Renvoi dans l’affaire Tamo contre Fru Ndi
Sdf-Ouest :
Les parties sont attendues le 4 juin prochain devant le Tribunal de première instance de Bafoussam.
Michel Ferdinand
Les débats n’ont pas été ouverts hier, 7 mai 2008, dans l’affaire opposant l’ex-président provincial du Social democratic front (Sdf) pour la province de l’Ouest, Romuald Tamo, à certains responsables de ce parti dont le Chairman Ni John Fru Ndi et le secrétaire général, Elisabeth Tamajong. Le magistrat Tagne, juge à l’occasion au Tribunal de première instance (Tpi) de Bafoussam, a juste eu le temps de parcourir ce dossier, avant de renvoyer les deux parties au 4 juin prochain. Afin de permettre au plaignant de verser les frais liés à la consignation. Soit environ 30.000 Fcfa pour deux procédures où les présumés sont appelés à répondre des faits de diffamation et de complicité de diffamation.
Dans les prochains jours, le juge devrait se prononcer pour établir les responsabilités dans une série d’actes ayant débouché sur la suspension de Romuald Tamo de ses fonctions de président provincial du Sdf dans la région. Le plaignant estime qu’il a été régulièrement élu le 4 mars 2006 pour occuper ce poste-là. Et que John Fru Ndi l’a mis à l’écart par une simple note signée le 20 décembre 2007 : " Outre son caractère illégal, ladite sanction n’a respecté aucune des procédures prescrites par les statuts et autre règlement intérieur du parti ", contenu de la citation directe de Romuald Tamo. Tout comme ce dernier déclare que John Fru Ndi " ne peut apporter la preuve des affirmations " qu’il a faites, notamment lorsque le Chairman écrit " qu’il a été observé que depuis les importantes décisions du Comité exécutif national, M. Tamo a continué avec ses activités illégales en défiance des résolutions du 27 octobre 2007 ".
On se souvient que lors de la même session du Comité exécutif national (Nec), Romuald Tamo avait, selon ses déclarations, répercuté des doléances des militants de base du Sdf à l’Ouest. Il a regretté le fait que les structures locales du parti ont été ignorées lors des primaires par le Nec. Que l’exécutif national, dont le Chairman, est responsable des échecs massifs du Sdf à l’Ouest. Par la même opportunité, Romuald Tamo affirmait que l’Ouest continuait d’attendre sa quote-part dans les frais des primaires et les fonds de financement des partis politiques versés par l’Etat. Une sortie qui lui a simplement valu une suspension de la part de la hiérarchie de son parti.
Aujourd’hui, Romuald Tamo pense qu’on lui fait endosser des faits " imaginaires ". En procédant à une large diffusion de ceux-ci dans les médias écrit et électronique. Toutes choses qui sont à l’origine de la plainte qu’il a initiée contre John Fru Ndi et d’autres responsables du Sdf, qualifiés de complices. Il s’agit de Elisabeth Tamajong et treize militants du Sdf faisant partie d’un groupe dénommé les " hauts cadres de l’Ouest ". Ces derniers, selon lui, ont incité John Fru Ndi à le suspendre.

