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Les anglophones boudent le français

Malgré la présence de l’alliance franco-camerounaise (Afc), structure de formation à la langue française, la population anglophone tarde à saisir cette opportunité qui leur est offerte.

“ Les Camerounais du Nord-Ouest doivent comprendre que la langue française n’est pas faite pour les francophones seulement. Surtout dans la perspective du bilinguisme du Cameroun. Elle est faite pour tous les Camerounais, comme l’anglais aussi. ” Cet appel de pied à la population d’expression anglaise du Nord-Ouest est de Ricardo Nana Mbatchou, directeur de l’Alliance franco-camerounaise de Bamenda (Afcb). C’était samedi dernier 25 octobre, à l’occasion de l’assemblée générale de cette institution. Cet appel est la conséquence d’un constat établi par ce dernier selon lequel “ trop peu de personnes adhèrent encore à l’Alliance ”.
A l’observation, le taux d’adhésion des citoyens anglophones est très bas. Pourtant cette structure, érigée par la coopération française, visait à donner la possibilité aux anglophones jeunes et adultes d’apprendre la langue de Molière. Pour le directeur de l’Afcb “ 80% des inscrits sont des collégiens et lycéens surtout francophones ”, pire encore, “ le quota des adultes demeure malheureusement faible. Pourtant la bibliothèque propose des ouvrages généraux et de spécialités qui sont loin d’être réservés aux jeunes ”.
A cela, il faut ajouter de nombreuses activités culturelles en français qui donne la facilité d’apprentissage. Wilfrid Fousse, attaché de coopération à l’Ambassade de France à Yaoundé, croit savoir qu’il faut déjà “ valoriser au mieux l’investissement de l’Afcb avant d’envisager son extension ailleurs dans la province. Au -delà des investissements physiques, ce qui est possible de faire, c’est de développer les activités dans l’ensemble de la province. Ça me paraît possible à court terme. Si on fait un spectacle à Bamenda, on peut le faire dans d’autres villes de la province ”.

“ Café-concert ”
C’est dans cette logique que le directeur de l’Afcb et son équipe viennent de mettre sur pied un nouveau concept baptisé “ café-concert ” en direction des adultes. Une activité qui à l’en croire, présentera sur une scène, des artistes du Nord-Ouest, “ avec un orchestre qui accompagnera les artistes musiciens, les artistes peintres, sculpteurs, designers ”. Un concept qui permettra aux adultes, autorités et élites de la ville de Bamenda de sortir une fois par mois chez eux, pour découvrir la richesse culturelle du Nord-Ouest. Au-delà de cet aspect, il annonce de nouvelles mesures visant à valoriser le français dans les coins les plus reculés du Nord-Ouest.
“ Nous avons mis sur pied – avec le service de la coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France et aussi avec le centre national de l’enseignement à distance en France – une formation des professeurs de français chez les anglophones. Cette formation diplômante commencera entre fin octobre, début novembre. Nous serons en mesure, au bout de 3 ans, de former dans le Nord-Ouest, tous les professeurs de français en direction des lycées et collèges anglophones ”. Cette formation pourrait pallier le déficit d’enseignants de français dans la province. Pourvu que ceux qui sortiront de ce moule acceptent de rester dans les zones reculées. L’Ag s’est achevée avec la reconduction, pour deux ans, du Pr. Gwanfogbe Mathew Basung à la tête du comité de gestion de l’Afcb. 

Par Donat SUFFO

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Les anglophones boudent le français

Malgré la présence de l’alliance franco-camerounaise (Afc), structure de formation à la langue française, la population anglophone tarde à saisir cette opportunité qui leur est offerte.

“ Les Camerounais du Nord-Ouest doivent comprendre que la langue française n’est pas faite pour les francophones seulement. Surtout dans la perspective du bilinguisme du Cameroun. Elle est faite pour tous les Camerounais, comme l’anglais aussi. ” Cet appel de pied à la population d’expression anglaise du Nord-Ouest est de Ricardo Nana Mbatchou, directeur de l’Alliance franco-camerounaise de Bamenda (Afcb). C’était samedi dernier 25 octobre, à l’occasion de l’assemblée générale de cette institution. Cet appel est la conséquence d’un constat établi par ce dernier selon lequel “ trop peu de personnes adhèrent encore à l’Alliance ”.
A l’observation, le taux d’adhésion des citoyens anglophones est très bas. Pourtant cette structure, érigée par la coopération française, visait à donner la possibilité aux anglophones jeunes et adultes d’apprendre la langue de Molière. Pour le directeur de l’Afcb “ 80% des inscrits sont des collégiens et lycéens surtout francophones ”, pire encore, “ le quota des adultes demeure malheureusement faible. Pourtant la bibliothèque propose des ouvrages généraux et de spécialités qui sont loin d’être réservés aux jeunes ”.
A cela, il faut ajouter de nombreuses activités culturelles en français qui donne la facilité d’apprentissage. Wilfrid Fousse, attaché de coopération à l’Ambassade de France à Yaoundé, croit savoir qu’il faut déjà “ valoriser au mieux l’investissement de l’Afcb avant d’envisager son extension ailleurs dans la province. Au -delà des investissements physiques, ce qui est possible de faire, c’est de développer les activités dans l’ensemble de la province. Ça me paraît possible à court terme. Si on fait un spectacle à Bamenda, on peut le faire dans d’autres villes de la province ”.

“ Café-concert ”
C’est dans cette logique que le directeur de l’Afcb et son équipe viennent de mettre sur pied un nouveau concept baptisé “ café-concert ” en direction des adultes. Une activité qui à l’en croire, présentera sur une scène, des artistes du Nord-Ouest, “ avec un orchestre qui accompagnera les artistes musiciens, les artistes peintres, sculpteurs, designers ”. Un concept qui permettra aux adultes, autorités et élites de la ville de Bamenda de sortir une fois par mois chez eux, pour découvrir la richesse culturelle du Nord-Ouest. Au-delà de cet aspect, il annonce de nouvelles mesures visant à valoriser le français dans les coins les plus reculés du Nord-Ouest.
“ Nous avons mis sur pied – avec le service de la coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France et aussi avec le centre national de l’enseignement à distance en France – une formation des professeurs de français chez les anglophones. Cette formation diplômante commencera entre fin octobre, début novembre. Nous serons en mesure, au bout de 3 ans, de former dans le Nord-Ouest, tous les professeurs de français en direction des lycées et collèges anglophones ”. Cette formation pourrait pallier le déficit d’enseignants de français dans la province. Pourvu que ceux qui sortiront de ce moule acceptent de rester dans les zones reculées. L’Ag s’est achevée avec la reconduction, pour deux ans, du Pr. Gwanfogbe Mathew Basung à la tête du comité de gestion de l’Afcb. 

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Malgré la présence de l’alliance franco-camerounaise (Afc), structure de formation à la langue française, la population anglophone tarde à saisir cette opportunité qui leur est offerte.

“ Les Camerounais du Nord-Ouest doivent comprendre que la langue française n’est pas faite pour les francophones seulement. Surtout dans la perspective du bilinguisme du Cameroun. Elle est faite pour tous les Camerounais, comme l’anglais aussi. ” Cet appel de pied à la population d’expression anglaise du Nord-Ouest est de Ricardo Nana Mbatchou, directeur de l’Alliance franco-camerounaise de Bamenda (Afcb). C’était samedi dernier 25 octobre, à l’occasion de l’assemblée générale de cette institution. Cet appel est la conséquence d’un constat établi par ce dernier selon lequel “ trop peu de personnes adhèrent encore à l’Alliance ”.
A l’observation, le taux d’adhésion des citoyens anglophones est très bas. Pourtant cette structure, érigée par la coopération française, visait à donner la possibilité aux anglophones jeunes et adultes d’apprendre la langue de Molière. Pour le directeur de l’Afcb “ 80% des inscrits sont des collégiens et lycéens surtout francophones ”, pire encore, “ le quota des adultes demeure malheureusement faible. Pourtant la bibliothèque propose des ouvrages généraux et de spécialités qui sont loin d’être réservés aux jeunes ”.
A cela, il faut ajouter de nombreuses activités culturelles en français qui donne la facilité d’apprentissage. Wilfrid Fousse, attaché de coopération à l’Ambassade de France à Yaoundé, croit savoir qu’il faut déjà “ valoriser au mieux l’investissement de l’Afcb avant d’envisager son extension ailleurs dans la province. Au -delà des investissements physiques, ce qui est possible de faire, c’est de développer les activités dans l’ensemble de la province. Ça me paraît possible à court terme. Si on fait un spectacle à Bamenda, on peut le faire dans d’autres villes de la province ”.

“ Café-concert ”
C’est dans cette logique que le directeur de l’Afcb et son équipe viennent de mettre sur pied un nouveau concept baptisé “ café-concert ” en direction des adultes. Une activité qui à l’en croire, présentera sur une scène, des artistes du Nord-Ouest, “ avec un orchestre qui accompagnera les artistes musiciens, les artistes peintres, sculpteurs, designers ”. Un concept qui permettra aux adultes, autorités et élites de la ville de Bamenda de sortir une fois par mois chez eux, pour découvrir la richesse culturelle du Nord-Ouest. Au-delà de cet aspect, il annonce de nouvelles mesures visant à valoriser le français dans les coins les plus reculés du Nord-Ouest.
“ Nous avons mis sur pied – avec le service de la coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France et aussi avec le centre national de l’enseignement à distance en France – une formation des professeurs de français chez les anglophones. Cette formation diplômante commencera entre fin octobre, début novembre. Nous serons en mesure, au bout de 3 ans, de former dans le Nord-Ouest, tous les professeurs de français en direction des lycées et collèges anglophones ”. Cette formation pourrait pallier le déficit d’enseignants de français dans la province. Pourvu que ceux qui sortiront de ce moule acceptent de rester dans les zones reculées. L’Ag s’est achevée avec la reconduction, pour deux ans, du Pr. Gwanfogbe Mathew Basung à la tête du comité de gestion de l’Afcb. 

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“ Les Camerounais du Nord-Ouest doivent comprendre que la langue française n’est pas faite pour les francophones seulement. Surtout dans la perspective du bilinguisme du Cameroun. Elle est faite pour tous les Camerounais, comme l’anglais aussi. ” Cet appel de pied à la population d’expression anglaise du Nord-Ouest est de Ricardo Nana Mbatchou, directeur de l’Alliance franco-camerounaise de Bamenda (Afcb). C’était samedi dernier 25 octobre, à l’occasion de l’assemblée générale de cette institution. Cet appel est la conséquence d’un constat établi par ce dernier selon lequel “ trop peu de personnes adhèrent encore à l’Alliance ”.
A l’observation, le taux d’adhésion des citoyens anglophones est très bas. Pourtant cette structure, érigée par la coopération française, visait à donner la possibilité aux anglophones jeunes et adultes d’apprendre la langue de Molière. Pour le directeur de l’Afcb “ 80% des inscrits sont des collégiens et lycéens surtout francophones ”, pire encore, “ le quota des adultes demeure malheureusement faible. Pourtant la bibliothèque propose des ouvrages généraux et de spécialités qui sont loin d’être réservés aux jeunes ”.
A cela, il faut ajouter de nombreuses activités culturelles en français qui donne la facilité d’apprentissage. Wilfrid Fousse, attaché de coopération à l’Ambassade de France à Yaoundé, croit savoir qu’il faut déjà “ valoriser au mieux l’investissement de l’Afcb avant d’envisager son extension ailleurs dans la province. Au -delà des investissements physiques, ce qui est possible de faire, c’est de développer les activités dans l’ensemble de la province. Ça me paraît possible à court terme. Si on fait un spectacle à Bamenda, on peut le faire dans d’autres villes de la province ”.

“ Café-concert ”
C’est dans cette logique que le directeur de l’Afcb et son équipe viennent de mettre sur pied un nouveau concept baptisé “ café-concert ” en direction des adultes. Une activité qui à l’en croire, présentera sur une scène, des artistes du Nord-Ouest, “ avec un orchestre qui accompagnera les artistes musiciens, les artistes peintres, sculpteurs, designers ”. Un concept qui permettra aux adultes, autorités et élites de la ville de Bamenda de sortir une fois par mois chez eux, pour découvrir la richesse culturelle du Nord-Ouest. Au-delà de cet aspect, il annonce de nouvelles mesures visant à valoriser le français dans les coins les plus reculés du Nord-Ouest.
“ Nous avons mis sur pied – avec le service de la coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France et aussi avec le centre national de l’enseignement à distance en France – une formation des professeurs de français chez les anglophones. Cette formation diplômante commencera entre fin octobre, début novembre. Nous serons en mesure, au bout de 3 ans, de former dans le Nord-Ouest, tous les professeurs de français en direction des lycées et collèges anglophones ”. Cette formation pourrait pallier le déficit d’enseignants de français dans la province. Pourvu que ceux qui sortiront de ce moule acceptent de rester dans les zones reculées. L’Ag s’est achevée avec la reconduction, pour deux ans, du Pr. Gwanfogbe Mathew Basung à la tête du comité de gestion de l’Afcb. 

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Rumeur camerounaise

C’est une histoire à la fois étonnante et significative.

Par François Soudan –

J’ai fait, la semaine dernière, un rapide voyage à Yaoundé, très exactement du 8 au 10 mai. Rien d’anormal : le Cameroun est un pays que je m’efforce de suivre régulièrement depuis près d’un quart de siècle (mon premier reportage dans ce pays remonte à la tentative sanglante de coup d’Etat d’avril 1984) et je m’y rends une à trois fois par an.

J’y ai des contacts, comme l’on dit : journalistes, société civile, politiciens et, bien sûr, au sein même de la présidence. Cela nourrit articles et réflexions publiés dans JA. Mais cela génère aussi beaucoup de fantasmes.

J’étais à Yaoundé. J’y ai vu des amis, deux ou trois de mes contacts et je suis allé, à deux reprises, au Palais d’Etoudi où se trouvait le président Biya. De là est née la folle rumeur.

Dès le 12 mai, plusieurs journaux évoquent une probable grande interview de Biya à JA. Le 13, le quotidien Mutations, au demeurant sérieux et informé, titre : « Visibilité : Paul Biya parle à Jeune Afrique ». On y donne le jour de l’entretien (vendredi 9 mai dans l’après-midi), son contenu (l’opération anticorruption Epervier, l’arrestation prochaine de personnalités, la révision de la Constitution, etc…), ainsi que la date de parution : lundi 19 mai, veille de la fête nationale !

Tout cela est inexact, puisque je n’ai pas réalisé d’interview avec Paul Biya, mais la rumeur enfle sur la toile. On m’appelle de Yaoundé, de Paris et d’ailleurs. A Maputo, où se tiennent les AG de la Banque africaine de développement, notre envoyé spécial Samir Gharbi est abordé par des délégués camerounais, qui lui demandent avec insistance le texte de l’entretien !

Mes dénégations ne convainquent personne et pourtant ce numéro 2471 de JA sort sans Biya à la une. Dommage, peut-être, mais c’est ainsi.

Principale leçon de cette anecdote : l’opinion camerounaise, au sens le plus large du terme, est à ce point sevrée d’information et de communication présidentielles qu’elle prend ses désirs pour des réalités. De quoi donner à réfléchir à l’hôte du Palais.

http://soudan.blog.jeuneafrique.com

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