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Cameroun : La corruption touche aussi les Ong

Détournements, surfacturations, dépenses aux motivations floues recensés.

Au Cameroun, épinglé comme un des pays les plus corrompus au monde, la corruption gangrène également Ong et associations de la société civile dont certaines se posent pourtant en chantres de la transparence. A l’instar de fonctionnaires profitant de leur position pour s’enrichir, beaucoup de membres d’organisations non gouvernementales s’attachent à capter des fonds pour leur propre compte, selon le professeur néerlandais Michel van Hulten, qui fut pendant un an l’expert d’un programme national anti-corruption. Or, à la différence des acteurs étatiques, ces organisations ont "la prétention d’être honnêtes", souligne-t-il. Beaucoup d’Ong passent l’essentiel de leur temps de réunion à discuter des "per diem" à reverser à leurs membres à la fin de chacune de leurs séances de travail, déplore le responsable d’une organisation camerounaise qui a requis l’anonymat. Selon M. van Hulten, certains représentants de la société civile participent également aux séminaires, ateliers ou sessions de formation de bailleurs de fonds seulement pour toucher de l’argent, les per diem versés à ces occasions étant "relativement élevés par rapport aux salaires locaux".

L’Etat lui-même remet entre 380 et 760 euros aux personnes ayant assisté aux réunions de comités "multipartites" qu’il a mis en place et où siège la société civile. Rares sont les Ong qui les déclinent, regrette-t-il. Les représentants de la quasi-totalité de la dizaine d’Ong représentées au comité de suivi de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Eiti), à laquelle l’Etat a adhéré et qui vise à assurer que les revenus du pétrole contribuent au développement des pays producteurs, empochent ainsi chacun 380 euros de per diem à chaque réunion mensuelle. Plusieurs ont même réclamé le double. Avec un tel montant, équivalent au salaire d’un enseignant, "on ne peut pas être honnête dans ses jugements", estime M. van Hulten. "C’est de la corruption. Si c’était reversé dans la caisse des Ong concernées, pourquoi pas? Mais ce n’est pas le cas".

Ethique
Transparency International, membre du comité Eiti et un des pourfendeurs de la corruption, n’est pas du même avis: cette somme "n’a jamais été donnée pour orienter quoi que ce soit. C’est un défraiement pour le temps passé en réunion", assure son directeur, Léopold Nzeusseu. En outre, "c’est budgétisé. Si on ne le prend pas, ça va aller dans la poche des fonctionnaires. (…) Et puis, ça résout le problème de l’absentéisme: on ne vient pas pour rien", soutient-il. Les détournements des fonds des organisations par certains de leurs membres sont par ailleurs courants, ont confié à l’Afp des bailleurs de fonds occidentaux. Absence de justificatifs, objets des dépenses différentes de ceux prévus par le projet budgétaire, surfacturations font partie de la panoplie des malversations souvent constatées. Les sommes détournées peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros.

Un manque d’éthique que M. Nzeusseu de Transparency international-Cameroun attribue notamment à l’appât du gain. Certaines Ong sont créées par des fonctionnaires qui veulent profiter de "possibilités de financements" dont ils ont eu connaissance, dit-il. Les malversations n’épargnent pas des associations de lutte contre la corruption elles-mêmes, mais aussi des Ong internationales installées au Cameroun, d’après plusieurs sources.
L’antenne camerounaise du Fonds mondial pour la nature (Wwf) vient d’adopter de nouvelles procédures de contrôle pour éviter que certains de ses salariés ne soustraient ses fonds.

Sources : Afp

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Cameroun : La corruption touche aussi les Ong

Détournements, surfacturations, dépenses aux motivations floues recensés.

Au Cameroun, épinglé comme un des pays les plus corrompus au monde, la corruption gangrène également Ong et associations de la société civile dont certaines se posent pourtant en chantres de la transparence. A l’instar de fonctionnaires profitant de leur position pour s’enrichir, beaucoup de membres d’organisations non gouvernementales s’attachent à capter des fonds pour leur propre compte, selon le professeur néerlandais Michel van Hulten, qui fut pendant un an l’expert d’un programme national anti-corruption. Or, à la différence des acteurs étatiques, ces organisations ont "la prétention d’être honnêtes", souligne-t-il. Beaucoup d’Ong passent l’essentiel de leur temps de réunion à discuter des "per diem" à reverser à leurs membres à la fin de chacune de leurs séances de travail, déplore le responsable d’une organisation camerounaise qui a requis l’anonymat. Selon M. van Hulten, certains représentants de la société civile participent également aux séminaires, ateliers ou sessions de formation de bailleurs de fonds seulement pour toucher de l’argent, les per diem versés à ces occasions étant "relativement élevés par rapport aux salaires locaux".

L’Etat lui-même remet entre 380 et 760 euros aux personnes ayant assisté aux réunions de comités "multipartites" qu’il a mis en place et où siège la société civile. Rares sont les Ong qui les déclinent, regrette-t-il. Les représentants de la quasi-totalité de la dizaine d’Ong représentées au comité de suivi de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Eiti), à laquelle l’Etat a adhéré et qui vise à assurer que les revenus du pétrole contribuent au développement des pays producteurs, empochent ainsi chacun 380 euros de per diem à chaque réunion mensuelle. Plusieurs ont même réclamé le double. Avec un tel montant, équivalent au salaire d’un enseignant, "on ne peut pas être honnête dans ses jugements", estime M. van Hulten. "C’est de la corruption. Si c’était reversé dans la caisse des Ong concernées, pourquoi pas? Mais ce n’est pas le cas".

Ethique
Transparency International, membre du comité Eiti et un des pourfendeurs de la corruption, n’est pas du même avis: cette somme "n’a jamais été donnée pour orienter quoi que ce soit. C’est un défraiement pour le temps passé en réunion", assure son directeur, Léopold Nzeusseu. En outre, "c’est budgétisé. Si on ne le prend pas, ça va aller dans la poche des fonctionnaires. (…) Et puis, ça résout le problème de l’absentéisme: on ne vient pas pour rien", soutient-il. Les détournements des fonds des organisations par certains de leurs membres sont par ailleurs courants, ont confié à l’Afp des bailleurs de fonds occidentaux. Absence de justificatifs, objets des dépenses différentes de ceux prévus par le projet budgétaire, surfacturations font partie de la panoplie des malversations souvent constatées. Les sommes détournées peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros.

Un manque d’éthique que M. Nzeusseu de Transparency international-Cameroun attribue notamment à l’appât du gain. Certaines Ong sont créées par des fonctionnaires qui veulent profiter de "possibilités de financements" dont ils ont eu connaissance, dit-il. Les malversations n’épargnent pas des associations de lutte contre la corruption elles-mêmes, mais aussi des Ong internationales installées au Cameroun, d’après plusieurs sources.
L’antenne camerounaise du Fonds mondial pour la nature (Wwf) vient d’adopter de nouvelles procédures de contrôle pour éviter que certains de ses salariés ne soustraient ses fonds.

Sources : Afp

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Détournements, surfacturations, dépenses aux motivations floues recensés.

Au Cameroun, épinglé comme un des pays les plus corrompus au monde, la corruption gangrène également Ong et associations de la société civile dont certaines se posent pourtant en chantres de la transparence. A l’instar de fonctionnaires profitant de leur position pour s’enrichir, beaucoup de membres d’organisations non gouvernementales s’attachent à capter des fonds pour leur propre compte, selon le professeur néerlandais Michel van Hulten, qui fut pendant un an l’expert d’un programme national anti-corruption. Or, à la différence des acteurs étatiques, ces organisations ont "la prétention d’être honnêtes", souligne-t-il. Beaucoup d’Ong passent l’essentiel de leur temps de réunion à discuter des "per diem" à reverser à leurs membres à la fin de chacune de leurs séances de travail, déplore le responsable d’une organisation camerounaise qui a requis l’anonymat. Selon M. van Hulten, certains représentants de la société civile participent également aux séminaires, ateliers ou sessions de formation de bailleurs de fonds seulement pour toucher de l’argent, les per diem versés à ces occasions étant "relativement élevés par rapport aux salaires locaux".

L’Etat lui-même remet entre 380 et 760 euros aux personnes ayant assisté aux réunions de comités "multipartites" qu’il a mis en place et où siège la société civile. Rares sont les Ong qui les déclinent, regrette-t-il. Les représentants de la quasi-totalité de la dizaine d’Ong représentées au comité de suivi de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Eiti), à laquelle l’Etat a adhéré et qui vise à assurer que les revenus du pétrole contribuent au développement des pays producteurs, empochent ainsi chacun 380 euros de per diem à chaque réunion mensuelle. Plusieurs ont même réclamé le double. Avec un tel montant, équivalent au salaire d’un enseignant, "on ne peut pas être honnête dans ses jugements", estime M. van Hulten. "C’est de la corruption. Si c’était reversé dans la caisse des Ong concernées, pourquoi pas? Mais ce n’est pas le cas".

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Transparency International, membre du comité Eiti et un des pourfendeurs de la corruption, n’est pas du même avis: cette somme "n’a jamais été donnée pour orienter quoi que ce soit. C’est un défraiement pour le temps passé en réunion", assure son directeur, Léopold Nzeusseu. En outre, "c’est budgétisé. Si on ne le prend pas, ça va aller dans la poche des fonctionnaires. (…) Et puis, ça résout le problème de l’absentéisme: on ne vient pas pour rien", soutient-il. Les détournements des fonds des organisations par certains de leurs membres sont par ailleurs courants, ont confié à l’Afp des bailleurs de fonds occidentaux. Absence de justificatifs, objets des dépenses différentes de ceux prévus par le projet budgétaire, surfacturations font partie de la panoplie des malversations souvent constatées. Les sommes détournées peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros.

Un manque d’éthique que M. Nzeusseu de Transparency international-Cameroun attribue notamment à l’appât du gain. Certaines Ong sont créées par des fonctionnaires qui veulent profiter de "possibilités de financements" dont ils ont eu connaissance, dit-il. Les malversations n’épargnent pas des associations de lutte contre la corruption elles-mêmes, mais aussi des Ong internationales installées au Cameroun, d’après plusieurs sources.
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Au Cameroun, épinglé comme un des pays les plus corrompus au monde, la corruption gangrène également Ong et associations de la société civile dont certaines se posent pourtant en chantres de la transparence. A l’instar de fonctionnaires profitant de leur position pour s’enrichir, beaucoup de membres d’organisations non gouvernementales s’attachent à capter des fonds pour leur propre compte, selon le professeur néerlandais Michel van Hulten, qui fut pendant un an l’expert d’un programme national anti-corruption. Or, à la différence des acteurs étatiques, ces organisations ont "la prétention d’être honnêtes", souligne-t-il. Beaucoup d’Ong passent l’essentiel de leur temps de réunion à discuter des "per diem" à reverser à leurs membres à la fin de chacune de leurs séances de travail, déplore le responsable d’une organisation camerounaise qui a requis l’anonymat. Selon M. van Hulten, certains représentants de la société civile participent également aux séminaires, ateliers ou sessions de formation de bailleurs de fonds seulement pour toucher de l’argent, les per diem versés à ces occasions étant "relativement élevés par rapport aux salaires locaux".

L’Etat lui-même remet entre 380 et 760 euros aux personnes ayant assisté aux réunions de comités "multipartites" qu’il a mis en place et où siège la société civile. Rares sont les Ong qui les déclinent, regrette-t-il. Les représentants de la quasi-totalité de la dizaine d’Ong représentées au comité de suivi de l’Initiative pour la transparence des industries extractives (Eiti), à laquelle l’Etat a adhéré et qui vise à assurer que les revenus du pétrole contribuent au développement des pays producteurs, empochent ainsi chacun 380 euros de per diem à chaque réunion mensuelle. Plusieurs ont même réclamé le double. Avec un tel montant, équivalent au salaire d’un enseignant, "on ne peut pas être honnête dans ses jugements", estime M. van Hulten. "C’est de la corruption. Si c’était reversé dans la caisse des Ong concernées, pourquoi pas? Mais ce n’est pas le cas".

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Transparency International, membre du comité Eiti et un des pourfendeurs de la corruption, n’est pas du même avis: cette somme "n’a jamais été donnée pour orienter quoi que ce soit. C’est un défraiement pour le temps passé en réunion", assure son directeur, Léopold Nzeusseu. En outre, "c’est budgétisé. Si on ne le prend pas, ça va aller dans la poche des fonctionnaires. (…) Et puis, ça résout le problème de l’absentéisme: on ne vient pas pour rien", soutient-il. Les détournements des fonds des organisations par certains de leurs membres sont par ailleurs courants, ont confié à l’Afp des bailleurs de fonds occidentaux. Absence de justificatifs, objets des dépenses différentes de ceux prévus par le projet budgétaire, surfacturations font partie de la panoplie des malversations souvent constatées. Les sommes détournées peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros.

Un manque d’éthique que M. Nzeusseu de Transparency international-Cameroun attribue notamment à l’appât du gain. Certaines Ong sont créées par des fonctionnaires qui veulent profiter de "possibilités de financements" dont ils ont eu connaissance, dit-il. Les malversations n’épargnent pas des associations de lutte contre la corruption elles-mêmes, mais aussi des Ong internationales installées au Cameroun, d’après plusieurs sources.
L’antenne camerounaise du Fonds mondial pour la nature (Wwf) vient d’adopter de nouvelles procédures de contrôle pour éviter que certains de ses salariés ne soustraient ses fonds.

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Un dictionnaire qui parle Bassa

Un auteur vient de commettre un dictionnaire traduit du français pour en faciliter l’apprentissage. –
 
Jean Climaque Pout vient de mettre à la disposition du grand public, un dictionnaire traduit du français en langue bassa. Cette langue pratiquée par des habitants des provinces du Littoral et du Centre et parlée au Cameroun dans cinq arrondissements. "Dictionnaire Français-Basaa" comme il est intitulé, est un glossaire qui traduit en langue bassa, les 4000 mots les plus utilisés par son peuple. Ce premier travail n’est pas celui d’un professionnel, mais tout simplement celui d’un originaire de cette tribu. L’auteur, Jean Climaque Pout, unique maître d’oeuvre veut, dans un premier temps, aider les membres de cette grande famille qui n’ont pas eu l’opportunité d’apprendre à parler la langue de leurs parents, à se débrouiller pour s’exprimer quand ils sont au village. Deuxièmement, il propose que ça soit un document de travail pour les professionnels qui tenteraient d’écrire un dictionnaire consistant. Par ailleurs, ce dictionnaire pourrait aussi aider d’autres personnes qui souhaitent s’initier à ce parler bantou.

Ce document de 147 pages est mis en vente au prix de 3.000 francs Cfa, depuis le mois de mai dernier à la librairie de la Gare, située à la gare de Ndokoti, dans la métropole économique. Selon le propriétaire de ladite librairie, "notre librairie a été sollicitée par l’auteur parce qu’elle est située en plein cœur de ce peuple. Malheureusement, compte tenu de son stock limité puisque c’est son premier travail, nous sommes les seuls pour l’instant à les mettre à la disposition du public ", confie t-il. Contrairement aux autres dictionnaires, son contenu est varié. Jean Climaque Pout commence son œuvre par l’alphabet de la langue Bassa "pour permettre à tous les apprenants de se familiariser avec les lettres qui constituent leur langue".

Cet alphabet comporte vingt quatre lettres. Ensuite, il transcrit quelques caractères phonétiques, ceci à travers les terminaisons, la tonalité, le pluriel et le singulier des mots. Enfin, entre les pages, il enseigne les débutants sur certains animaux de la forêt équatoriale, bois précieux, les champignons, la géométrie, les jours de la semaine, les douze mois de l’année, les nombres etc.
L’auteur tire son inspiration du dictionnaire " Bassa-français " des auteurs Pierre Lemb et François de Gastines et de la bible en langue Basaa. Pour compléter son travail de recherche, il a collaboré avec certains notables de certains cantons. Jean Climaque Pout s’est aussi inspiré de quelques textes du professeur Bot Banjock sur la transcription scientifique moderne basée sur l’alphabet international  transcription scientifique moderne basée sur l’alphabet international

Sandrine Tonlio, Mutations

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