition des Rimac ?
Nous avons lancé un concours de dessin de masques qui se tiendra le samedi 17 novembre et des ateliers de fabrication des marionnettes à tiges seront offerts au public.

Comment justifiez-vous le choix des pays qui y participent ?
Nous ne choisissons pas les pays, nous choisissons des spectacles. Ceux des spectacles dont nous pensons qu’ils peuvent délivrer des messages positifs aux enfants, nous les prenons. Chaque troupe ou compagnie nous envoie ses textes et nous retenons les meilleurs.

Vous vous plaignez du manque de sponsoring. Comment expliquez-vous le désintérêt des sponsors nationaux pour cet événement ?
Je ne sais pais, peut-être l’approche utilisée pour les attirer n’est pas la bonne. Pour moi, les entreprises camerounaises qui doivent aider les initiatives culturelles ne le font pas, elles ont plutôt tendance à créer et organiser leurs propres événements, ce qu’elles ne devraient pas faire. Cependant, nous continuons d’évoluer avec ou sans sponsors, et de nous ouvrir à de plus en plus d’écoles.

Que faites-vous pour faire connaître l’art des masques et marionnettes, style camerounais, au niveau international ?
Nous avons monté notre propre troupe à la Maison des jeunes et des cultures, et nous participons aux spectacles organisés aussi bien en Afrique qu’en Europe. Nous sommes entrés en relation avec le président du Festival mondial des marionnettes et nous espérons participer à l’édition 2009 de ce festival.

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