Non classé

Abah Abah de retour en cellule

Opération Epervier :


L’ancien Minefi a regagné la Police judiciaire hier soir, après avoir été interné à l’hôpital central de Yaoundé.
Justin Blaise Akono


L’ex-ministre de l’Economie et des Finances (Minefi), Polycarpe Abah Abah, arrêté lundi matin comme son ex-collègue de la Santé publique (Minsanté), Urbain Olanguena Awono, est revenu à la direction de la police judiciaire (Pj) hier après-midi vers 17h. "Son état de santé est encore faible. Mais, il s’est remis de son malaise", nous a confiés Maître (Me) Nouga, l’un de ses avocats, qui l’a rencontré hier soir. L’ex-Minefi a été admis en réanimation à l’Hôpital central de Yaoundé mercredi matin après un malaise dans les locaux de la Pj aux environs de 6 h. De sources médicales, confirmées par les services de la Pj, l’ancien ministre a absorbé, à jeun, un produit utilisé pour le traitement de l’hypertension artérielle, dont il souffre depuis plusieurs années. Sa famille et son conseil juridique ont fait appel à deux médecins, Béatrice Meva et Biwole Meva et, ont demandé, avec insistance, mais, en vain, que Polycarpe Abah Abah soit transféré à l’Hôpital Général de Yaoundé.

Les premiers examens effectués concomitamment au Centre Pasteur et au Laboratoire du Centre, ne sont pas alarmants. De l’avis même de plusieurs spécialistes, au nombre desquels le Pr. Pierre Ndobo, l’état de santé de l’ancien ministre est plutôt rassurant. Plus de peur que de mal. Mais, "on attend les instructions des experts médicaux pour pouvoir reprendre les auditions", a indiqué sa défense, qui déplore les conditions de détention. "Lieu infesté de rats et moustiques en même temps qu’il se couche à même le sol. Même un homme robuste cèderait. Ces conditions expliquent la qualité de sa santé", s’est alarmé Me Nouga, qui a rencontré la presse hier après–midi, comme il l’a fait mardi dernier. Même si des sources indiquent que Polycarpe Abah Abah a choqué au moment de son interrogatoire sur les prélèvements illicites opérés au titre du Crédit foncier du Cameroun, entre les années 2000 et 2004. Une période à laquelle il officiait comme directeur des Impôts.

"A ce moment de la procédure, les officiers de police judiciaire rassemblent les preuves qu’ils vont soumettre au Procureur de la République, qui les soumettra au juge d’instruction, qui, lui-même, les soumettra au juge de jugement. C’est un moment de secret de l’information où personne ne doit dire ce qui se passe dans les enquêtes", s’est plaint son conseil juridique qui pointe du doigt la police. "Ceci peut aller jusqu’à subordonner les témoins, qui pourraient accabler mon client", s’est-il inquiété. Avant de préciser qu’aucune présomption de culpabilité ne pèse sur son client en ce moment, mais une présomption d’innocence. C’est d’une manière presque discrète que l’un de ses avocats a reconnu "qu’ils ont dit qu’il s’agit de détournement de deniers publics. Je ne peux vous en dire plus", a lancé Me Nouga, presque laconique.

Quant à son collègue et voisin de cellule Urbain Olanguena, il a été interrogé, selon des sources bien introduites, sur la gestion des fonds Ppte (Pays pauvres très endettés) et les fonds dégagés par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. La gestion de ces fonds a fait l’objet d’investigations par le Conseil supérieur de l’Etat. Les résultats de ces investigations ont ensuite été transmis à la justice. C’est dans cette même vague que les secrétaires permanents de comités de luttes contre le Sida, la tuberculose et le paludisme ont été interpellés. Il s’agit respectivement du Dr Maurice Feuzeu, du Dr Hubert Wang et du Dr Raphaël Thérèse Okala Abodo.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Abah Abah de retour en cellule

Opération Epervier :


L’ancien Minefi a regagné la Police judiciaire hier soir, après avoir été interné à l’hôpital central de Yaoundé.
Justin Blaise Akono


L’ex-ministre de l’Economie et des Finances (Minefi), Polycarpe Abah Abah, arrêté lundi matin comme son ex-collègue de la Santé publique (Minsanté), Urbain Olanguena Awono, est revenu à la direction de la police judiciaire (Pj) hier après-midi vers 17h. "Son état de santé est encore faible. Mais, il s’est remis de son malaise", nous a confiés Maître (Me) Nouga, l’un de ses avocats, qui l’a rencontré hier soir. L’ex-Minefi a été admis en réanimation à l’Hôpital central de Yaoundé mercredi matin après un malaise dans les locaux de la Pj aux environs de 6 h. De sources médicales, confirmées par les services de la Pj, l’ancien ministre a absorbé, à jeun, un produit utilisé pour le traitement de l’hypertension artérielle, dont il souffre depuis plusieurs années. Sa famille et son conseil juridique ont fait appel à deux médecins, Béatrice Meva et Biwole Meva et, ont demandé, avec insistance, mais, en vain, que Polycarpe Abah Abah soit transféré à l’Hôpital Général de Yaoundé.

Les premiers examens effectués concomitamment au Centre Pasteur et au Laboratoire du Centre, ne sont pas alarmants. De l’avis même de plusieurs spécialistes, au nombre desquels le Pr. Pierre Ndobo, l’état de santé de l’ancien ministre est plutôt rassurant. Plus de peur que de mal. Mais, "on attend les instructions des experts médicaux pour pouvoir reprendre les auditions", a indiqué sa défense, qui déplore les conditions de détention. "Lieu infesté de rats et moustiques en même temps qu’il se couche à même le sol. Même un homme robuste cèderait. Ces conditions expliquent la qualité de sa santé", s’est alarmé Me Nouga, qui a rencontré la presse hier après–midi, comme il l’a fait mardi dernier. Même si des sources indiquent que Polycarpe Abah Abah a choqué au moment de son interrogatoire sur les prélèvements illicites opérés au titre du Crédit foncier du Cameroun, entre les années 2000 et 2004. Une période à laquelle il officiait comme directeur des Impôts.

"A ce moment de la procédure, les officiers de police judiciaire rassemblent les preuves qu’ils vont soumettre au Procureur de la République, qui les soumettra au juge d’instruction, qui, lui-même, les soumettra au juge de jugement. C’est un moment de secret de l’information où personne ne doit dire ce qui se passe dans les enquêtes", s’est plaint son conseil juridique qui pointe du doigt la police. "Ceci peut aller jusqu’à subordonner les témoins, qui pourraient accabler mon client", s’est-il inquiété. Avant de préciser qu’aucune présomption de culpabilité ne pèse sur son client en ce moment, mais une présomption d’innocence. C’est d’une manière presque discrète que l’un de ses avocats a reconnu "qu’ils ont dit qu’il s’agit de détournement de deniers publics. Je ne peux vous en dire plus", a lancé Me Nouga, presque laconique.

Quant à son collègue et voisin de cellule Urbain Olanguena, il a été interrogé, selon des sources bien introduites, sur la gestion des fonds Ppte (Pays pauvres très endettés) et les fonds dégagés par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. La gestion de ces fonds a fait l’objet d’investigations par le Conseil supérieur de l’Etat. Les résultats de ces investigations ont ensuite été transmis à la justice. C’est dans cette même vague que les secrétaires permanents de comités de luttes contre le Sida, la tuberculose et le paludisme ont été interpellés. Il s’agit respectivement du Dr Maurice Feuzeu, du Dr Hubert Wang et du Dr Raphaël Thérèse Okala Abodo.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Abah Abah de retour en cellule

Opération Epervier :


L’ancien Minefi a regagné la Police judiciaire hier soir, après avoir été interné à l’hôpital central de Yaoundé.
Justin Blaise Akono


L’ex-ministre de l’Economie et des Finances (Minefi), Polycarpe Abah Abah, arrêté lundi matin comme son ex-collègue de la Santé publique (Minsanté), Urbain Olanguena Awono, est revenu à la direction de la police judiciaire (Pj) hier après-midi vers 17h. "Son état de santé est encore faible. Mais, il s’est remis de son malaise", nous a confiés Maître (Me) Nouga, l’un de ses avocats, qui l’a rencontré hier soir. L’ex-Minefi a été admis en réanimation à l’Hôpital central de Yaoundé mercredi matin après un malaise dans les locaux de la Pj aux environs de 6 h. De sources médicales, confirmées par les services de la Pj, l’ancien ministre a absorbé, à jeun, un produit utilisé pour le traitement de l’hypertension artérielle, dont il souffre depuis plusieurs années. Sa famille et son conseil juridique ont fait appel à deux médecins, Béatrice Meva et Biwole Meva et, ont demandé, avec insistance, mais, en vain, que Polycarpe Abah Abah soit transféré à l’Hôpital Général de Yaoundé.

Les premiers examens effectués concomitamment au Centre Pasteur et au Laboratoire du Centre, ne sont pas alarmants. De l’avis même de plusieurs spécialistes, au nombre desquels le Pr. Pierre Ndobo, l’état de santé de l’ancien ministre est plutôt rassurant. Plus de peur que de mal. Mais, "on attend les instructions des experts médicaux pour pouvoir reprendre les auditions", a indiqué sa défense, qui déplore les conditions de détention. "Lieu infesté de rats et moustiques en même temps qu’il se couche à même le sol. Même un homme robuste cèderait. Ces conditions expliquent la qualité de sa santé", s’est alarmé Me Nouga, qui a rencontré la presse hier après–midi, comme il l’a fait mardi dernier. Même si des sources indiquent que Polycarpe Abah Abah a choqué au moment de son interrogatoire sur les prélèvements illicites opérés au titre du Crédit foncier du Cameroun, entre les années 2000 et 2004. Une période à laquelle il officiait comme directeur des Impôts.

"A ce moment de la procédure, les officiers de police judiciaire rassemblent les preuves qu’ils vont soumettre au Procureur de la République, qui les soumettra au juge d’instruction, qui, lui-même, les soumettra au juge de jugement. C’est un moment de secret de l’information où personne ne doit dire ce qui se passe dans les enquêtes", s’est plaint son conseil juridique qui pointe du doigt la police. "Ceci peut aller jusqu’à subordonner les témoins, qui pourraient accabler mon client", s’est-il inquiété. Avant de préciser qu’aucune présomption de culpabilité ne pèse sur son client en ce moment, mais une présomption d’innocence. C’est d’une manière presque discrète que l’un de ses avocats a reconnu "qu’ils ont dit qu’il s’agit de détournement de deniers publics. Je ne peux vous en dire plus", a lancé Me Nouga, presque laconique.

Quant à son collègue et voisin de cellule Urbain Olanguena, il a été interrogé, selon des sources bien introduites, sur la gestion des fonds Ppte (Pays pauvres très endettés) et les fonds dégagés par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. La gestion de ces fonds a fait l’objet d’investigations par le Conseil supérieur de l’Etat. Les résultats de ces investigations ont ensuite été transmis à la justice. C’est dans cette même vague que les secrétaires permanents de comités de luttes contre le Sida, la tuberculose et le paludisme ont été interpellés. Il s’agit respectivement du Dr Maurice Feuzeu, du Dr Hubert Wang et du Dr Raphaël Thérèse Okala Abodo.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

Non classé

Abah Abah de retour en cellule

Opération Epervier :


L’ancien Minefi a regagné la Police judiciaire hier soir, après avoir été interné à l’hôpital central de Yaoundé.
Justin Blaise Akono


L’ex-ministre de l’Economie et des Finances (Minefi), Polycarpe Abah Abah, arrêté lundi matin comme son ex-collègue de la Santé publique (Minsanté), Urbain Olanguena Awono, est revenu à la direction de la police judiciaire (Pj) hier après-midi vers 17h. "Son état de santé est encore faible. Mais, il s’est remis de son malaise", nous a confiés Maître (Me) Nouga, l’un de ses avocats, qui l’a rencontré hier soir. L’ex-Minefi a été admis en réanimation à l’Hôpital central de Yaoundé mercredi matin après un malaise dans les locaux de la Pj aux environs de 6 h. De sources médicales, confirmées par les services de la Pj, l’ancien ministre a absorbé, à jeun, un produit utilisé pour le traitement de l’hypertension artérielle, dont il souffre depuis plusieurs années. Sa famille et son conseil juridique ont fait appel à deux médecins, Béatrice Meva et Biwole Meva et, ont demandé, avec insistance, mais, en vain, que Polycarpe Abah Abah soit transféré à l’Hôpital Général de Yaoundé.

Les premiers examens effectués concomitamment au Centre Pasteur et au Laboratoire du Centre, ne sont pas alarmants. De l’avis même de plusieurs spécialistes, au nombre desquels le Pr. Pierre Ndobo, l’état de santé de l’ancien ministre est plutôt rassurant. Plus de peur que de mal. Mais, "on attend les instructions des experts médicaux pour pouvoir reprendre les auditions", a indiqué sa défense, qui déplore les conditions de détention. "Lieu infesté de rats et moustiques en même temps qu’il se couche à même le sol. Même un homme robuste cèderait. Ces conditions expliquent la qualité de sa santé", s’est alarmé Me Nouga, qui a rencontré la presse hier après–midi, comme il l’a fait mardi dernier. Même si des sources indiquent que Polycarpe Abah Abah a choqué au moment de son interrogatoire sur les prélèvements illicites opérés au titre du Crédit foncier du Cameroun, entre les années 2000 et 2004. Une période à laquelle il officiait comme directeur des Impôts.

"A ce moment de la procédure, les officiers de police judiciaire rassemblent les preuves qu’ils vont soumettre au Procureur de la République, qui les soumettra au juge d’instruction, qui, lui-même, les soumettra au juge de jugement. C’est un moment de secret de l’information où personne ne doit dire ce qui se passe dans les enquêtes", s’est plaint son conseil juridique qui pointe du doigt la police. "Ceci peut aller jusqu’à subordonner les témoins, qui pourraient accabler mon client", s’est-il inquiété. Avant de préciser qu’aucune présomption de culpabilité ne pèse sur son client en ce moment, mais une présomption d’innocence. C’est d’une manière presque discrète que l’un de ses avocats a reconnu "qu’ils ont dit qu’il s’agit de détournement de deniers publics. Je ne peux vous en dire plus", a lancé Me Nouga, presque laconique.

Quant à son collègue et voisin de cellule Urbain Olanguena, il a été interrogé, selon des sources bien introduites, sur la gestion des fonds Ppte (Pays pauvres très endettés) et les fonds dégagés par le Fonds mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme. La gestion de ces fonds a fait l’objet d’investigations par le Conseil supérieur de l’Etat. Les résultats de ces investigations ont ensuite été transmis à la justice. C’est dans cette même vague que les secrétaires permanents de comités de luttes contre le Sida, la tuberculose et le paludisme ont été interpellés. Il s’agit respectivement du Dr Maurice Feuzeu, du Dr Hubert Wang et du Dr Raphaël Thérèse Okala Abodo.

Leave your vote

Start typing and press Enter to search

close

Log In

Forgot password?

Forgot password?

Enter your account data and we will send you a link to reset your password.

Your password reset link appears to be invalid or expired.

Log in

Privacy Policy

Add to Collection

No Collections

Here you'll find all collections you've created before.