Non classé

“ Il n’est pas question de sortir de la Rca ”

Général Claude Réglat

Le commandant des forces françaises au Gabon, chargé de la coopération régionale pour le développement de la force africaine en attente, parle de la mission de maintien de paix des Camerounais en Rca.

Toutes les conditions sont-elles réunies pour que le contingent camerounais se déploie avec efficacité en Rca ?
C’est encore un travail de longue halène. Le mandat actuel de la force court jusqu’en 2012. Il peut être éventuellement prolongé par les autorités politiques. On peut déjà apprécier à sa juste valeur, cette grande solidarité régionale qui règne au sein de la Cemac et même au sein de la Ceac. Elle fait que le contingent camerounais va rejoindre sur le terrain, les camarades congolais, gabonais et tchadiens qui, depuis plusieurs années, contribuent à assurer un climat de paix et de stabilité en Rca. Notamment dans l’appui des forces armées et les forces de sécurité centrafricaines, dans le traitement d’un certain nombre de difficultés internes.

Le reproche que l’on fait généralement aux militaires et aux forces armées en général est celui d’un manque de respect aux droits de l’homme. Est-ce que les populations des frontières de la Rca seront garantie ?

Le respect des droits de l’homme fait partie des modules de formation. Nous avons intégré dans la mise en condition opérationnelle du contingent camerounais un certain nombre de modules liés à ce que nous appelons “ le droit de conflits armées ”. Ce droit met les soldats qui participent à une opération militaire dans des contraintes de respect des édifices publics, du respect des populations, le respect des prisonniers, le respect des droits de l’homme. C’est vrai que la frontière peut être vite franchie dans les zones difficiles de combats où il y a des morts et des blessés. Mais le soldat doit être d’autant plus très exigent avec lui même ; ses chefs aussi en matière de respect des droits de l’homme.

Comment va se déployer le contingent camerounais quand on sait qu’il ne va pas agir de façon isolée ?
Le contingent camerounais va s’intégrer à la Fomuc, qui deviendra dans quelques mois la Fomac, d’autant plus que ce sera sous l’égide de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale, qui dispose des outils politiques et juridiques adéquats. C’est un contingent camerounais qui va s’intégrer dans une force qui a un mandat sous l’égide de l’Onu et de l’Union Africaine. Il n’est pas question de sortir de la Rca dans la mesure où, le mandat porte sur ce pays et sera intégré avec des règles de comportement, des règles d’engagement. C’est un mandat bien clair qui vise à assurer la sécurité sur des zones précises de la Rca.

Combien de temps va durer cette opération ?
Le mandat actuel tel que défini par le comité ad hoc porte jusqu’à 2012. Il appartient aux autorités de la Ceac, en liaison avec les autorités souveraines de la Rca, de voir si l’état final recherché, c’est-à-dire la stabilité du pays est atteinte. Cette échéance incombe aux Africains. A eux de la fixer, quand ils estiment que la force multinationale peut se retirer de la Centrafrique. 

Par Propos recueillis par Souley ONOHIOLO

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Général Claude Réglat

Le commandant des forces françaises au Gabon, chargé de la coopération régionale pour le développement de la force africaine en attente, parle de la mission de maintien de paix des Camerounais en Rca.

Toutes les conditions sont-elles réunies pour que le contingent camerounais se déploie avec efficacité en Rca ?
C’est encore un travail de longue halène. Le mandat actuel de la force court jusqu’en 2012. Il peut être éventuellement prolongé par les autorités politiques. On peut déjà apprécier à sa juste valeur, cette grande solidarité régionale qui règne au sein de la Cemac et même au sein de la Ceac. Elle fait que le contingent camerounais va rejoindre sur le terrain, les camarades congolais, gabonais et tchadiens qui, depuis plusieurs années, contribuent à assurer un climat de paix et de stabilité en Rca. Notamment dans l’appui des forces armées et les forces de sécurité centrafricaines, dans le traitement d’un certain nombre de difficultés internes.

Le reproche que l’on fait généralement aux militaires et aux forces armées en général est celui d’un manque de respect aux droits de l’homme. Est-ce que les populations des frontières de la Rca seront garantie ?

Le respect des droits de l’homme fait partie des modules de formation. Nous avons intégré dans la mise en condition opérationnelle du contingent camerounais un certain nombre de modules liés à ce que nous appelons “ le droit de conflits armées ”. Ce droit met les soldats qui participent à une opération militaire dans des contraintes de respect des édifices publics, du respect des populations, le respect des prisonniers, le respect des droits de l’homme. C’est vrai que la frontière peut être vite franchie dans les zones difficiles de combats où il y a des morts et des blessés. Mais le soldat doit être d’autant plus très exigent avec lui même ; ses chefs aussi en matière de respect des droits de l’homme.

Comment va se déployer le contingent camerounais quand on sait qu’il ne va pas agir de façon isolée ?
Le contingent camerounais va s’intégrer à la Fomuc, qui deviendra dans quelques mois la Fomac, d’autant plus que ce sera sous l’égide de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale, qui dispose des outils politiques et juridiques adéquats. C’est un contingent camerounais qui va s’intégrer dans une force qui a un mandat sous l’égide de l’Onu et de l’Union Africaine. Il n’est pas question de sortir de la Rca dans la mesure où, le mandat porte sur ce pays et sera intégré avec des règles de comportement, des règles d’engagement. C’est un mandat bien clair qui vise à assurer la sécurité sur des zones précises de la Rca.

Combien de temps va durer cette opération ?
Le mandat actuel tel que défini par le comité ad hoc porte jusqu’à 2012. Il appartient aux autorités de la Ceac, en liaison avec les autorités souveraines de la Rca, de voir si l’état final recherché, c’est-à-dire la stabilité du pays est atteinte. Cette échéance incombe aux Africains. A eux de la fixer, quand ils estiment que la force multinationale peut se retirer de la Centrafrique. 

Par Propos recueillis par Souley ONOHIOLO

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Général Claude Réglat

Le commandant des forces françaises au Gabon, chargé de la coopération régionale pour le développement de la force africaine en attente, parle de la mission de maintien de paix des Camerounais en Rca.

Toutes les conditions sont-elles réunies pour que le contingent camerounais se déploie avec efficacité en Rca ?
C’est encore un travail de longue halène. Le mandat actuel de la force court jusqu’en 2012. Il peut être éventuellement prolongé par les autorités politiques. On peut déjà apprécier à sa juste valeur, cette grande solidarité régionale qui règne au sein de la Cemac et même au sein de la Ceac. Elle fait que le contingent camerounais va rejoindre sur le terrain, les camarades congolais, gabonais et tchadiens qui, depuis plusieurs années, contribuent à assurer un climat de paix et de stabilité en Rca. Notamment dans l’appui des forces armées et les forces de sécurité centrafricaines, dans le traitement d’un certain nombre de difficultés internes.

Le reproche que l’on fait généralement aux militaires et aux forces armées en général est celui d’un manque de respect aux droits de l’homme. Est-ce que les populations des frontières de la Rca seront garantie ?

Le respect des droits de l’homme fait partie des modules de formation. Nous avons intégré dans la mise en condition opérationnelle du contingent camerounais un certain nombre de modules liés à ce que nous appelons “ le droit de conflits armées ”. Ce droit met les soldats qui participent à une opération militaire dans des contraintes de respect des édifices publics, du respect des populations, le respect des prisonniers, le respect des droits de l’homme. C’est vrai que la frontière peut être vite franchie dans les zones difficiles de combats où il y a des morts et des blessés. Mais le soldat doit être d’autant plus très exigent avec lui même ; ses chefs aussi en matière de respect des droits de l’homme.

Comment va se déployer le contingent camerounais quand on sait qu’il ne va pas agir de façon isolée ?
Le contingent camerounais va s’intégrer à la Fomuc, qui deviendra dans quelques mois la Fomac, d’autant plus que ce sera sous l’égide de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale, qui dispose des outils politiques et juridiques adéquats. C’est un contingent camerounais qui va s’intégrer dans une force qui a un mandat sous l’égide de l’Onu et de l’Union Africaine. Il n’est pas question de sortir de la Rca dans la mesure où, le mandat porte sur ce pays et sera intégré avec des règles de comportement, des règles d’engagement. C’est un mandat bien clair qui vise à assurer la sécurité sur des zones précises de la Rca.

Combien de temps va durer cette opération ?
Le mandat actuel tel que défini par le comité ad hoc porte jusqu’à 2012. Il appartient aux autorités de la Ceac, en liaison avec les autorités souveraines de la Rca, de voir si l’état final recherché, c’est-à-dire la stabilité du pays est atteinte. Cette échéance incombe aux Africains. A eux de la fixer, quand ils estiment que la force multinationale peut se retirer de la Centrafrique. 

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Toutes les conditions sont-elles réunies pour que le contingent camerounais se déploie avec efficacité en Rca ?
C’est encore un travail de longue halène. Le mandat actuel de la force court jusqu’en 2012. Il peut être éventuellement prolongé par les autorités politiques. On peut déjà apprécier à sa juste valeur, cette grande solidarité régionale qui règne au sein de la Cemac et même au sein de la Ceac. Elle fait que le contingent camerounais va rejoindre sur le terrain, les camarades congolais, gabonais et tchadiens qui, depuis plusieurs années, contribuent à assurer un climat de paix et de stabilité en Rca. Notamment dans l’appui des forces armées et les forces de sécurité centrafricaines, dans le traitement d’un certain nombre de difficultés internes.

Le reproche que l’on fait généralement aux militaires et aux forces armées en général est celui d’un manque de respect aux droits de l’homme. Est-ce que les populations des frontières de la Rca seront garantie ?

Le respect des droits de l’homme fait partie des modules de formation. Nous avons intégré dans la mise en condition opérationnelle du contingent camerounais un certain nombre de modules liés à ce que nous appelons “ le droit de conflits armées ”. Ce droit met les soldats qui participent à une opération militaire dans des contraintes de respect des édifices publics, du respect des populations, le respect des prisonniers, le respect des droits de l’homme. C’est vrai que la frontière peut être vite franchie dans les zones difficiles de combats où il y a des morts et des blessés. Mais le soldat doit être d’autant plus très exigent avec lui même ; ses chefs aussi en matière de respect des droits de l’homme.

Comment va se déployer le contingent camerounais quand on sait qu’il ne va pas agir de façon isolée ?
Le contingent camerounais va s’intégrer à la Fomuc, qui deviendra dans quelques mois la Fomac, d’autant plus que ce sera sous l’égide de la communauté économique des Etats d’Afrique centrale, qui dispose des outils politiques et juridiques adéquats. C’est un contingent camerounais qui va s’intégrer dans une force qui a un mandat sous l’égide de l’Onu et de l’Union Africaine. Il n’est pas question de sortir de la Rca dans la mesure où, le mandat porte sur ce pays et sera intégré avec des règles de comportement, des règles d’engagement. C’est un mandat bien clair qui vise à assurer la sécurité sur des zones précises de la Rca.

Combien de temps va durer cette opération ?
Le mandat actuel tel que défini par le comité ad hoc porte jusqu’à 2012. Il appartient aux autorités de la Ceac, en liaison avec les autorités souveraines de la Rca, de voir si l’état final recherché, c’est-à-dire la stabilité du pays est atteinte. Cette échéance incombe aux Africains. A eux de la fixer, quand ils estiment que la force multinationale peut se retirer de la Centrafrique. 

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