Non classé

Des commerçants montent au créneau

Baisse des prix :


Leur syndicat national dévoile sa stratégie pour faire fléchir les coûts des produits de première nécessité.
B. R. M.


Les imprécations des consommateurs, les commerçants des marchés de Yaoundé en ont suffisamment encaissés ces derniers jours. Ceci, pour n’avoir pas baissé les prix du riz, par exemple, dès le 1er avril dernier, conformément à des protocoles d’accord signés le 14 mars dernier entre le gouvernement et les opérateurs de la filière riz. Afin de rendre opérationnelle l’ordonnance du chef de l’Etat du 7 mars 2008, exonérant de taxes le riz, la farine et le poisson congelé, dans l’optique de catalyser la baisse des prix de ces produits de grande consommation sur le marché camerounais.

Si dans les filières poisson congelé et farine, les commerçants semblent s’être rapidement ajustés, l’ordonnance du 7 mars est demeuré inopérationnelle jusqu’à vendredi dernier dans la filière riz. Puisqu’une descente dans les marchés de Yaoundé a permis de constater que le Kg de riz simple continuait d’être vendu à 325 Fcfa, au lieu des 301 Fcfa arrêtés de commun accord entre le gouvernement et les commerçants désormais soupçonnés de se jouer à la fois du gouvernement et des consommateurs. Une étiquette que veut ôter le Syndicat national des commerçants du Cameroun, qui a dévoilé vendredi, 4 avril dernier, sa stratégie pour contribuer à la baisse des produits de première nécessité sur le marché. C’était au cours d’une séance de travail avec des responsables du ministère du Commerce.

A en croire Pierre Zambo, président provincial de ce syndicat pour le Centre, qui revendique "des milliers d’adhérents", les commerçants ont, grâce au concours d’une structure de microfinance, effectué des achats groupés de produits tels que le riz, le sel, la farine, le sucre, les huiles végétales, etc. Une pratique qui, à défaut d’épargner au commerçants des charges telles que le transport, les réduit considérablement. En plus, ces produits qui seront livrés cette semaine pour le démarrage de l’opération mise sur pied par le syndicat, apprend-on, ont été acquis directement auprès des importateurs (ce qui permet de passer outre le grossiste qui facture également ses charges aux vendeurs de détail), à des prix préférentiels négociés par le ministère du Commerce.

"Tous ces produits seront vendus dans les magasins témoins que nous avons sélectionnés, aux prix contenus dans les protocoles d’accords signés avec le gouvernement. Et pour veiller à ce que ces prix soient appliqués, nous constituerons des équipes mixtes de contrôle, avec les agents du ministère du Commerce. Les contrevenants seront sanctionnés conformément au règlement intérieur du syndicat", déclare Pierre Zambo. Par ailleurs, le syndicat national des commerçants envisage de lancer, dans les prochains jours, des marchés périodiques dans les zones rurales et, surtout, d’organiser une foire dénommée "Angara". Ce rendez-vous commercial, indique Pierre Zambo, va se dérouler à Yaoundé pendant sept jours chaque mois, afin de permettre aux ménagères de se ravitailler en produits de première nécessité aux prix préconisés par les protocoles d’accords signés entre le gouvernement et les commerçants.

Au demeurant, ces initiatives du syndicat, à en croire son secrétaire national, Mohamadou Ouba, provoquent déjà des grincements de dents entre les commerçants, qui accusent le syndicat de n’avoir pas retenu beaucoup de magasins témoins. "A Yaoundé 2, par exemple, il n’y a que quatre magasins témoins, alors que cette circonscription abrite les marchés de la Briqueterie, Madagascar, Mokolo", fait observer Mohamadou Ouba. Des plaintes qui ont fait dire au président provincial du syndicat que l’éventail des magasins témoins sera élargi. De même que l’initiative du syndicat national des commerçants sera étendue aux provinces de l’Ouest, du grand Nord et du Sud "dès la semaine prochaine", rassure le secrétaire national du syndicat.

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Les imprécations des consommateurs, les commerçants des marchés de Yaoundé en ont suffisamment encaissés ces derniers jours. Ceci, pour n’avoir pas baissé les prix du riz, par exemple, dès le 1er avril dernier, conformément à des protocoles d’accord signés le 14 mars dernier entre le gouvernement et les opérateurs de la filière riz. Afin de rendre opérationnelle l’ordonnance du chef de l’Etat du 7 mars 2008, exonérant de taxes le riz, la farine et le poisson congelé, dans l’optique de catalyser la baisse des prix de ces produits de grande consommation sur le marché camerounais.

Si dans les filières poisson congelé et farine, les commerçants semblent s’être rapidement ajustés, l’ordonnance du 7 mars est demeuré inopérationnelle jusqu’à vendredi dernier dans la filière riz. Puisqu’une descente dans les marchés de Yaoundé a permis de constater que le Kg de riz simple continuait d’être vendu à 325 Fcfa, au lieu des 301 Fcfa arrêtés de commun accord entre le gouvernement et les commerçants désormais soupçonnés de se jouer à la fois du gouvernement et des consommateurs. Une étiquette que veut ôter le Syndicat national des commerçants du Cameroun, qui a dévoilé vendredi, 4 avril dernier, sa stratégie pour contribuer à la baisse des produits de première nécessité sur le marché. C’était au cours d’une séance de travail avec des responsables du ministère du Commerce.

A en croire Pierre Zambo, président provincial de ce syndicat pour le Centre, qui revendique "des milliers d’adhérents", les commerçants ont, grâce au concours d’une structure de microfinance, effectué des achats groupés de produits tels que le riz, le sel, la farine, le sucre, les huiles végétales, etc. Une pratique qui, à défaut d’épargner au commerçants des charges telles que le transport, les réduit considérablement. En plus, ces produits qui seront livrés cette semaine pour le démarrage de l’opération mise sur pied par le syndicat, apprend-on, ont été acquis directement auprès des importateurs (ce qui permet de passer outre le grossiste qui facture également ses charges aux vendeurs de détail), à des prix préférentiels négociés par le ministère du Commerce.

"Tous ces produits seront vendus dans les magasins témoins que nous avons sélectionnés, aux prix contenus dans les protocoles d’accords signés avec le gouvernement. Et pour veiller à ce que ces prix soient appliqués, nous constituerons des équipes mixtes de contrôle, avec les agents du ministère du Commerce. Les contrevenants seront sanctionnés conformément au règlement intérieur du syndicat", déclare Pierre Zambo. Par ailleurs, le syndicat national des commerçants envisage de lancer, dans les prochains jours, des marchés périodiques dans les zones rurales et, surtout, d’organiser une foire dénommée "Angara". Ce rendez-vous commercial, indique Pierre Zambo, va se dérouler à Yaoundé pendant sept jours chaque mois, afin de permettre aux ménagères de se ravitailler en produits de première nécessité aux prix préconisés par les protocoles d’accords signés entre le gouvernement et les commerçants.

Au demeurant, ces initiatives du syndicat, à en croire son secrétaire national, Mohamadou Ouba, provoquent déjà des grincements de dents entre les commerçants, qui accusent le syndicat de n’avoir pas retenu beaucoup de magasins témoins. "A Yaoundé 2, par exemple, il n’y a que quatre magasins témoins, alors que cette circonscription abrite les marchés de la Briqueterie, Madagascar, Mokolo", fait observer Mohamadou Ouba. Des plaintes qui ont fait dire au président provincial du syndicat que l’éventail des magasins témoins sera élargi. De même que l’initiative du syndicat national des commerçants sera étendue aux provinces de l’Ouest, du grand Nord et du Sud "dès la semaine prochaine", rassure le secrétaire national du syndicat.

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Si dans les filières poisson congelé et farine, les commerçants semblent s’être rapidement ajustés, l’ordonnance du 7 mars est demeuré inopérationnelle jusqu’à vendredi dernier dans la filière riz. Puisqu’une descente dans les marchés de Yaoundé a permis de constater que le Kg de riz simple continuait d’être vendu à 325 Fcfa, au lieu des 301 Fcfa arrêtés de commun accord entre le gouvernement et les commerçants désormais soupçonnés de se jouer à la fois du gouvernement et des consommateurs. Une étiquette que veut ôter le Syndicat national des commerçants du Cameroun, qui a dévoilé vendredi, 4 avril dernier, sa stratégie pour contribuer à la baisse des produits de première nécessité sur le marché. C’était au cours d’une séance de travail avec des responsables du ministère du Commerce.

A en croire Pierre Zambo, président provincial de ce syndicat pour le Centre, qui revendique "des milliers d’adhérents", les commerçants ont, grâce au concours d’une structure de microfinance, effectué des achats groupés de produits tels que le riz, le sel, la farine, le sucre, les huiles végétales, etc. Une pratique qui, à défaut d’épargner au commerçants des charges telles que le transport, les réduit considérablement. En plus, ces produits qui seront livrés cette semaine pour le démarrage de l’opération mise sur pied par le syndicat, apprend-on, ont été acquis directement auprès des importateurs (ce qui permet de passer outre le grossiste qui facture également ses charges aux vendeurs de détail), à des prix préférentiels négociés par le ministère du Commerce.

"Tous ces produits seront vendus dans les magasins témoins que nous avons sélectionnés, aux prix contenus dans les protocoles d’accords signés avec le gouvernement. Et pour veiller à ce que ces prix soient appliqués, nous constituerons des équipes mixtes de contrôle, avec les agents du ministère du Commerce. Les contrevenants seront sanctionnés conformément au règlement intérieur du syndicat", déclare Pierre Zambo. Par ailleurs, le syndicat national des commerçants envisage de lancer, dans les prochains jours, des marchés périodiques dans les zones rurales et, surtout, d’organiser une foire dénommée "Angara". Ce rendez-vous commercial, indique Pierre Zambo, va se dérouler à Yaoundé pendant sept jours chaque mois, afin de permettre aux ménagères de se ravitailler en produits de première nécessité aux prix préconisés par les protocoles d’accords signés entre le gouvernement et les commerçants.

Au demeurant, ces initiatives du syndicat, à en croire son secrétaire national, Mohamadou Ouba, provoquent déjà des grincements de dents entre les commerçants, qui accusent le syndicat de n’avoir pas retenu beaucoup de magasins témoins. "A Yaoundé 2, par exemple, il n’y a que quatre magasins témoins, alors que cette circonscription abrite les marchés de la Briqueterie, Madagascar, Mokolo", fait observer Mohamadou Ouba. Des plaintes qui ont fait dire au président provincial du syndicat que l’éventail des magasins témoins sera élargi. De même que l’initiative du syndicat national des commerçants sera étendue aux provinces de l’Ouest, du grand Nord et du Sud "dès la semaine prochaine", rassure le secrétaire national du syndicat.

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Si dans les filières poisson congelé et farine, les commerçants semblent s’être rapidement ajustés, l’ordonnance du 7 mars est demeuré inopérationnelle jusqu’à vendredi dernier dans la filière riz. Puisqu’une descente dans les marchés de Yaoundé a permis de constater que le Kg de riz simple continuait d’être vendu à 325 Fcfa, au lieu des 301 Fcfa arrêtés de commun accord entre le gouvernement et les commerçants désormais soupçonnés de se jouer à la fois du gouvernement et des consommateurs. Une étiquette que veut ôter le Syndicat national des commerçants du Cameroun, qui a dévoilé vendredi, 4 avril dernier, sa stratégie pour contribuer à la baisse des produits de première nécessité sur le marché. C’était au cours d’une séance de travail avec des responsables du ministère du Commerce.

A en croire Pierre Zambo, président provincial de ce syndicat pour le Centre, qui revendique "des milliers d’adhérents", les commerçants ont, grâce au concours d’une structure de microfinance, effectué des achats groupés de produits tels que le riz, le sel, la farine, le sucre, les huiles végétales, etc. Une pratique qui, à défaut d’épargner au commerçants des charges telles que le transport, les réduit considérablement. En plus, ces produits qui seront livrés cette semaine pour le démarrage de l’opération mise sur pied par le syndicat, apprend-on, ont été acquis directement auprès des importateurs (ce qui permet de passer outre le grossiste qui facture également ses charges aux vendeurs de détail), à des prix préférentiels négociés par le ministère du Commerce.

"Tous ces produits seront vendus dans les magasins témoins que nous avons sélectionnés, aux prix contenus dans les protocoles d’accords signés avec le gouvernement. Et pour veiller à ce que ces prix soient appliqués, nous constituerons des équipes mixtes de contrôle, avec les agents du ministère du Commerce. Les contrevenants seront sanctionnés conformément au règlement intérieur du syndicat", déclare Pierre Zambo. Par ailleurs, le syndicat national des commerçants envisage de lancer, dans les prochains jours, des marchés périodiques dans les zones rurales et, surtout, d’organiser une foire dénommée "Angara". Ce rendez-vous commercial, indique Pierre Zambo, va se dérouler à Yaoundé pendant sept jours chaque mois, afin de permettre aux ménagères de se ravitailler en produits de première nécessité aux prix préconisés par les protocoles d’accords signés entre le gouvernement et les commerçants.

Au demeurant, ces initiatives du syndicat, à en croire son secrétaire national, Mohamadou Ouba, provoquent déjà des grincements de dents entre les commerçants, qui accusent le syndicat de n’avoir pas retenu beaucoup de magasins témoins. "A Yaoundé 2, par exemple, il n’y a que quatre magasins témoins, alors que cette circonscription abrite les marchés de la Briqueterie, Madagascar, Mokolo", fait observer Mohamadou Ouba. Des plaintes qui ont fait dire au président provincial du syndicat que l’éventail des magasins témoins sera élargi. De même que l’initiative du syndicat national des commerçants sera étendue aux provinces de l’Ouest, du grand Nord et du Sud "dès la semaine prochaine", rassure le secrétaire national du syndicat.

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